My Items

I'm a title. ​Click here to edit me.

Sélection de podcasts pour enfants : Journée du conte de fées

Saviez-vous qu'aujourd'hui c'est la journée nationale du conte de fées ? Le Larousse définit le conte de fées comme un récit, en général assez court, de faits imaginaires. Je trouve qu'il manque certaines choses à cette définition (oui, oui, je corrige le Larousse, j'ose !). Pour moi, un conte de fées est merveilleux, il fait appel au fantastique, et transmet des traditions, ou des histoires issues du fameux "folklore populaire". Pour célébrer cette journée, j'ai fait appel aux abonnés du compte instagram de Génération Podcast et je vous ai préparé une sélection de podcasts de contes à écouter avec vos enfants : c'est parti ! SOS Super Maman Une recommandation de Marine Baousson Ce podcast qui se définit comme "le SAV des parents désemparés et enfants à croquer" est drôle et captivant. Feel good assuré ! Une à deux fois par semaine, celle qui est connue sur les réseaux comme One Maman Show propose un nouvel épisode court (moins de 10 minutes). C'est coloré, les bruitages sont faits maison avec des jouets (brillant, je vous dis !) et les chansons sont juste géniales. Les p'tites histoires Une recommandation de moi-même, Anne-Fleur :D Les P'tites Histoires c'est le podcast d'histoires pour les 6-10 ans. Tous les mardis, Mathieu Genelle leur raconte des histoires courtes (2-3 minutes) et tous les jeudis, une histoire plus longue (10-15 minutes). Déjà près de 200 sont déjà disponibles ! Du sound design aux histoires en elles-mêmes : tout est canon ! Envolées contées Une recommandation de Laetitia Envolées contées c'est un nouveau podcast, issue du confinement et sorti à la fin 2020. Ce podcast a pour objectif d'aider les enfants à rêver, imaginer ou même s'évader, alors qu'ils sont confinés. Les épisodes durent entre 5 et 10 minutes. Pour les 3-10 ans, ces histoires sonores m'ont fait voyager : pari réussi ! Une histoire et ... Oli Une recommandation de Dorothée Il s'agit d'une série audio créée par France Inter, proposant des contes pour les 5-7 ans. Les histoires sont racontées par des voix que les plus grands connaissent parmi lesquelles Delphine de Vigan, Guillaume Meurice, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosney ou encore Claude Ponti. Les épisodes durent environ 10 minutes. Encore une histoire Une recommandation de Laetitia, Nadia et Marie On y raconte les histoires des livres jeunesse mais aussi des créations originales. Les épisodes durent entre 5 et 10 minutes. Un podcast produit par Benjamin Muller, interprété par Céline Kallmann et réalisé par Alexandre Ferreira. L'école des loisirs Une recommandation de Sophie et Laetitia Cette production de Paradiso est une pépite. On y raconte les histoires intemporelles de ces livres que je dévorais étant petite : les histoires de l'école des loisirs. Les épisodes durent entre 5 et 10 minutes en général. L'accès se fait sur abonnement (payant). Les histoires de Millie D Une recommandation de Sylvaine Vos enfants ont 1000 questions ? Ça tombe bien. La fée Millie D de ce podcast Suisse, elle aussi, très curieuse et embarque vos enfants à la découverte de la Suisse tout en répondant à leurs questions. Environ 10 minutes, tous les dimanches. Divertissant et éducatif ! Voilà pour ce petit tour d'horizon ! Et vous, vous avez des recommandations à partager ? Direction ce post pour me partager vos suggestions en commentaires ! Génération Podcast c'est le podcast qui t'en recommande d'autres et fait passer les podcasteur.euse.s qui m'inspirent de l'autre côté du micro. Un nouvel épisode sort tous les dimanches ! Voici le dernier épisode ci-dessous.

De l'autre côté du micro avec Fabrice Florent (Histoires de darons, de mecs, de succès)

Tous les 15 jours, j'invite un ou une podcasteur.euse de talent, connu ou moins connu, pour découvrir ce qui l'a inspiré à se lancer, son quotidien de créateur (ou créatrice) de podcasts, ce qu'il ou elle écoute, et ainsi le ou la faire passer de l'autre côté du micro. Aujourd'hui, je te présente Fabrice Florent, aka FabFlo. Fabrice est le créateur de 2 podcasts Histoires de Darons et Histoires de Succès et le co-créateur de Histoires de Mecs, feu Boys Club. Mais si le nom de Fabrice te dit quelque chose, c'est peut-être également car il a créé l'un des tous premiers médias en ligne féministe, le magazine Mad'moizelle, qu'il appelle "Mad" dans l'épisode. Avec Fabrice, nous revenons sur son attrait pour les podcasts, et sur les tous premiers podcasts auxquels il a adhéré dès 2013 et sur la démarche fondamentalement féministe qui l'a mené y a une dizaine d'années à écrire un bouquin sur la première grossesse de la mère de ses enfants, puis à créer Histoires de Darons en 2017. On discute aussi de sujets polémiques comme "pour ou contre filmer les podcasts", et enfin Fabrice partage des conseils pour lancer son propre podcast. Petit disclaimer : au bout d'environ 15 minutes, un invité surprise a débarqué sur mes genoux jusqu'à la fin de notre entretien. Il s'appelle Felix, il a deux ans et est très sympa. Normalement, cela ne pose pas de problème dans l'épisode mais si vous voulez rigoler un peu, je vous ai mis quelques moments coupés au montage après le générique de fin, avec les bloopers que je vous partage toutes les semaines. Allez, installez-vous confortablement, je vous (re) présente Fabrice Florent. Fabrice écoute des podcasts depuis 2013 ! Et il a une culture podcastique assez incroyable. Alors voici sa liste de podcasts : du premier écouté au dernier qu'il a bingé, il nous dit tout ! Le tout premier podcast qu'il a écouté : Le Donjon de Naheulbeuk, les premiers mp3 des récits d'aventure Les premiers 'vrais' podcasts qu'il a écouté : Studio 404 de qualiteR et Les invités de mes invités sont mes invités par Navo Deux épisodes chouchou de Histoires de Darons : Bernard, 70 ans, Mon daron, et ses 40 ans de paternité (son papa) et Barthélémy, papa à 22 ans avec une inconnue thaïlandaise L'épisode qui l'a profondément marqué : La délicatesse des gang bangs de Anouk Perry Le podcast dont il ne manque pas un épisode : Laisse moi kiffer par Mad'moizelle Le dernier podcast qu'il a écouté : 100 VDB par minute Le dernier podcast qu'il a bingé : Qui est Miss Paddle par Judith Duportail pour Pavillon Sonore Écoute l'épisode avec Fabrice Florent juste ici. Crédit photo : Chloé Vollmer-Lo Anne-Fleur Andrle : Salut, comment ça va? Fabrice Florent : Ça va très bien, écoute. Merci de te lever aussi tôt pour moi, c’est sympa. Anne-Fleur Andrle : Avec grand plaisir. Merci en tout cas d'avoir accepté mon invitation à venir me parler un peu de l’autre côté du micro. Est-ce que tu pourrais me décrire, là tout de suite d’où tu me parles? Fabrice Florent : Je te parle depuis mon appartement, dans le 20e arrondissement à Paris où je suis devant mon ordinateur et dans mon bureau où je passe le plus clair de mon temps, entre ici et le canapé à 3 mètres. Anne-Fleur Andrle : Est-ce que tu pourrais te prêter au jeu des présentations? Me dire ce que tu fais dans la vie? J'ai une bonne idée de ce que t'as fait dans la vie mais moins de ce que tu fais aujourd’hui. Fabrice Florent : Je suis papa parce que je pense que c'est un truc que les mecs ne disent pas assez, d'une manière générale. Je suis papa de 2 filles qui commencent à devenir immenses, qui ont 15 et 13 ans. Ce que j'ai fait, en fait, c'est que j’ai monté ce magazine qui s'appelle « MadmoiZelle.com » en 2005, donc il y a un bail maintenant, qui était, enfin qui est toujours, un magazine que j'ai lancé à l'époque comme un magazine féministe et progressiste à l'époque où ce n’était pas aussi cool d'être féministe qu’aujourd’hui. D'ailleurs, je ne l'avais pas appelé féministe à l'époque parce que je ne savais même pas trop ce que le terme voulait dire. C'est venu un peu plus tard vers 2009, 2010. J'ai fait ça pendant 15 ans, beaucoup de travail, beaucoup de prises de tête. En fait, c'était un magazine autofinancé et monter un média sur le web ce n’était pas forcément évident mais alors réussir à faire vivre un magazine web de cette envergure là parce qu'il y avait, quand j'ai quitté, 25 personnes, quand même, qui étaient salariées à plein temps, en étant autofinancé c'est une autre paire de manche. C'était vraiment une magnifique aventure que j'ai décidé d'arrêter et de quitter en fait. Pas arrêter l'aventure parce que c'était pas du tout mon objectif, mon objectif c'était que le magazine perdure après moi. Je l'ai revendu à ce groupe qui s'appelle Humanoïde en juillet dernier, pour faire je ne sais pas quoi. Je ne m'imaginais pas rester dans le projet au sein d'un groupe un peu plus grand ou même d'un groupe pas très grand comme celui d’Humanoïde moi mon idée c'était le jour où je le revends, il faut que je le quitte pour faire autre chose, c'était vraiment mon objectif. En fait, je suis content parce que je crois que j'ai réussi à trouver le bon revendeur, c’était un vrai truc compliqué à faire. L'autre truc dont je suis content, c'est qu’ils ont accepté de racheter le magazine sans moi. Anne-Fleur Andrle : Souvent, ils te demandent de rester au moins un an pour la transition. Fabrice Florent : Au moins un an, en général c'est plutôt 2 ou 3 et en fait moi, vraiment, je sentais que j'avais fait le tour et qu’il était temps de passer à autre chose dans ma life donc ils ont accepté ça aussi et je suis, aussi, fier de ce que j'ai pu accomplir, on va dire ces 2, 3 dernières années parce que j'ai réussi à faire en sorte que le magazine ne repose plus uniquement sur moi et de réussir à faire monter les N-1 en compétences au fur à mesure, d'accentuer cet aspect-là pour que le magazine n’ait plus besoin de moi pour subsister. Quand j'ai quitté le magazine, le seul truc que j'avais en tête c'était de continuer à faire mes podcasts. Donc à l'époque, j'en avais 2 que je faisais déjà depuis quelques temps. « Histoires de Darons » je l'ai lancé en 2017 pour retrouver un projet. Je commençais un peu à tirer la langue en fait à l'époque, en tant que boss de MadmoiZelle, c'était déjà un peu compliqué. Je m'en suis rendu compte vraiment, après coup. J’ai tellement été habitué, quand t'es patron, à baisser la tête et de rentrer dans les obstacles que tu ne fais pas forcément toujours gaffe à ta propre santé mentale et moi je sais que j'étais déjà dans le dur à l'époque et donc je cherchais un projet où j'aurais pu décider tout seul, le lancer tout seul, avoir une idée le matin… En fait, un peu comme quand j'ai démarré Mad, c'était vraiment une toute petite équipe et en fait je pouvais décider d'un truc le soir, le développer pendant la nuit, le lancer le lendemain matin. C'est sûr quand tu es une boite de 25, tu ne peux plus faire ça. Tu ne vas pas te pointer en disant « coucou les gens, bienvenue j'ai tout changé le site », ça ne se fait pas donc je recherchais à retrouver un projet ou je pourrais être seul aux commandes et de pouvoir mettre les mains dans le cambouis… Anne-Fleur Andrle : Tu voulais revenir aux racines de l'entreprenariat. Fabrice Florent : Oui c’est ça, en tout cas, aux racines de l'entreprenariat telle que j'ai monté ma boîte. J'aime beaucoup l’idée artisanale dans laquelle j'ai monté MadmoiZelle et c'est sûr que c'est plus compliqué de faire de l'artisanal à 25 que quand tu es tout seul mais effectivement je voulais retrouver un truc où j'étais le seul décideur bon même si chez Mad j'étais décideur bien sûr à la fin parce que quoi qu'il arrive j’étais le boss mais où j'étais le seul décideur et ou je pouvais refaire des trucs tout seul. En fait, j'ai commencé, à lancer ce podcast, à côté de mon de mon job de boss, pour donner la parole à des pères parce que c'est un truc qui me touche beaucoup depuis quelques années, enfin depuis que je suis père en fait, globalement. J'avais lancé ce blog à l'époque de la première grossesse de mon ex-femme. Je me suis dit, il va se passer des trucs bizarres pendant cette grossesse, il faut que j'écrive quelque part et j'étais en même temps en train de lancer MadmoiZelle donc c'était une période assez créative et créatrice. De fil en aiguille, c'est devenu un livre. C'était pas du tout prévu à la base, moi je voulais juste compiler les textes de blog, les imprimer et les offrir à ma femme le jour de l'accouchement en lui disant : « Tiens, tu as quelques jours à la maternité, ça te ferait marrer de voir un petit peu ce qui s'est passé dans ma tête pendant tout ce temps-là ». En fait, de fil en aiguille elle m'avait fait promettre de ne pas les lire en échange que j'envoie ce que j'avais écrit à un éditeur, idée saugrenue parce que moi je n’avais jamais eu dans l'idée de publier un livre dans ma vie. J'ai fini par faire ça et en fait je suis tombé sur une directrice éditoriale qui sortait de grossesse et à l'époque il n’y avait pas beaucoup de pères qui se livraient sur internet. Moi j'avais décidé de garder l'anonymat sur ce projet-là, je ne voulais pas le mêler à MadmoiZelle d'une manière ou d'une autre donc j'étais très libre d'écrire ce que je voulais écrire et au final l'éditeur m'a proposé de signer un deal avant même que le livre soit fini, avant même que ma fille naisse. C'était bizarre, une histoire assez folle, en fait, quand j'y repense sur le moment, je n’ai pas vraiment calculé ce qui était en train de se passer pour moi, c'était normal. Quand je vois à quel point le livre a eu un franc succès, c’était vraiment une chouette aventure. Anne-Fleur Andrle : Comment il s'appelle le bouquin? Fabrice Florent : Il s'appelle « Futur papa » l'édition originale est sortie en 2007 mais il n’est plus dispo. J'ai racheté les droits et donc il est encore disponible çà et là. En vrai, je ne l’ai jamais lu et je pense qu'il a un peu mal vieilli parce que tu vois, je ne suis pas sûr que je réécrirai tout ce que j'avais écrit à l'époque. Aujourd’hui, j'ai évolué sur tellement de choses. En tout cas, ce que je raconte c'est vraiment ce qui s'est passé parce que je n’ai pas voulu du tout le relire parce que je savais pertinemment que ce que j'avais pu écrire au début de la grossesse, 9 mois plus tard, ça serait un peu ridicule alors qu’à l'époque c'était des vrais trucs que je ressentais, des peurs, des doutes que tu finis par surpasser, par combler, par gérer de plein d'autres façons. Ce qui est marrant c'est qu’après ce bouquin, j'ai reçu plein de mails de père qui me disaient « Merci de dire tout haut ce que je pense tout bas ». Je me suis rendu compte au fil de l'eau que les mecs, non seulement ils ne parlaient pas mais en fait on ne leur offre pas forcément non plus de tribune pour parler. D'une manière générale, les mecs parlent beaucoup dans cette société mais, en tout cas, pas pour parler de trucs qui comptent, c'est à dire de leurs émotions, de ces moments-là particuliers dans la vie d'un mec qui est « OK, je vais devenir père. Qu'est-ce qui va se passer? » ça n’existait pas des masses. Donc je me suis dit : « Let's Go, lance ton podcast ». J'ai utilisé Verino comme cobaye qui est un humoriste, qui est devenu très connu après en France. Il l’était déjà un peu, il avait déjà sa petite notoriété mais on avait un peu parlé de paternité avec lui et je lui avais dit « écoute ça me ferait plaisir que tu viennes parler ». Ce premier épisode était canon vraiment, j'en étais très fier, pas forcément de la façon dont j'ai mené l'interview mais de tout ce qu’il me racontait. Je me suis dit : « ok il y a sans doute un truc à creuser ». Donc, voilà, je me suis lancé là-dedans et j'en sors un tous les 15 jours depuis septembre 2017, donc il commence à y avoir pas mal d'épisodes. Anne-Fleur Andrle : Et puis septembre 2017, c'est les tous premiers podcasts qui cartonnent en France, aussi, non? Fabrice Florent : Chez MadmoiZelle, on en faisait déjà pas mal. La première occasion d’avoir fait des podcasts chez MademoiZelle, c'était cette émission en live qui s'appelait « L'émifion » avec Navie et Sophie-Marie Larrouy qui était une émission sur le sexe. En fait, on le diffusait en live à l'époque, pas sur Twitch mais sur YouTube, deux mardis soirs par mois. Ça cartonnait et je m'étais dit ok en fait il y a cette plateforme qui existe, qu’on n’utilise pas trop mais je te parle de ça, c'était en 2013, 2014. Je m'étais dit que ça serait bien d'utiliser le podcast pour en faire un replay parce que quoi qu'il arrive, ce live qu'on sortait en vidéo, il était très écoutable en podcast, en audio seul. Donc on a commencé par là et au fil de l'eau, Louise Pétrouchka, qui est devenue, aujourd'hui une figure de la scène podcast en France, je lui ai demandée, à l'époque, si c'était okay de produire des podcasts fait maison chez MadmoiZelle. Ça faisait quand même un an qu'on en produisait très régulièrement. Anne-Fleur Andrle : Vous avez dû être parmi les premiers quand même en France. Est-ce que tu te souviens, du coup, du tout premier podcast que toi t'as écouté, qui t'a plu, où tu t'es dit c'est un média que j'ai envie de consommer. Fabrice Florent : Je pense que l'un des tous premiers podcasts que j'ai écouté, c'est à dire avant, tu vois t'avais le fameux « Donjon de Naheulbeuk » qui n’était pas un podcast, qui était juste en MP 3 sur un site que t'écoutais sur ton ordinateur. Ceci dit, aujourd’hui, ça pourrait être un podcast mais c'était juste que tu ne le consommais pas de la même façon, tu ne le consommais pas sur ton smartphone. J'ai écouté pas mal de fichiers MP 3 comme ça, où je me disais que le format audio c’était intéressant mais d'un autre côté on était dans une société qui était vraiment trustée par l'image, à fond. Youtube était en train d'exploser à l'époque. C'est compliqué comme question après comme podcast, je pense que le vrai, l'un des premiers trucs qui m'a fait kiffer, c’était d’écouter le studio 404. Je ne sais pas si tu connais ce podcast avec équipe « Qualiter » qui était une émission, genre sur le numérique. Ils faisaient ça je pense 2 fois par semaine. Sociétal et numérique, il y avait des chroniqueurs et ils prenaient la parole à tour de rôle et à chaque fois il y avait des débats, enfin c'était vraiment très cool. Après, il y avait Navo aussi, qui, je pense vers 2013, 2014, avait fait des podcasts avant que ce soit cool aussi. Navo qui est le coauteur de Kyan (Khojandi) notamment. Il avait acheté tout un tas de matos qu'il a dû utiliser, je pense, 5 fois et puis après il n’en a plus jamais fait. Mais vraiment il avait acheté un matos fou. Il avait un podcast que j'écoutais beaucoup, il s'appelait « les invités de mon invité sont mes invités » où il invitait quelqu'un et cette personne amenait d'autres invités. Ça fait partie des premiers trucs où je me suis dit « OK c'est cool ». En fait, d'une manière générale, moi je faisais déjà beaucoup d'interviews sur MademoiZelle, en vidéo, sur youtube, à l'époque. En fait, le format interview, le format discussion, c'est toujours un truc qui m'a beaucoup plu. Anne-Fleur Andrle : Cool, et c'est vrai que je suis toujours assez impressionnée quand j'écoute tes épisodes. Du coup, on a parlé un petit peu de « Histoires de Darons ». Chronologiquement, comment est-ce que t'es arrivé à créer les 2 autres donc « Histoires de mecs » et « Histoires de succès » et j'aimerais bien en fait comprendre un peu ton cheminement. Quels sont tes objectifs avec ces 3 podcasts? Qu'est-ce que t'essayes de communiquer vraiment à tes auditeurs? Finalement, est-ce que ce sont les mêmes personnes qui écoutent ces 3 formats ou est-ce que tu as 3 audiences différentes? Fabrice Florent : Je vais faire ce qu’en général tous les invités font quand tu poses plusieurs questions, c'est que tu réponds toujours à la dernière. Je ne sais pas, c'est à dire que je pense que j'ai des gens qui m'écrivent en me disant qu’ils écoutent les 3. J'ai des gens qui me disent qu’ils écoutent juste « Histoires de Darons » ou alors qu'ils écoutent « Histoires de succès » mais « Histoires de Darons » ils n’y arrivent pas, la masculinité ne les intéresse pas donc ils n’écoutent pas « Histoires de mecs ». Je t'avoue que c'est l'un des trucs, aujourd’hui, qui fait aussi le charme du podcast, c'est que les analytics, d'une manière générale, et les stats, ne sont pas vraiment au top du game. C'est, à la fois cool et en même temps ça permet à plein de cowboys de raconter n'importe quoi sur leurs audiences mais là c'est bien parce que j'ai l'impression que le marché est en train de se structurer par rapport à ça. Moi c'est un truc que j'ai beaucoup subi sur MadmoiZelle d'une manière générale, par rapport au marché de la pub, notamment, c'est qu’à l'époque les gens racontaient tout et n'importe quoi sur leurs audiences, au tout début, avant que Nielsen arrive ou avant que NetRatings arrive, etc. Après, ces trucs-là sont sortis et tu te rends compte que tu peux acheter des visites, tu peux acheter des clics, tu peux acheter tes trucs et moi c'est toujours un truc qui m'a assez fasciné, je ne comprends pas. Enfin, si, d’un point de vue business, je comprends l'intérêt de faire ça parce que ça permet de pouvoir ramener des campagnes de pub mais moi je n’ai jamais voulu tricher dans quoi que ce soit. Je préfère juste être honnête avec moi-même, avec l'audience que je fais, je trouve que ça ne sert à rien, d'autant plus que l'audience de mes podcasts marchent suffisamment bien aujourd'hui pour que je puisse en vivre donc à quoi ça sert d'aller chercher plus haut quoi? Après, pour te répondre sur ta question de la chronologie, c'est à dire qu’une fois qu’Histoires de Darons est sorti, chez MademoiZelle, j'ai beaucoup formé les équipes et en fait pendant toute une période c'est moi qui faisais les interviews sur YouTube qui sont en vidéo ou je ne suis pas face Cam. Je suis juste derrière la caméra et mon invité est face à la caméra et en fait au fil de l'eau, j'ai commencé à former les équipes à interviewer à leur faire des retours sur leurs interviews, à les laisser aller faire et en fait de fil en aiguille je me suis rendu compte qu’il y avait de plus en plus de monde qui était capable de faire des interviews et après elles se formaient entre elles donc en plus ça marchait très bien au sein des équipes. Je me suis retrouvé à ne plus jamais faire d’interview parce que toutes les interviews cools et les invités cools qui passaient par chez MadmoiZelle, elles les prenaient. Et en fait, moi, d'un autre côté, super cool aussi qu’il y ait des voix féminines derrière MadmoiZelle mais je finissais par ne plus faire aucune interview. Et un peu comme je te disais, j'étais, moi-même, un peu en souffrance et j'avais un peu du mal à vivre le quotidien. J'avais plus aucune zone de plaisir, en fait, c'est à dire que pour moi ces interviews, c’étaient vraiment des bulles d'air. Alors, Je me suis dit « En fait, arrête de t'emmerder, créer ton propre podcast d’interview et fais-le à côté de MadmoiZelle ». Et si le podcast peut être relayé sur MadmoiZelle parce que l'interview peut plaire au public de MadmoiZelle tant mieux, sinon, interview juste les gens que t’as envie d’interviewer quoi. C'est pour ça que j'ai fait « Histoires de succès ». Il y avait un autre truc aussi, l’un des trucs frustrants à la fin chez MademoiZelle, c'est que je faisais en sorte de mettre en avant des jeunes femmes parce que c’était un peu l'objectif aussi donc forcément parfois je passais à côté d'artistes que j'aurais bien aimé interviewer mais on préférait mettre la priorité sur les meufs. Donc je me suis dit c'est cool si tu peux récupérer un podcast où tu peux venir parler de plein de sujets qui t'intéressent toi sans pour autant être dans MadmoiZelle, c'est venu comme ça. J'avais, en plus, en tête à l'époque de commencer à vendre Mad d'une manière ou d'une autre, en tout cas, je commençais à avoir les premiers contacts et je m'étais dit que ça serait pour moi l'occasion de continuer à faire ça. Anne-Fleur Andrle : Okay, donc du coup tu me racontais pour « Histoire de succès » et comment est-ce que tu en es arrivé à créer « Histoires de mecs » ? Alors, je trouve ça vachement intéressant le concept de parler de sa masculinité et est-ce que tu connais les discussions qu’un acteur américain à lancer sur ce sujet, Justin Baldoni, ça te dit quelque chose ? Fabrice Florent : Bien sûr, c'est comme ça que j'ai commencé à réfléchir à ce sujet, il a fait un livre sur ce sujet qui a cartonné où justement il parle de ça, de son rapport à la masculinité. Mais il faut rendre à Mymy ce qui lui appartient, c'est à dire que globalement ce n’est pas moi qui ai lancé « Histoires de mecs » qui à l'époque s'appelait « The boys club » sur MadmoiZelle. C'est un podcast qu’on a lancé quelques mois après « Histoires de Darons » où Mymy, c'est un truc qu'elle avait en tête depuis longtemps, elle bossait sur la rubrique masculinité de MadmoiZelle depuis 2013, 2014 donc en amont de toutes ces questions où, notamment, il y avait une vidéo d’un mec qui racontait qu’il s'était fait violer. C’étaient vraiment des sujets durs et elle a beaucoup bossé là-dessus. Comme elle le dit au début du tout premier épisode, en gros, les mecs j'ai attendu très longtemps que vous sortiez un podcast pour parler de vos problèmes à vous, apparemment, comme aucun d'entre vous ne le fait, je vais finir par le faire. Il s'avère que j'ai coanimé ce podcast pendant plusieurs années pour une raison simple en fait c'est que quand on a un peu testé auprès des premiers invités qu’on voulait avoir, l'idée de parler de masculinité, la plupart lui ont dit écoute nous on veut bien venir parler de ce sujet-là mais, en revanche, d'avoir une discussion en tête-à-tête avec juste une femme, c'est relou donc ça serait bien qu’il y ait un mec dans le Game. Moi je ne voulais pas du tout intervenir là-dedans, Mymy a fini par me dire « viens on va co-animer ensemble ». Elle a fait ça pendant 2 ans avant de le mettre en pause fin 2019 ou début 2020 parce qu’elle avait un peu fait le tour et moi j'avais d'autres chats à fouetter à l'époque, justement, gérer MadmoiZelle. Je ne voulais pas me rajouter un podcast en plus parce que, l'air de rien, j'en sortais quand même un par semaine à côté de mes activités de boss. Ça prend du temps et en fait quand la vente s'est passée j'ai proposé au repreneur de récupérer le flux et le Boys Club pour le reprendre à mon nom, sans Mymy cette fois et ils ont accepté. Ce qui fait que j'ai récupéré un 3e podcast. J'ai mis, longtemps, celui-là, à accepter de m'y mettre parce que j'avais un peu peur de me lancer dans le sujet de la masculinité, assez bizarrement. Anne-Fleur Andrle : Pourquoi ? Fabrice Florent : C'est un sujet sensible en fait aujourd'hui en 2020, 2021 parce qu'en fait je donne la parole à des mecs et je sais que c'est à la fois très libérateur pour plein de mecs et je pense qu’il y a aussi plein de femmes qui ne sont pas forcément prêtes à entendre ce que les mecs ont au fond de leur cœur. Parfois, des trucs sont dérangeants. On a des mecs qui sont venus raconter qu’avant de rencontrer la copine avec laquelle ils sont, ils étaient des scoreurs. Anne-Fleur Andrle : J'en ai écouté et effectivement, il faut, en tant que femme, en tout cas, moi, j'ai dû me faire un petit peu violence pour passer au-dessus et ensuite écouter l’histoire parce qu’au début t’es juste révoltée quand t'écoutes ça, tu te dis : c'est quoi cette histoire. Et en fait, il y a une belle histoire, une belle personne derrière et c'est très intéressant de comprendre le raisonnement, comprendre les schémas la société, finalement, qui forgent les mecs avec lesquels on vit. Fabrice Florent : Exactement, je pense que c'est un truc qui est aujourd'hui un peu touchy pour plein de bonnes raisons et j'ai mis un peu de temps avant de m'y remettre mais globalement, après je l'ai renommé « Histoires de Mecs » pour essayer d'avoir un peu de cohérence entre les 3 podcasts. Anne-Fleur Andrle : Je voudrais juste revenir, du coup, sur les 2 premiers que tu faisais déjà quand tu bossais chez MademoiZelle. On dit que le podcast c’est très très très très chronophage entre la recherche de l'invité, la préparation d'entretien, la post-production, la communication. Concrètement, comment as-tu fait pour gérer un poste de patron de boîte qui marche, du boulot et des podcasts qui marchent ? Ça fait une grosse charge de travail. Fabrice Florent : Les 2 dernières années, j'ai fait monter en compétence les équipes, très fort, et, au fil de l'eau, j'ai fini par récupérer du temps. Globalement, je n’ai jamais trop dormi pendant les années MademoiZelle. Là, je redors de façon folle, je fais des nuits de 8h, avant j'étais incapable de faire des nuits de 8h, j'étais incapable de me coucher avant 2h, 3h du mat donc si tu veux ça te laisse du temps pour faire du montage. Et puis je faisais des allers-retours entre Lille et Paris, à l'époque je vivais dans ma maison à Lille avant que je ne me sépare de ma femme. Et en fait, je prenais ce temps de train pour faire du montage. Mais à côté de ça, après, je vais assez vite à monter, trouver des invités c’est pas ce qu’il y a de très compliqué avec le petit carnet d'adresses que j'avais au départ. Puis, après au fil de l'eau j'ai fini par l'ouvrir à des anonymes et là les appels à témoignages sont arrivés un peu tout seul. Anne-Fleur Andrle : Est-ce que tu pourrais me dire ce que les podcasts que tu crées t’apportent au quotidien? Fabrice Florent : Ça c'est dur à dire parce que, déjà, en tant qu’intervieweur, je crois que j'ai appris tellement de choses de la part de mes invités dans tous les domaines possibles. Que ce soit sur les 3 sujets différents, ces gens-là me nourrissent en fait et j'ai l'impression, en plus, que ça va dans les 2 sens c'est-à-dire qu’en menant l'interview, j'ai l'impression de les nourrir aussi, en tout cas, de les inciter à leur sortir les vers du nez, si tu veux, ou du cerveau. Déjà, ça c'est vraiment beaucoup et puis après le feedback des auditeurs et des auditrices, c'est vraiment un truc qui est hyper important pour moi. C'est l'une des frustrations que j'ai aujourd'hui sur le podcast, c'est que c'est assez compliqué de laisser un commentaire, il n’y a pas de truc centralisé comme YouTube et en même temps c'est ce qui fait que c'est génial aussi, c'est pas centralisé mais c'est un peu compliqué de réussir à avoir un endroit où je peux récupérer tous les commentaires, pouvoir répondre à tout le monde, etc. Quand j'ai des pères ou des futurs pères qui m'écrivent en me disant « merci, grâce à toi j'ai abordé la maternité, cette grossesse, de façon beaucoup plus détendue » je crois que ça n’a pas de prix. Anne-Fleur Andrle : C'est clair, c'est clair ! Tu as fait un sacré boulot pour ça, pas de vulgarisation mais, peut-être, normalisation… Fabrice Florent : Dé démocratisation, de l’amener au plus grand nombre. Anne-Fleur Andrle : De pouvoir l'amener au plus grand nombre et puis de normaliser le fait d'en parler, en fait, en tant que futur papa, en tant que mec, je trouve ça assez génial. Fabrice Florent : MademoiZelle a énormément contribué à libérer la parole des femmes et des jeunes femmes depuis 15 ans. C'était une vraie volonté de ma part quand je l’ai lancé. J'avais l'impression que les filles vivaient vraiment une vie un peu merdique chacune dans leur coin, qu’elles n’osaient pas en parler. Assez rapidement, la rubrique témoignage a pris de l'ampleur et je trouve qu’il n’y'a pas d'équivalent à MademoiZelle, aujourd'hui, pour les mecs. On dit souvent que les mecs, ils ont peur de parler, de partager leurs émotions et c'est très vrai mais d'un autre côté, personne ne leur montre que c'est possible donc c'est compliqué de faire sauter cette barrière-là. Anne-Fleur Andrle : Sans transition, si on devait écouter un seul épisode de chacun de tes 3 podcasts? Si on devait écouter un seul épisode, peut -être qu'on va commencer par le premier « Histoires de Darons », ce serait lequel et pourquoi ? Pour quelqu'un qui ne connaît pas forcément ton podcast, est ce qu’il y'en a un, qui, pour toi exprime vraiment la quintessence de ton projet ? Où tu es particulièrement fier ? Fabrice Florent : Je ne sais pas, c'est comme si tu me demandais quel était mon enfant préféré… Anne-Fleur Andrle : Ça ne veut pas dire que c'est ton préféré tu vois, ça veut dire juste un qui, pour toi, le définit le mieux pour un auditeur qui ne connaît pas. Savoir par où commencer… Fabrice Florent : C'est dur parce qu’en fait les histoires sont tellement différentes. Je crois que l’épisode sur lequel j'ai reçu le plus de retours, c'est celui que j'ai fait sur mon propre père. L'histoire est marrante parce que ça faisait genre 2, 3 mois que le podcast était sorti et je me suis dit qu’à un moment donné il allait falloir que je mette un grand père dans ce truc-là. Je cherchais, je creusais : « Qui je pourrais bien prendre comme grand-père? ». Et, en fait, je me suis dit pourquoi pas mon propre père. Je me suis dit ça va être marrant de faire un épisode mon daron parce que je vais avoir une discussion qu’on n’a jamais eu, comme : « c'était quoi d'être d'avoir été mon père » (ou d'avoir été ma mère d'ailleurs, ça peut marcher aussi). C’est un épisode un peu particulier parce qu’effectivement je connais pas mal de pans de l'histoire, de ce qu’il s'est passé mais d'un autre côté je l'ai vécu moi en tant qu'enfant. Ça m'a appris plein de choses, je vous spoile pas mais en gros mon père il a 73 ans, c'est un vieux daron, c'est un vieux grand-père. Et il s’était énormément préparé, il avait pris pleins de notes. Il est très touchant, pour vous donner un petit peu une idée, même si c'est un épisode un peu particulier. Après, il y en a un autre un peu particulier aussi, ça montre un petit peu la diversité de l'histoire, c'est qu’il y a un mec qui s'appelle Barthélémy, qui s'est retrouvé papa à 22 ans avec une meuf en Thaïlande parce que lui, il était en vacances ou il était césure, je sais plus. Lors d’une soirée un peu arrosée, il a fini par coucher avec cette fille qui l'a rappelé quelques mois plus tard alors qu'il était rentré en France, en lui disant : « alors j'ai une bonne nouvelle à t'annoncer… ». Et lui a dit : « okay je veux m'en occuper, en fait, comment je fais pour m'impliquer dans la vie de cet enfant? » Anne-Fleur Andrle : Super, je les rajouterai dans les notes de l’épisodes. Comme tu l'as compris, je suis fan de recommandations de podcasts. Et de façon hyper concrète et pratique tu enregistres où ? En 2020, je ne vais pas refaire le film qu’on connait tous par cœur, du coup t'as pu quand même enregistrer plutôt en personne ou est-ce que t'as fait, comme on le fait là, une interview vidéo sur une plateforme en ligne? Fabrice Florent : En fait, moi j'ai fait l'intégralité de mes interviews, avant le premier confinement, en live. Pour moi, une bonne interview ne se fait qu’en live parce que déjà y a un lag de base entre nous. J'ai entendu des américains qui parlait de « zoom fatigue » à cause de ce décalage-là, à cause des discussions qui sont décalées à chaque fois d'1 ou 2 secondes. Ceci dit, ça m'avait obligé à sortir de ma zone de confort et à me dire « okay, maintenant faut y aller quoi : soit t'arrêtes ton podcast, soit tu te lances, t’improvises » et c'était bien en fait parce que j'ai fini par découvrir des logiciels, des façons de faire, puis j'ai compris, qu'en fait, c'était aussi possible de connecter avec des gens même s'ils étaient à 300, 400 km de toi. Parfois, juste de Paris à Paris, peu importe, mais c'est un autre exercice. J'ai aussi fait des interviews par téléphone uniquement, donc sans visio, ça c'est aussi un autre délire où tu restes pendant 1h au téléphone avec la personne, à la fin t'as le téléphone et t’as l'oreille qui chauffe. Avant ça, en fait, j'avais fait quasiment toutes les interviews, sauf avec ce mec qui s'appelle Mathieu, qui est à Nouméa et qui est parti vogué, quand ils avaient 25 ans, avec sa femme et ils ont fini par faire 3 enfants autour du monde, le mec a vraiment une histoire folle et là forcément en fait, à Nouméa, j'ai pas pu faire autrement. Mais avant ça j'avais tout fait de visu. Généralement, je recevais des gens dans les bureaux de Mad, je prenais 1h00 pour faire le tournage avec eux sinon j’allais les voir tu sais, tu n’as pas besoin d'un gros matos, en fait, c'est c'est très cool, t’as juste besoin d'un enregistreur, de micros et ça roule quoi. Anne-Fleur Andrle : Justement, toute la technique tu l'as fait justement toi-même, que ce soit en post-production même comme tu parles de l'équipement même quand tu étais chez MademoiZelle, tu gérais tout ça tout seul? Fabrice Florent : Oui, en fait, j'ai besoin, comme je disais tout à l'heure, d’avoir les mains dans le cambouis. Je n’ai pas du tout une formation d’informaticien ou de développeur et j’ai appris à développer du langage informatique pour monter MademoiZelle tout seul, j’ai vraiment besoin de comprendre, comment ça marche. Anne-Fleur Andrle : Est ce qu’il y a un épisode qui t’a marqué, depuis que tu écoutes des podcasts, tous podcasts confondus, d'ailleurs pas forcément français? Fabrice Florent : Un truc qui me vient c'est un podcast, je ne sais pas si tu connais Anouk Perry, qui est une ancienne de chez MademoiZelle, qui, avant ça, était une lectrice de MadmoiZelle depuis très longtemps donc j'ai fini par l’embaucher, je ne sais plus en quelle année 2015, 2016. Quand elle est partie de chez Mad, elle s'est lancée dans le podcast elle a fait ce fameux épisode sur le Gang Bang. Anne-Fleur Andrle : Incroyable cet épisode, en 2 parties d’ailleurs. Fabrice Florent : Complètement ouf, et en fait c'est marrant parce que je pense que je l'écoutais dans les transports en commun et c'est vraiment là où tu te vois que le pouvoir immersif de l'audio est complètement dingue, je pense que je ne m'en étais pas vraiment rendu compte auparavant à ce point-là où clairement, pour les gens qui ne savent pas, elle enregistre la première partie, une sorte de tour du propriétaire d'un mec qui organise des Gang Bang pour des couples en toute sécurité et dans la 2e partie il y a un couple qui vient et le Gang Bang se passe sous son micro et alors nous clairement, désolé pour le langage, mais on a clairement les couilles qui claquent dans les oreilles quoi. Je trouve que le podcast a un vrai pouvoir immersif dans les conversations, j'ai plein de gens qui m'ont dit « c'est génial, j'ai l'impression d’être dans la pièce avec toi et de pouvoir participer à cette discussion ». Et moi aussi je ressens ça en tant qu’auditeur là, ça me fait cet effet-là, en fait, j'ai vraiment l'impression d'être au milieu du truc et le fait de ne pas avoir d'images rend le truc encore plus fort. C'est l'un des trucs, aussi, sur lequel je milite aujourd'hui, « ne commençez pas à mettre des caméras les podcasteurs » parce qu’en vrai ça ne marche pas. J'ai fait un épisode de ce podcast qui s'appelle « Inspiration créative » avec un gars qui s'appelle Killian qui est vraiment très bien, et en fait, pour cette saison-là, il a sorti les caméras, il est dans un studio et effectivement ça donne une autre dimension à la discussion qu'on a pu avoir mais avant tout, je trouve que c'est cool de de garder l'aspect juste audio. Anne-Fleur Andrle : Je suis complètement d'accord avec toi. Il n’y a pas longtemps j'ai fait une interview pour un journal de la ville d'où je viens et ils ont voulu en faire une vidéo. Et en fait, je me rends compte qu’être derrière le micro, c'est un exercice très différent que d'être derrière la caméra, c’est un exercice beaucoup moins naturel aussi pour nous. En fait, je pense que d'être stimulé par plus d'un sens, du coup, tu as moins de place à l'imaginaire. Fabrice Florent : Oui et pour les gens qui sont interviewés, je crois qu'il y a un autre truc aussi qui se joue, c'est que quand tu reçois quelqu'un qui a l'habitude des caméras, une personnalité, cette personne va avoir tendance à jouer avec la caméra et à sortir de la discussion qu'on a ensemble. Au contraire, quand t'es avec quelqu'un qui n’a pas l'habitude d'être devant une caméra ou d'être même d'être derrière un micro tout simplement, j'ai plein de darons anonymes qui n’ont jamais fait ça de leur vie et qui étaient hyper perturbés au départ et qui me disaient «je n’ai jamais fait ça, comment je fais, etc. » je lui parle, parle-moi, ne t’inquiète pas. Alors eux, je pense que ça les tétaniserait d’avoir une caméra. J’ai testé, j'ai fait 2 épisodes, un épisode d’« Histoires de succès » et un épisode d’« Histoires de Darons » avec une caméra et en fait je me suis juste dit c'est nul parce que ça coupe la conversation, il y a un 3e œil. Anne-Fleur Andrle : Oui littéralement. Est-ce que t'as déjà eu le trac avant de sortir un épisode ? Peut-être avant de rencontrer quelqu'un? Je sais que tu avais déjà un joli carnet d'adresses avant ton podcast. Fabrice Florent : Écoute, non pas vraiment. Je pense que j'ai eu le trac quand j'ai relancé « Histoires de mecs » parce que je ne savais pas trop comment ça serait pris et après globalement, pour l'instant ça n'est pas arrivé. C'est assez rare que j’aie le trac avant une interview. J'en ai fait beaucoup tu vois donc maintenant effectivement, j'avais le trac quand j'étais plus jeune et que je faisais mes premières, là j'étais tétanisé, mais aujourd'hui, ça va beaucoup mieux et en fait, je sais un peu où je vais. C'est un peu triste à dire mais je n’ai quasiment même pas besoin de préparer mes interviews pour juste discuter pendant 1h avec quelqu'un quoi tu vois, je vais découvrir des trucs en direct, ça peut être un peu relou mais en fait je pourrais tenir pendant 1h à discuter avec cette personne sans aucun souci du vois. Anne-Fleur Andrle : Je sais que ce n’est pas forcément évident mais est-ce que tu sais ce que le podcast t'a appris sur toi ? J'ai l'impression que le podcast t'a aidé à rebondir, en tout cas, à te ré ancrer dans une nouvelle réalité post MademoiZelle mais qu'est-ce que ça t'a appris vraiment sur sur toi ? Fabrice Florent : Alors c'est compliqué parce que tout va un peu ensemble, c'est à dire qu’en fait, post MademoiZelle, je me suis retrouvé à passer de journées de 10, 12, 15h à parfois, je n’ai rien à faire, strictement rien à faire, je n’ai rien sur mon agenda et je me suis rien prévu. Et en fait, ça a été une vraie bagarre pour moi de me retrouver à devoir, c'est bizarre à dire hein, tu vois, mais vraiment à devoir combler un peu le vide. Ça fait un peu problème de riche, je m’en rends bien compte en le disant mais c'était vraiment compliqué, c'était une vraie galère pour moi, une bataille. Je suis très heureux d'avoir pu continuer à me relancer avec les podcasts, pas partir sans avoir rien à faire parce que je pense que vraiment ça aurait été compliqué. Là, au moins, j'avais un truc qui pouvait un peu structurer mes semaines et mes journées. Après, je ne sais pas ce que le podcast m'a appris sur moi, c'est un peu compliqué à dire et tu vois aujourd'hui je suis encore en train de me demander ce que je vais faire de ces podcasts mais est-ce que ces podcasts je les augmente, qu'est-ce que j'en fais, en fait, globalement? Est-ce que je me remets à bosser, peut-être un peu plus? Je ne sais pas quoi, tu vois. C’est encore un peu « work in progress », désolé je n'ai pas plus de réponses que ça à te donner. Après, ce que ça m'a appris sur moi en fait, je pense, c'est que je me suis rendu compte que c'était vraiment une vraie qualité de savoir bien écouter les gens et de savoir bien les interviewer, d'être capable de tenir une conversation comme ça. Pour moi, ça coule un peu de sources. Il y avait plein de gens qui me disaient sur YouTube avant « tes interviews, elles sont bien » mais pour moi c'était juste parce qu’en fait la personne en face elle était en train de donner un truc intéressant et après je me suis rendu compte en en faisant de plus en plus, notamment avec les podcasts, que c'est un vrai skill d'être capable d'aller chercher chez les gens des trucs qu’ils ne seraient pas forcément prêts a dire où qu'ils auraient même pas forcément en tête. Régulièrement, j'ai dans « Histoire de succès » des gens qui ont fait beaucoup d'interviews et qui me disent « c'est chelou parce que je n’ai jamais parlé de ça » et là d'un coup d'un seul tu te dis je gagne, tu vois, je gagne au jeu de l'interview. Anne-Fleur Andrle : Mais c'est clair, la manière dont tu conduis les interviews, moi je la trouve hyper fine. Des fois, t'entends des interviews et tu vois le mec venir à 10 kilomètres, là où il veut en venir mais il ne met pas le mot dessus, puis il met 15 minutes y arriver et tu arrives de manière très fine à découvrir des facettes de personnalité de chacun de tes interviewés, c'est vraiment canon. Fabrice Florent : Merci, c'est cool. Mais tu vois, je t'avoue que ça fait assez peu de temps que j'en ai pris conscience. Anne-Fleur Andrle : Ecoute, il faut que tu continues. Est-ce que dans le podcast, puisque c'est le sujet dont on parle aujourd'hui, est-ce que tu aurais une idée d'un de tes plus gros fail ? Fabrice Florent : Alors, je vais raconter encore cette histoire, mon dieu, cette histoire va me poursuivre jusqu’à la fin de l’éternité mais en gros l'un des invités que j'aurais bien aimé avoir dans « Histoire de Darons » c'est Alexandre Astier parce qu’il a eu plein d'enfants et en fait ils ont vécu avec son ex-femme, si je me trompe pas, dans des appartements séparés, juste à côté, en gros, à 5 minutes l'un de l'autre. Ils avaient une vie de famille un peu particulière, si tu veux, par rapport à ça et en plus si je me trompe, pas il vient de faire un nouvel enfant, y'a pas très longtemps alors que son aînée elle est grande. J'aurais bien aimé parler de paternité avec lui et en fait c'est, pour une raison simple, c'est mon plus gros ratage d'interview de tous les temps, c'est l’interview avec Alexandre Astier que j'ai totalement raté sur MademoiZelle. J’en ai même fait un article sur Mad en fait pour partager un petit peu mon fail. En fait, je me suis dit, si jamais il y a des étudiants en journalisme qui peuvent prendre un conseil. Anne-Fleur Andrle : Pourquoi c’était raté ? Fabrice Florent : En gros, j'ai cette chance en, genre, 2012 d'être au festival d'Angoulême pour faire un reportage et en fait, il y a assez peu de gens, que moi, dans ma vie j'avais voulu interviewer mais Astier en faisait partie. Je m'étais dit que ça pourrait être cool d'avoir Astier un jour sur MademoiZelle et je me retrouve sur le stand Casterman, à l'époque Astier a sa BD là-bas, de Kaamelott et donc l'attaché de presse, que je connaissais par ailleurs, me dit, est-ce que ça t’intéresserait d’avoir Alexandre Astier. Moi, je me dis, yes, let’s go. Et en fait, je me suis retrouvé à interviewer Alexandre Astier et son dessinateur, je savais pas que j'allais interviewer son dessinateur et je ne savais pas qui était son dessinateur, j'ai démarré l'interview sans savoir. Anne-Fleur Andrle : Je t'ai entendu le raconter dans « Nouvelles écoles » cette histoire… En fait, tu ne disais pas les noms mais tu disais qu’il était important que l’attaché de presse soit ton allié, qu'il faut lui poser des questions, il ne faut pas avoir peur de poser des questions. Fabrice Florent : C'est ça, j'ai pas donné le nom. Écoute, voilà c'est ça et en fait j'ai envoyé un mail, un message à son attaché de presse, c'est tout, qui m'a dit Alexandre ne souhaite pas discuter de ces sujets-là, ce que je peux comprendre quoi tu vois parce que ça peut aussi aller sur la vie privée même si d'une manière générale je pense qu'on peut parler de paternité sans parler de vie privée de façon plus globale mais voilà ça c'est pour rebondir sur ce fail et en gros il vient pas dans mon podcast quoi, tu vois, donc, j'ai une revanche à prendre. Anne-Fleur Andrle : Donc Alexandre Astier, le message est passé. C'est quoi l'invité que tu rêverais d'avoir, là en 2021? On est en janvier c'est le moment des intentions. Fabrice Florent : Tu sais c'est dur parce que je n’ai pas, comme ça, de rêve d'invité que je voudrais avoir à tout prix et qui serait wouaw, trop bien. Ça vient vraiment au fil de l'eau, selon l’actualité de quelqu’un j'ai envie de l’avoir. Je pense que si tu me dis aujourd’hui qui t’aimerait avoir dans « Histoires de succès » par exemple j’adorerais avoir Chabat ou De Caunes parce que c'est les 2 têtes qui ont vraiment bercé mon adolescence et qui ont, je trouve, un parcours très cool mais globalement, en fait, à part ça, je n’ai pas vraiment d'envies particulières, j'aimerais pouvoir interviewer tout le monde, je pense que tout le monde est intéressant. Anne-Fleur Andrle : Et est-ce que t'as un sujet, peut-être, par rapport à la paternité, la masculinité ou les succès ne que t’as jamais abordé et t'as pas forcément trouvé l’angle ou la personne mais vraiment c'est un truc qui te titilles. Fabrice Florent : Dans « Histoires de mecs », j'aimerais bien avoir un bon masculiniste des familles. Anne-Fleur Andrle : C'est quoi un masculiniste? Fabrice Florent : C'est un anti féministe, c'est un mec qui est ouvertement contre les droits des femmes en fait ou alors qui serait un mec à l’opposé de mes valeurs et ça pour l'instant, je crois que c'est peut-être un peu tôt, je ne sais pas, je verrai mais ça fait partie des choses ou je me dis ça pourrait être intéressant. Mais je ne sais si ça pourrait en faire une interview très intéressante parce que je ne sais pas si on arrivera à s'écouter. Anne-Fleur Andrle : C'est ce que j'allais te demander. Tu sais, la déontologie quoi. Est-ce que tu écoutes la personne et tu ne réagis pas. C'est la différence entre la discussion et l'interview. Est-ce que j'écoute et je retranscris ou est-ce que j'écoute et j’échange. Quand les convictions et les paroles proposées vont complètement à l'encontre mais genre à 10000 lieues de ce en quoi tu crois comment est-ce que tu fais tout pour rester, justement, dans ta réserve? Je ne sais pas si ça t’est déjà arrivé ou pas? Fabrice Florent : Bien sûr et en fait, ce que je fais en général, j'interviens en posant la question, en cherchant à creuser un peu, donc je me mets toujours dans la question : « mais, en fait, t'es en train de dire ça, mais tu te rends compte que si on le regarde sous un autre angle ça fait ça? » et je ne viens pas pour juger. J'ai eu un Daron une fois, qui m'a vendu, entre guillemets, en amont un truc qui s'est avéré être extrêmement éloigné de la réalité de ce qu'on avait fini par faire. En fait, Je ne l'ai jamais sorti parce qu’en fait j'ai essayé de creuser sur ses contradictions tout en étant toujours cool mais en fait ça ne donnait rien donc je trouvais que l'épisode ne donnait rien et ça ne m'intéressait pas d’aller plus loin que ça avec lui. Je ne lui ai pas dit, sur le moment, parce que sur le moment, je me suis dit que j’étais peut être chafouin après l'interview, je me suis dit « tu vas la réécouter peut être qu’en fait, dans quelques jours, dans quelques semaines tu réécouteras, étudieras et trouveras que c'est diffusable » à la réécoute, pas du tout. Anne-Fleur Andrle : Justement, j’entends bien ce que tu dis, parfois tu lis une actualité, tu te dis tiens, j'aimerais bien en parler, j'aimerais parler de cette personne? Est-ce que tu considères que tu castes des personnes ou des histoires pour tes podcasts et qu'est-ce qui fait, du coup, que c'est un casting, je ne sais pas si le mot te plaira, réussi pour tes podcasts? Fabrice Florent : En fait, c'est compliqué de dissocier la personne de l'histoire, d'une manière générale mais je crois que je cherche avant tout à caster des histoires et puis après les personnes elles viennent avec, elles ont été façonnées par leur histoire, d'une manière ou d'une autre. J’ai du mal à parler de casting parce que je prépare très peu mes interviews. Les mecs m’écrivent parfois, genre quelques lignes, en disant voilà mon histoire, c'est ça, j'aimerais bien en parler et ils me donnent un point ou deux spécifiques de leur truc et puis après je leur dis Let's Go, viens on le fait ensemble. Les mecs qui m'écrivent des mails trop longs, par exemple, ils m'écrivent toute leur vie, ils veulent me raconter tout le podcast, je pense que ça leur fait du bien, mais moi je ne lis pas en fait, je le lis en diagonale. Je n’ai pas envie d'en savoir beaucoup plus. Anne-Fleur Andrle : Est ce qu’il y a un conseil que t'aurais aimé qu'on te donne quand tu as lancé l'un ou l'autre de tes podcasts? Fabrice Florent : Je crois que d'abord, le truc que, je pense, il faut faire avant de lancer un podcast c'est de faire 3, 4, 5 épisodes que t'enregistres à l'avance, que tu crées à l'avance, que tu fais à l'avance parce qu'en fait normalement au bout de 5, si c'est vraiment un truc qui te plaît, normalement, ça sera toujours là. En revanche, si t'en fais un, tu le lances et qu'en fait t'as du mal à en faire un 2e ou un 3e c'est peut-être qu’il ne faut pas faire de podcast. Je dis ça parce que je crois que c'est simple aujourd'hui de lancer un podcast, c'est très bien parce que c'est devenu très démocratique et c'est super, je dis juste qu’en fait je crois qu'il faut d'abord un peu tester la capacité à durer dans le temps. Ça serait un conseil que je voudrais donner et l'autre ça serait : Ne regardez pas trop vos feuilles, ne regardez pas trop vos fiches, essayez plutôt d'être dans la conversation, si vous voulez lancer un podcast d'interview, de discussion. Je crois que c'est un truc que j'ai mis beaucoup de temps à comprendre, de façon très empirique. Les premières interviews j'étais vraiment en train de réfléchir, c'est quoi la suite, c'est quoi la question suivante… Je crois que ce seraient ces 2 conseils là. Ça serait « enregistrez en plein afin de savoir un peu où vous foutez les pieds et puis après, si vous faites des podcasts interview, essayez d'être dans la discussion plus que dans l'interview ». Anne-Fleur Andrle : J'ai compris que toi, en tant que podcasteur, c'était assez facile en écoutant tes podcasts, que tu aimes les interviews. Est-ce que t'es plutôt, toi en tant qu’auditeur, podcast court ou podcast long? Fabrice Florent : Podcast long. Après, ça dépend ce que t'appelles format long. Par exemple, je sais que Mymy, de la rédaction de MadmoiZelle, elle aime les formats longs genre de 2h30, 3h. Pour moi, c'est trop. Anne-Fleur Andrle : Genre « Générations do it yourself ». Fabrice Florent : Ce format là est trop long. Après, s'il y a des gens à qui ça plait, tant mieux mais moi j'aime bien les podcasts qui font 1h, 1h30 grand max 2h. Et, 2h, il faut que tu m'emportes. Anne-Fleur Andrle : C’est quoi le podcast, actuellement, dont tu ne loupes pas un épisode? Fabrice Florent : Ah, c'est très simple c'est « Laisse-moi kiffer », je ne sais pas si tu connais, c'est le podcast qu'on avait lancé chez Mad, il y a quelques années et aujourd'hui je ne suis plus chez MademoiZelle mais c'est vraiment le truc que je continue d’écouter. C'est aussi un truc de santé mentale pour moi d'avoir réussi à m'éloigner de MademoiZelle, ne pas aller lire tous les jours mais le truc que je ne rate pas c'est celui-là. Là, ce matin l'épisode est sorti, j'ai écouté tranquille en buvant mon café, en me réveillant d'abord dans mon lit mais vraiment c'est un rendez-vous hebdo, je n’en rate aucun. Déjà, à l'époque, quand j'étais le boss, je n'en ratais pas. C’était marrant parce que je pense que j'étais le seul de la boîte à écouter le podcast qu’on faisait. On avait 2 équipes à l'époque et en fait les équipes entre elles ne s’écoutaient pas. C'est un grand truc dans les équipes, dans les boîtes comme ça, en général, ce n’est pas évident de consommer ce que tu produis parce que les gens n’ont pas forcément le temps mais moi c'est un truc que j'écoutais religieusement et ça faisait partie des blagues que je disais à chaque fois, « écoutez-vous entre vous, ça serait sympa ». Anne-Fleur Andrle : Est-ce que tu pourrais me parler du dernier podcast que t'as bingé, genre t'as découvert une pépite et t’as enchaîné les épisodes parce que t’étais trop content de ta trouvaille ? Fabrice Florent : Le dernier que j'ai mangé littéralement c'est ce podcast de Thomas VDB qui s'appelle « 100 VDB par minutes » qui était à la base un podcast original de Deezer donc ça date d’il y a quelques années, je ne savais pas, c’est à crever de rire. En plus, j'avais vu que Thomas faisait des podcasts, c'est un travail vraiment fin, ça dure une demi-heure, c'est entre sketchs et interviews. Je ne sais pas si tu connais Thomas VDB, qui est un humoriste, c’est une sorte de fausse émission de radio. Enfin bref, c'est Thomas VDB et j'ai bingé ça en pleurant de rire chez moi. D'habitude, je pleure de rire en écoutant LMK (Laisse-moi Kiffer), ça m'est arrivé de pleurer de rire en écoutant LMK dans le métro et là t'as souvent l'air idiot mais là pour le coup j'étais tout seul. Après, non j'ai écouté ce podcast qui a fait un petit buzz qui s'appelle « Qui est Miss Paddle ». Anne-Fleur Andrle : Je l’ai écouté avant-hier, je l’ai bingé ! Fabrice Florent : Voilà, clairement, je n’ai rien d'autre à dire, j'ai passé un excellent moment. Ça part d'une histoire de clic, de like sur les réseaux sociaux et ça amène à beaucoup plus loin, donc vraiment chapeau. Anne-Fleur Andrle : J'ai prévu d'en parler justement dans la sélection de Podcast, très bonne idée. Qu'est-ce que je peux te souhaiter là pour la suite? Fabrice Florent : De la paix et de la sérénité. Anne-Fleur Andrle : Je te le souhaite à 300%. En tant que podcasteur en série, t'as d'autres idées, justement, de création de contenu? D'autres podcasts auxquels t'aurais envie de donner vie dans les mois, les années à venir? Fabrice Florent : Peut-être mais tu sais j'ai appris un truc c'est qu’il ne faut jamais teaser un truc avant qu’il ne soit prêt, donc, en fait, je ne vais pas en parler. Mais c'est un peu la question dont je te parlais tout à l'heure, c'est à dire à quel moment je vais décider de passer, peut-être pas la 2nde, mais la 3e, tu vois, sur les podcasts. C'est ce que je vais décider de faire ou pas enfin ça fait partie des questions que j'ai la chance, aujourd'hui, de me poser, de me laisser le temps de me poser. Donc je ne m'énerve pas non plus avec ça, même si, tu sais, j'ai toujours ce truc qui me dit : « faudrait te remettre à travailler pendant 15h /jour » car quand tu l'as fait pendant 15 ans, c'est un peu réflexe, c'est dur d'en sortir. Anne-Fleur Andrle : Écoute, en tout cas, moi je souhaite que tu continues sur les podcasts et j'ai hâte de savoir ce que t'as en tête, ce qui va se passer. J'espère que tu donneras vie à tout ça en 2021 en tout cas. En attendant, on continue à t'écouter dans « Histoires de Darons », « Histoires de succès », « Histoires de mecs ». Est-ce que t’aurais un petit mot de la fin, pour dire au revoir. Fabrice Florent : Au revoir. Anne-Fleur Andrle : Un petit mot et c'était très efficace, je te remercie. Je te souhaite une très bonne journée et puis je te dis à bientôt. Fabrice Florent : Merci, à toi aussi puis des bisous au bébé. Et voilà, c'est terminé pour aujourd'hui. J'espère que cette rencontre de l'autre côté du micro avec Fabrice Florent vous aura plu autant qu’à moi et à Félix… Vous l'aurez compris, on a eu un petit invité surprise qui a débarqué au milieu de l'interview, c'est pas faute de la faire pendant la nuit. En tout cas, je vous remercie d'avoir écouté jusqu'au bout. Comme d'habitude, vous le savez, après le générique, vous pouvez retrouver les bloopers, pour ceux que ça amuse. En tout cas, merci à Fabrice, aussi, pour sa patience puisque ce fut une interview dans des conditions un petit peu rock n roll. Si vous souhaitez retrouver toutes les recommandations de Fabrice, rendez-vous dans la description de l'épisode. Je vous y consigne tous les épisodes que Fabrice vous a recommandé et puis n'oubliez pas que sur Spotify, il y a la playlist du podcast Génération podcast la playlist, c'est assez simple à se souvenir, dans laquelle vous retrouvez tous les épisodes qui ont été recommandés par tous mes invités ainsi que par moi dans les sélections je vous propose tous les 15 jours. Episode retranscrit et adapté par la géniale Emilie Chabenat : immense merci à elle !

Sélection : des histoires de familles extraordinaire, de célibat et de petits vieux amoureux

C'est la St Valentin ! Alors certains diront que c'est une fête commerciale (et ils n'auraient pas complètement tort), d'autres diront qu'on a tous besoin d'amour (et eux non plus, n'auront pas tort). Saviez-vous que quand j'ai rencontré mon mari il y a ... 14 ans, je lui ai formellement interdit les diners aux chandelles et St Valentin. À l'époque, j'en étais convaincue : ce n'était pas mon truc. Et puis en vieillissant, bin ... on change il faut croire ! Je vis à Boston aux Etats-Unis. Ici la St Valentin c'est la fête de l'amour et de l'amitié. Alors on écrit des cartes pour remercier les amis, les voisins, les profs, au moins autant que les amoureux. Alors bien sûr, aux Etats-Unis, on est aussi au pays où tout le monde cohabite alors bien évidemment il y a des excès, mais aujourd'hui j'ai envie de fêter la St Valentin américaine. Et de fêter les liens forts qui nous unissent à d'autres. Pour l'occasion, j'ai décidé de vous parler d'amour donc et surtout d'amour dont on n'entend pas ou peu parler. Dans l'épisode d'aujourd'hui, je vous parle donc d'infidélité, de différence d'âge, de familles extraordinaires ... mais surtout d'amour avec un grand A. Allez, hop. Allume ton chandelier, mets en route ta musique de choppe, c'est parti pour cette sélection spéciale St Valentin. Au programme de l'épisode 13 de Génération Podcast : Dans la peau de Nanou : une infidèle très fidèle, Frederique Lebel, RFI (26 min) Feux Croisés : Caroline et Alain, Julie Alibaux et Virginie Bioret, série de 4 épisodes (épisode 1, 10 min) Amours Plurielles : Polyamour, jalousie et ouverture du couple, Lauren Mary (26 min) Les Enfants Vont Bien : Juliette, Constance Demettre (18 min) Dans la peau de Nanou : une infidèle très fidèle J'aimerais vous présenter un podcast sur l'amour et les grandes amoureuses. Il s'appelle Dans La Peau (merci Marie pour la recommandation !). Ce podcast a été créé l'année dernière pour la St Valentin pour RFI et est animé par Frederique Lebel. Ce podcast vous propose 5 épisodes, 5 histoires, 5 personnages, 5 femmes fortes qui nous racontent leurs vies d'amoureuses. Leurs longues vies d'amoureuses même. Elles ont toutes entre 70 et 92 ans, et sont bien loin de nous faire la leçon. Elles sont surprenantes, pas très sages mais en même temps regorgent d'anecdotes dont on pourra tirer quelques enseignements. L'épisode qui m'a le plus marquée, puisque je dois en choisir un, c'est Nanou. Nanou a 92 ans et elle nous parle de son mari, l'homme de sa vie. Mais aussi de son amant. Comme elle l'explique, elle a été fidèle aux deux. Elle est drôle, très cash, pas naïve mais elle pardonne aussi. Nanou, une infidèle très fidèle (26 min) Feux Croisés : Caroline et Alain Ah, je suis ravie d'avoir l'occasion de vous parler d'un de mes podcasts préférés : Feux Croisés. Et ici plus spécifiquement, nous allons parler de différence d'âge en amour. Dans Feux Croisés, Julie Alibaux et Virginie Bioret tendent chacune leur micro. Leur approche est fascinante : chacune d'entre elle tend en fait son micro à un des protagonistes de l'histoire, puis elles mettent en commun et nous racontent une histoire. J'ai souvent entendu dire que dans chaque histoire, il y 3 versions : celle de l'un, celle de l'autre et la vérité. Je trouve que c'est pari réussi avec Feux Croisés. L'histoire que je vous recommande c'est celle que Caroline et Alain nous racontent. Il s'agit du grand amour, de la passion, des papillons dans le ventre. Une histoire de contes de fée ? À ceci près que Caroline et Alain ont 33 ans d'écart. S'ils s'en étaient tenus à ce que la société attend de nous, ils ne nous auraient pas raconté cette histoire pleine d'espoir et d'émotion. Ils nous démontrent que l'amour, c'est finalement ce que l'on veut, à partir du moment où chaque héros de chaque histoire d'amour est en adéquation avec les règles. Et c'est tellement ça l'essentiel ! Ça ne regarde que ceux qui la vivent l'histoire d'amour, non ? Caroline et Alain, c'est une histoire racontée en 4 épisodes d'une dizaine de minutes. Foncez la découvrir ! Amours Plurielles : Polyamour, Jalousie et Ouverture du couple Dans ma quête d'histoires d'amour pas "mainstream" dans le cadre de cet épisode de St Valentin, j'ai eu envie de comprendre un peu mieux ce que l'on appelle le polyamour. Merci à Olivier pour la suggestion. J'ai choisi l'épisode de Delph intitulé "polyamour, jalousie et ouverture du couple" car il m'a semblé très interessant pour comprendre la pratique amoureuse qu'est le polyamour. On y parle de consentement, de jalousie et de privation. J'allais vous dire que Delph est en couple, dans plusieurs couples, mais je ne sais pas si ça se dit. Delph est en relations polyamoureuses. Il raconte son cheminement d'amoureux et comment il s'est ouvert au polyamour. J'ai trouvé très intéressant de comprendre comment il avait ouvert sa première relation au polyamour tout en prenant garde à ne pas faire souffrir son partenaire. J'y ai ainsi appris le mot "compersion" : l'inverse de la jalousie, le contentement de savoir que son partenaire est heureux d'avoir rencontré quelqu'un d'autres. Un sentiment que je ne connais pas mais que j'ai trouvé fascinant. Et puis, pour les couples exclusifs qui s'interrogent, Delph partage quelques conseils aussi pour sauter le pas. Les Enfants Vont Bien, Juliette Il y a quelques mois, Constance Demettre du podcast Les Enfants Vont Bien, sortait un épisode qui m'a profondément marquée et qui s'appelle sobrement, Juliette. Il s'agit du premier épisode de la saison 2 de son podcast. Et il s'agit d'un entretien entre Constance et sa fille ainée, Juliette, alors âgée de 8 ans. La famille de Constance est aimante, heureuse et constance a a cœur de montrer que les enfants vont bien, comme l'énonce fièrement le titre de son podcast. À propos de Juliette, j'imagine que donner la parole à sa propre fille sur des sujets aussi profonds et intimes que le bonheur en famille ne fut pas un exercice facile ni pour la mère ni pour la fille. Dans l'interview que j'ai réalisée pour cet épisode, j'ai demandé à Constance comment elle avait préparée sa fille à leur enregistrement. Elle m'a expliqué qu'elle lui avait laissé plusieurs jours pour réfléchir avant d'accepter de participer, puis elle lui a parlé du sujet sans pour autant lui donner les questions à l'avance pour conserver la spontanéité de l'échange. Ce qui l'inquiétait le plus restant que Juliette puisse réponse ce qu'elle pensait que Constance voulait entendre. Fort heureusement, ce ne fut pas le cas. Pour tout vous dire, j'avais prévu de parler à Constance de son podcast dans Génération Podcast depuis quelques temps. Mais pas tout de suite. Sauf que ce qui est en train de se jouer au niveau du sénat et de l'assemblée nationale en France avec la loi de bioéthique et la PMA pour tou(te)s m'a donné envie de faire du bruit et de faire connaitre sa famille, son histoire. A la manière du podcast Entre, saison 2, dans lequel Brune Bottero parle avec ses enfants chaque semaine, j'ai demandé à Constance si elle envisageait de faire intervenir Juliette, tous les ans par exemple. Elle m'a confié qu'elle aimerait l'inviter à partager son évolution au sein de sa famille extraordinaire chaque année, et qu'elle aimerait ainsi en faire le 1er épisode de chaque saison. Constance et sa femme, Aude, réfléchissent également à organiser un moment toutes les 6, avec Juliette et ses 3 petites soeurs triplées, et à enregistrer cette réunion de famille en invitant leurs 4 enfants à leur poser toutes les questions qu'elles ont en tête à propos de leur famille et de leur conception. Je trouve l'idée brillante. J'ai demandé à Constance où l'on pouvait se renseigner pour en savoir plus sur ce que ça demande à des familles comme la sienne de pouvoir en devenir une. Elle m'a conseillé d'aller faire un tour du cote d'Instagram et de suivre le hashtag #famillehomoparentale par exemple. Je vous conseille d'aller jeter un oeil à sa page @lesenfantsvontbienpodcast également. Elle me conseille aussi d'écouter l'épisode sur l'adoption de pupille d'état jusqu'alors impossible pour les couples homosexuels, (épisode 2 saison 2). Alors voila, j'espère que cet entretien vous aura donné envie d'écouter l'histoire de Juliette : c'est un entretien court et magnifique, plein d'amour. Pourquoi ai-je tenu à vous en parler dans un épisode spécial St Valentin ? Tout d'abord car je vous avais prévenus, je voulais mettre en lumière des histoires d'amour différentes, et parce que justement c'est une histoire d'amour. Et que pour certaines familles, l'amour ne suffit pas toujours pour se construire. L'épisode Juliette dure 18 minutes. Et voilà, c'est fini ! J'espère que cette sélection un peu différente à l'occasion de la Saint Valentin vous aura plu. Un grand merci a Constance d'avoir bien voulu répondre a mes questions. Je vous souhaite une très joyeuse Saint Valentin, que vous soyez seul(e) ou accompagné, l'essentiel c'est d'être bien dans ses baskets et d'aimer, à sa manière. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel entretien de l'autre cote du micro avec Fabrice Florent des podcasts histoires de darons, de mecs et de succès. Bon dimanche !

De l'autre côté du micro avec Alexandra de Histoires de Prénoms

Tous les 15 jours, j'invite un ou une podcasteur.euse de talent, connu ou moins connu, pour découvrir ce qui l'a inspiré à se lancer, son quotidien de créateur (ou créatrice) de podcasts, ce qu'il ou elle écoute, et ainsi le ou la faire passer de l'autre côté du micro. Aujourd'hui, je te présente la jolie voix qui se cache derrière le podcast « Histoires de prénoms » : Alexandra. Avocate de jour, podcasteuse le reste du temps, maman aussi… Le quotidien d’Alexandra est bien rempli! J'ai adoré la découvrir et en apprendre encore plus sur la genèse de « Histoires de prénoms ». Une anecdote qui a retenue mon attention : Est-ce que tu savais que si le concept était super clair dans la tête d’Alexandra, elle avait un petit peu peur, un petit peu du mal, comme beaucoup d'entre nous, à franchir le pas, à se lancer et finalement c'est son mec, qui, après avoir regardé la chaîne youtube de Pauline Laigneau, à noter le matériel dont elle avait besoin, lui a commandé et elle a pu enregistrer son premier épisode et se lancer? En plus, Alexandra est une ÉNORME fan de podcasts alors accrochez-vous car elle a une tonne et demie de recommandations pour vous. Dans cet épisode, Alexandra nous parle de ses épisodes et podcasts préférés, et les voici : Le premier podcast anglais qu'elle a écouté : La saison 1 de Serial, podcast américain d'investigation en anglais : ; Ses épisodes chouchou de Histoires de Prénoms : Hippolyte (ep 43), Elie (ep 21) et Roma (ep 4) ; Ce qui l'a aidée à lancer son podcast : la chaîne Youtube de Pauline Laigneau ; L'épisode qui l'a profondément marquée : l'épisode 12 "Emilie et la césarienne d'urgence" (Bliss Stories) ; Les podcasts séries qu'elle a bingé : Entre, de Louie Média (saison 1) et dans Les Pieds sur Terre, de France Culture ma fille sous influence mais aussi Homecoming (en anglais, depuis adapté en série tv) Les podcasts dont elle ne manque pas un épisode : Bliss Stories de Clémentine Galey, La Matrescence de Clémentine Sarlat et Nouveau Chapitre, de Joli Bump Écoute l'épisode avec Alexandra de Histoires de Prénoms juste ici. Allez hop, plongée dans l'univers d'Alexandra. Anne-Fleur Andrle Coucou Alexandra ! Bienvenue dans Génération Podcast. Comment ça va? Alexandra Ca va, ça va merci beaucoup. Je suis impressionnée parce que c'est la première fois que c'est moi qui passe de l'autre côté, qui ne suis plus hôte mais interviewée. Anne-Fleur Andrle Je suis d'autant plus fière d'être la première, très honorée merci beaucoup. Est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots et présenter ton podcast « Histoires de prénoms ». Alexandra Je suis maman d'une petite fille qui va avoir 2 ans. Je suis avocate à plein temps à Paris et à côté de ça j'ai lancé il y a une petite année un podcast qui s'appelle « Histoires de prénoms » dans lequel j’interroge des parents sur l'histoire cachée derrière le prénom de leur enfant. Ils viennent m'expliquer le cheminement et le pourquoi du comment ils ont décidé d'appeler leur enfant de tel ou tel prénom. Anne-Fleur Andrle Tu le sors tous les combien de temps, du coup, ton podcast? Alexandra On va dire que depuis septembre où c'est devenu un peu plus sérieux je le sors une fois par semaine, tous les mercredis. Anne-Fleur Andrle Le jour des enfants ! Alexandra Exactement ! Mais ce n’était pas le cas avant, donc c'est vraiment depuis septembre que je suis très régulière. Anne-Fleur Andrle Ca a été quoi le déclic pour toi? Tu dis justement que tu es la maman d'une petite fille en bas âge, est-ce que ça a contribué à ton envie de raconter des histoires de prénoms ou rien à voir? Comment ça s'est passé? Alexandra En fait, j'ai toujours écouté beaucoup beaucoup de podcasts depuis, peut-être 6 ans. Anne-Fleur Andrle Ah ouais, une des toutes premières à les écouter en France, non? Alexandra Je pense que j'ai écouté au tout début et j'ai commencé avec « Serial » quand le podcast américain est sorti, voilà. La première saison, c'était une enquête judiciaire et la journaliste refaisait le procès, enfin toutes les enquêtes c'était passionnant! Donc moi j'ai écouté ça et après j'ai écouté plein plein plein de podcasts américains toujours un peu ça, toujours des procès, des enquêtes, j’adorais. J'ai écouté, en France, « Affaires sensibles » et c'est à peu près tout. J'en n’écoutais pas beaucoup en fait des podcasts en France et après je suis tombée enceinte. J'ai eu une grossesse compliquée, un accouchement compliqué mais j'écoutais toujours pas de podcast sur la maternité parce que franchement, je ne savais pas que ça existait. Et quand j'ai repris le boulot, donc quand ma fille avait 6 mois, là j'ai découvert « Bliss », le podcast de Clémentine Gallet. Je l'ai découvert parce qu'elle était interviewée dans un autre podcast qui s'appelait, je crois, « Déviation » ou les gens venaient parler de reconversion. Du coup, en l’entendant, je me suis dit: « Ah bah tiens je vais aller écouter Bliss », j'ai adoré ! Surtout, ça fait vraiment écho à ce que j'avais vécu. Voilà, je me suis sentie moins seule, enfin j'ai trouvé ça génial génial génial et du coup j'ai été en écouter d'autres. Donc, j'ai surtout été écouter la « Matrescence », enfin voilà ces podcasts autour de la maternité. Les deux gros en tout cas. Je parle d’il y a plus d'un an et demi, j'ai l'impression qu'il y en a plein qui sont arrivés depuis mais voilà. Non mais c'est pas vrai, j'avais aussi écouté « Nouveau chapitre ». Anne-Fleur Andrle Ah je ne connais pas celui-là ! Alexandra Et c'était aussi là, il y avait pas mal d'épisodes et du coup je me suis dit : « Ah bah j'adore le principe, j'aimerais bien essayer de faire un podcast ». Ça me paraissait infaisable en fait. Tu sais, tout en ne quittant pas mon emploi parce que déjà j'aime mon emploi puis financièrement, c'était juste pas possible en fait de me lancer dans un truc qui ne gagne pas beaucoup d'argent. On n’en gagne pas, en fait. Donc, du coup, je me suis dit il faut que je fasse un truc court parce qu'il me faut le temps de pouvoir monter, faire les interviews, etc. Et j'avais envie de faire quelque chose qui n'existait pas, qui n'avait pas du tout été fait. Et je voulais un podcast joyeux léger sur la maternité. Tu vois, je voulais, en fait, donner un moment aux auditeurs très sympa. Je ne dis pas, il faut bien sûr aborder tout ce que fait Bliss et la Matrescence, notamment, je trouve ça génial. Moi, je suis la première auditrice mais je voulais moi un truc qui soit avec un ton beaucoup plus léger voilà. Et puis, que ce soit un moment doux et avec un format court et du coup j'ai pensé à « Histoires de prénoms » parce que j'étais la seule de mon entourage, enfin de mes amis proches en tout cas, à avoir un enfant et c'était vraiment LA question ! C'était même pas quand est-ce que j'aurai un enfant? Avec qui j'aurai un enfant? C'est comment je vais appeler cet enfant? Anne-Fleur Andrle C’est vrai? Alexandra Ouais, dans mon entourage, c'était vraiment LA question ! Et dès qu'on disait « Ah, machin a eu un enfant! » machin qu’on ne connaît même pas, la seule, la première question c'est comment il s'appelle ? Comment il s'appelle et pourquoi ? Donc je me suis dit les gens adorent connaître le prénom mais par contre on ne connaît pas beaucoup l'histoire du prénom parce que comme la majorité des gens le disent après la naissance, justement pour pas se prendre des réflexions, c'est un peu trop tard pour demander pourquoi. Parce que, déjà, ça peut être mal pris ! Tu vois si on dit « Ah bon, bah pourquoi tu l'as appelée Sofia ? » par exemple pour le prénom de ma fille et tu vois je trouve que ça ne se fait pas de poser cette question. Ça peut être un peu abrupte et puis en plus quand l'enfant vient de naître bon bah t'es tellement dans autre chose et pendant plusieurs mois tellement dans autre chose qu’après, en fait, le sujet n'est plus trop abordé et c'est dommage parce que les parents se sont tellement pris la tête ! Anne-Fleur Andrle C'est vrai. Alexandra C'est tellement un énorme truc avant la naissance que voilà du coup j'avais envie de remettre un peu ce moment-là au centre et cette décision-là, qui avant que l'enfant naisse est quand même la décision très très importante que tu prends pour lui ou pour elle. Et voilà donc c'est comme ça que j'ai eu l'idée, assez simplement. Anne-Fleur Andrle Trop bien ! Du coup, j'aimerais bien savoir entre l'idée et la sortie du premier épisode, il s’est passé quoi? Tu sembles, dans ce que tu expliques, avoir été déterminée assez rapidement à sortir un podcast? Comment est-ce que ça s'est passé concrètement, en vrai? Alexandra Ouais mais alors en fait par contre, j'ai mis quand même du temps. On va dire que j'ai eu l'idée, vraiment hyper rapidement, peut-être une semaine après avoir écouté le premier podcast « Bliss ». Anne-Fleur Andrle Ah ouais ! Alexandra Vraiment, je me dis je vais le faire et je veux que ce soit sur les prénoms et tout ça. Donc ça, c'était en septembre et j'ai enregistré mon premier épisode en janvier et pourtant je savais qui était l'amie que j'ai interviewé en premier et j'ai eu quand même assez vite une idée des questions, de tout ça, mais en fait je n’arrivais pas à passer le cap d'acheter du matériel qui est quand même coûteux. C'est pas non plus un gros investissement quand on voit d’autres personnes qui font de l'entreprenariat mais bon je me disais : « Oh là là, mais c'est trop bête, si tu dépenses ça et qu'en fait tu ne fais qu'un épisode » ou « Tu le fais jamais » ou finalement que tu ne t’y tiens pas… Voilà j'arrivais pas à passer le cap et c'est vraiment mon mec, tout le temps, il me disait : « Mais pourquoi tu le fais pas? Mais c'est une super idée, ça va marcher, fais-le ! Fais-le ! Fais-le ! » Et un jour il a pris son ordinateur et c'est lui qui a commandé ! Anne-Fleur Andrle C'est génial, J’adore ! Alexandra C’est vraiment à lui que je dois l'existence du podcast parce que c'est lui qui l'a fait ! Anne-Fleur Andrle Du coup, là, ça fait un an presque tout pile que tu t'es lancée. Tu t'es lancé au mois de janvier 2020 et on est, au jour où on enregistre cet épisode, au mois de janvier 2021, qu’est-ce qu’il t'apporte au quotidien ce podcast finalement? Alexandra Bah déjà c'est plein de rencontres, plein d'histoires, c'est plein d'échanges. Je reçois beaucoup beaucoup de messages d’auditrices, parce que c'est quand même à 99%, je pense, écouté par des filles. Beaucoup de témoignages aussi parce qu'il y a beaucoup de gens qui veulent venir raconter l'histoire de leur prénom donc ça, c'est hyper chouette, tous ces moments d'échange et de partage. Il y a beaucoup de mamans que j'ai interviewé avec qui je me suis très bien entendue et avec qui c'était de chouettes rencontres et puis en plus ça me sort tellement de mon métier et ma vie que c'est hyper enrichissant pour moi. Après, je ne connaissais pas Instagram avant de commencer le podcast donc du coup, tu vois, ça a été un peu aussi une découverte Instagram! La maternité enfin surtout le mouvement de la maternité sur Instagram, la libération de la parole et tous les podcasts sur la maternité qui existent comme le tien, même des podcasts, un peu de niche, mais qui aident car on se sent moins seule. Anne-Fleur Andrle Si on devait écouter un épisode uniquement de ton podcast, ce serait lequel et pourquoi? Alexandra Bah le plus dingue, c'est celui que j'ai sorti cette semaine. L'histoire la plus dingue! C'est l'histoire du prénom Hippolyte, c'est Estelle qui la raconte. Je ne vais pas dire pourquoi, parce que c'est dingue et c'est tout l'intérêt de l'épisode ! Et c'est l'épisode où j'ai eu le plus de messages et de retours. Les gens étaient bluffés et en plus elle a une manière de la raconter qui était très drôle. Donc moi j'ai passé un très bon moment et les gens à l'écoute aussi. Et après, au-delà de ça, parce que son histoire est unique et je pense qu'il n'y en n’aura pas vraiment d'autres comme ça, après je conseillerais les épisodes Elie ou même Roma. Dans un genre différent, qui correspond à l'idée que j'avais du podcast c'est de raconter et d'aller expliquer la signification, le choix, l'idée de faire hommage à quelque chose ou au contraire pour l'épisode d’Elie, comme des fois tu te rends compte que le choix d'un prénom peut être hyper troublant parce qu'il peut renvoyer à plein plein de choses, qu'en fait, t'avais jamais conscientisé, que tu ne savais pas que ça allait arriver et en fait ça colle parfaitement. Anne-Fleur Andrle J'ai déjà écouté celui de cette semaine sur Hippolyte, j'ai déjà écouté Roma mais Elie ne me dit rien donc je serais contente de découvrir ça Alexandra Et puis, en plus, Danielle a une super manière de raconter des choses. Je pense à l'épisode de Jasmine avec Clémentine Sarlat, que tu as reçu aussi, dans un genre proche de l'épisode Hippolyte parce que son histoire est assez dingue. Je l'ai trouvé vraiment sympa aussi, très sympa. Et j'ai eu beaucoup beaucoup de de retours, les gens ont adoré. Anne-Fleur Andrle Justement, comment est-ce que tu choisis tes invités? Alexandra Alors, au tout début, quand j'ai commencé je ne connaissais pas Instagram donc je ne connaissais pas d’influenceuses, je ne connaissais pas du tout les mamans Instagram. Puis, j'en ai contacté quelques-unes et j'ai quand même souvent eu des retours positifs. Par exemple, j'avais contacté Émilie Daudin de The brunette parce que le prénom de sa fille, je le trouvais très rare, c'était Pernille. Pareil, Audrey Azzed sur Instagram le prénom de sa fille c'est Joey et du coup c'était deux prénoms assez uniques et donc je m'étais dit : « Ah derrière, il doit y avoir une histoire ! » ou de toute façon ça suscitera la curiosité. Et après, en fait, à un moment donné, au début de l'été je crois, j'ai demandé aux gens qui m'écoutaient qui ils avaient envie d'entendre et j'ai eu tellement de réponses que j'ai des idées maintenant pour longtemps. Après j’interview pas que des influenceuses ou pas que des personnalités mais il y a aussi des témoignages d'anonymes. Et là, j’en reçois spontanément beaucoup beaucoup. Donc après ça met du temps, tu sais, d'écouter, de répondre et tout ça mais bon il y a aussi par ce biais là que j'ai des histoires. Par exemple, la semaine prochaine ce sera une histoire que j'aime beaucoup, elle m'avait écrit pour me raconter son histoire et après on s'est rencontré et on a enregistré. Anne-Fleur Andrle D’ac ! Alors du coup je me demandais, tu enregistres plutôt en personne ou à distance ? Enfin, j'imagine que l'année passée et peut-être une partie de l'année à venir apporte quand même son lot de challenges et difficultés pour les rencontres en personne. Alexandra Je mettais vraiment un point d'honneur, quand j’ai commencé, à enregistrer en personne. Enfin, en fait, je ne savais même pas qu'on pouvait enregistrer à distance donc voilà. Après il y a eu le confinement donc moi ça a complètement stoppé le podcast. Enfin, je ne savais plus comment faire quoi, je n'avais pas compris qu’on pouvait enregistrer à distance et j'avais peur que le son soit hyper mauvais bon ce qui était un peu le cas en plus au début pour moi. Enfin c'était pas hyper mauvais mais c'était vraiment pas aussi bon et puis j'ai pris un peu le pli de l'enregistrement à distance et maintenant j’enregistre quand même tout ce que je peux faire en personne, je le fais en personne mais clairement entre les confinements, les couvre-feux et les gens aussi qui vivent à l'étranger ou qui vivent pas à Paris et dont j'ai envie d'entendre les histoires, c'est 50/50. Anne-Fleur Andrle Comment est-ce que tu prépares, du coup, tes rencontres avec tes invités? Est-ce que tu fais beaucoup de recherches en amont? Est-ce que tu as des conversations poussées un petit peu avant les enregistrements ou est-ce qu’au final, tu te laisses vraiment porter par la découverte de l'histoire de chacun et tu en fais un peu un épisode unique comme ça? Alexandra Non mais même pas sauf quand c'est des témoignages d'anonymes parce qu'elles m'écrivent et qu'elles m’expliquent l'histoire et donc, en effet, je l'ai sélectionné mais quand c'est des gens que j'ai sélectionné sur Instagram je ne connais même pas l'histoire, je connais juste le prénom mais après moi c'est un format qui a un peu peut-être un peu comme le tien tu sais, c'est un peu les mêmes questions qui vont revenir. Alors après la conversation va prendre un tour particulier mais du coup tu vois je connais mes questions. C'est un peu une chronologie, je suis la chronologie et puis après je me laisse porter par la conversation. Anne-Fleur Andrle Et du coup, en post de production est-ce que c'est toi qui réalise, qui fait le montage ou qui édite? Ou est-ce que tu as un coup de main là-dessus? Alexandra Non, maintenant c'est moi ! De la même manière que j'étais incapable d'acheter mon micro, j'étais incapable de m’y mettre. Si, j'avais quand même suivi des petits tutos, c'était Pauline Laigneau, qui a une chaîne youtube là-dessus. Moi j'ai beaucoup écouté, ça m'a beaucoup aidé mais d'ailleurs c'est comme ça que j'ai choisi le matériel à acheter. Et donc, c'est elle qui avait aussi un peu expliqué, le montage et tout. Mais moi, j'arrivais pas à monter donc c'est mon mec qui l'a fait aussi alors qu'il est avocat donc encore sympa. Et c'est son frère qui travaille dans la musique qui est artiste et qui du coup lui, forcément, il était beaucoup plus au fait, c'est donc mon beau-frère qui a monté les 2 premiers puis il a montré à mon compagnon. Anne-Fleur Andrle C'est génial ... Alexandra Ouais et après je m’y suis mise au confinement et maintenant je fais tout toute seule. Anne-Fleur Andrle Trop bien, bravo ! Alors, du coup, maintenant tu maîtrises! Tu montes sur quoi? Alexandra Je monte sur Ripper. Oui, oui, je maîtrise. En fait, en réalité, c'est que moi je suis nulle en technique. Mais, en fait, ce n’est vraiment pas très compliqué mais une fois que t'as pris le pli c'est à fond! Anne-Fleur Andrle Je suis carrément d'accord avec toi, je crois que quand on se lance dans des projets comme ça on se trouve tous des ressources qu'on ne soupçonnait pas hein? Alexandra Ouais sûrement ! Anne-Fleur Andrle Oui et la technique fait souvent peur mais, en fait, un peu à défaut parce que finalement ça se passe plutôt bien ! Alexandra C'est ça mais moi c'est vrai que ça c'était un gros frein, et même l'utilisation du micro, du zoom. Mais d'ailleurs, c'est là que ça m'a sauvé la vie les vidéos de Pauline Laigneau. Anne-Fleur Andrle Est-ce que, du coup, tu édites, enfin tu montes beaucoup ou est-ce que tu laisses vraiment le flux de la conversation tel quel? Alexandra Ça dépend. Mais si je monte quand même mais parce que je veux conserver un format plutôt court donc je monte quand même mais pas tant que ça parce que bon une histoire de prénom c'est rare que ça dure 1h. Anne-Fleur Andrle Est-ce que tu as déjà eu le trac avant la sortie d'un épisode ou avant d'avoir rencontré un de tes invité par exemple? Alexandra Ah oui, avant la sortie d'un épisode, non. Le seul truc c'est que je me disais « Mince, J'espère que j'ai tout vérifié, qu'il n'y a pas de bug technique » et puis une fois, il y en a eu un, et je me dis ce n’est pas grave je m’y remets, je refais, je remonte, j’enlève et voilà ça me prend 10 secondes et c'est plus très grave finalement ça. Avant les rencontres, oui, je pense mais tu vois le fait que ce soit à distance finalement… Pendant Clémentine Sarlat, je pense que j'aurais eu le trac parce que moi j'ai écouté ses podcasts religieusement et puis elles sont deux à vivre de podcasts sur la maternité. Anne-Fleur Andrle Moi aussi j'étais hyper impressionnée quand je l'ai rencontrée. Alexandra Moi, comme c'était à distance, du coup c'était plus facile quoi. Tu vois, c'était plus facile et puis en plus elle est très avenante. Peut-être aussi le premier que j'ai fait mais l elle était hyper sympa aussi. Anne-Fleur Andrle Tant mieux. Est-ce que tu pourrais partager un des plus gros fail de cette année écoulée de podcasts ? Une galère et comment tu t'en es sortie? Alexandra Je n’ai pas vraiment eu de vraie galère. Je dirais les galères peut être ça a été de se mettre à l'enregistrement à distance, de prendre le pli et de de se dire si c'est un petit peu moins bien ce n’est pas grave. Justement, de passer encore outre l'obstacle un peu technique et d'aller regarder comment on faisait sur des blogs. Et puis de s'y mettre quoi ! Donc il fallait juste s'y mettre. Peut-être, finalement, ce n’est pas des fail mais tu sais, peut-être comme toi, des fois, tu contactes des gens, ils ne te répondent pas, ils te répondent pas, te répondent pas parce que sur Instagram, enfin toi, t'es personne comparé à eux et en fait c'était Clémentine Sarlat justement qui dans un podcast sur Le Gratin… Anne-Fleur Andrle Non sérieux, c'est énorme parce que c'est, moi aussi en fait, en l’entendant dire ça dans Le Gratin, en disant qu'il fallait la contacter, la harceler, bien sûr avec tous les guillemets, que j'ai pris mon courage à deux mains et que je l'ai contactée. Alexandra Exactement et elle dit qu’il ne faut pas avoir peur de relancer, relancer, relancer parce qu’elle disait « même moi je passe ma vie à relancer des gens ». Ouais en fait je le comprends et du coup ça et tu vois bah c'est quand je l'ai écouté, je l'ai relancée et du coup elle m’a dit oui et en fait j'en ai relancé plein. Et puis, tu vois, des fois, quand je relance, les gens finissent par me dire oui. Non pas que je me sois acharnée mais en fait ils finissent par voir mon message parce qu’ils en reçoivent tellement. Enfin, je pense à des gens assez connus, enfin très suivis, elles reçoivent tellement de messages que je comprends bien que le mien passe à la trappe ! Et en fait maintenant je n’hésite pas à relancer, à renvoyer des mails. Quand on m'a dit : « non » je j'accepte. Disons quand même, je ne suis pas folle! Donc ce n’est pas des fail finalement. Enfin, sur le coup, je le prenais très mal qu’on ne me réponde pas. Maintenant, je comprends bien. Ou après, sur les écoutes, il faut accepter qu’il y ait des épisodes qui soient plus écoutés que d'autres. Mais ce n’est pas des échecs dans la mesure où on t'écoute quand même. L'audience c'est peut-être le truc ou j'ai du mal c’est qu’évidemment, je l’ai fait comme un hobby à la base mais après je trouve que c'est comme un écrivain qui écrit un livre, tu as envie que ce soit quand même écouté et où tu mets la barre pour t’estimer satisfaite Anne-Fleur Andrle Et alors comment est-ce que tu le places ce curseur? Alexandra Je pense que je le place très haut et c'est pour ça que j'ai du mal à m’estimer satisfaite, ce qui est un peu dommage parce que c’est un truc qui démarre, comme un truc qui est censé être un hobby et qui te rend contente et je devrais l'être parce qu'en plus pour un podcast qui démarre, et puis je ne fais pas du tout ça à plein temps, j'ai quand même des belles audiences mais bon j'ai du mal à être satisfaite. Mais je ne sais pas où je mets le curseur pour autant ! Tu vois, je ne sais pas si je me dis : « Ah bah tiens, à 100 000 écoutes par mois, je serai contente ». Je pense que oui mais tu vois j'ai fait 65000 écoutes en décembre. C’est quand même pas mal, j'étais contente mais pas non plus hyper satisfaite. Ça, c'est mon problème dans d'autres domaines aussi. Anne-Fleur Andrle Est-ce que tu te souviens d'un épisode qui t'a particulièrement marquée depuis que tu écoutes des podcasts en général ? Un épisode spécifique ? Alexandra Tous podcasts confondus ? Anne-Fleur Andrle Ouais parmi tous les podcasts que tu écoutes en tout cas? Alexandra Je vais parler plutôt des podcasts français parce que j'écoute beaucoup beaucoup de podcasts américains mais c'était mon parcours personnel et le podcast que j'avais besoin d'entendre à ce moment-là c'était Bliss : Le témoignage d'Emilie Daudin sur la césarienne d'urgence parce que j'avais vécu la même chose et personne autour de moi ne l’avait vécu et ça, ça m'a fait vraiment me sentir moins seule donc je dirais celui-là. Anne-Fleur Andrle OK très bien. Actuellement, je ne sais pas du coup si ça a changé, c'est quoi ton podcast préféré? Le podcast dont tu ne loupes aucun épisode? Alexandra Je dirais que c'est « Bliss » encore, « Bliss » et « La matrescence ». Anne-Fleur Andrle Ah ouais quand même, déclaration d'amour total pour les podcasts sur la maternité. Alexandra Et ce que j'écoute beaucoup mais ce n’est pas des choses qui sortent toutes les semaines, j'écoute beaucoup de séries et donc par exemple des séries qui m'ont marquées aussi mais c'est pas un épisode mais une série, c’est « Entre » Anne-Fleur Andrle Les 2 saisons sont canons d'ailleurs, Laquelle? Alexandra La saison 1 de « Entre » de Louie Media. Vraiment c'est un des trucs les plus incroyables… Anne-Fleur Andrle Tu veux en parler un petit peu pour ceux qui ne connaissent pas? leur expliquer un peu le concept de ce podcast? Alexandra Ouais, je ne veux pas trop dire mais c'est vraiment incroyable. C'est une petite fille, enfin, une petite fille, non ! Elle a 12 ans donc c'est vraiment l'entrée au collège. Elle livre un peu sa vie comme un journal intime, un petit peu et en fait c'est pas du tout cucu ou quoi enfin au contraire, c'est très profond. Et bon, la petite fille est incroyable donc je pense que ça en est pour beaucoup dans la qualité du podcast. J'ai trouvé ça hyper touchant, très beau. Ça me concerne pas du tout parce que j'ai personne autour de moi qui soit en pré adolescence, ma fille a 2 ans. Mais vraiment j'ai trouvé que c'était magnifique et vraiment je recommande ce podcast! En plus c'est très cout. Ça dure 10 minutes et il y en a 10 donc limite j'avais du tout écouter d'une traite, j'ai adoré. Et aussi dans le genre série qui m'a vraiment marquée c'était une série : « Les pieds sur terre ». Donc c'est un podcast de France Culture : c'était une famille dont la fille est enrôlée dans Daesh. C'était incroyable aussi, incroyable à tous les points de vue, tu suis vraiment la famille, tu plonges dans l'intérieur de cette famille et la mère, en plus, était assez extraordinaire et j'avais trouvé ça vachement bien aussi. Anne-Fleur Andrle Il ne me dit rien celui-là alors que je suis une grande fan des « Pieds sur terre » ! Je vais le retrouver, je le mettrai dans les notes du podcast avec tous les épisodes que tu recommandes. France Culture franchement d'ailleurs, « Les pieds sur terre » plus particulièrement, je le trouve exceptionnel en termes de portraits, de racontage d'histoires, ils sont vraiment fous. Alexandra C'est ça ! Moi les mini séries, j'adore et il n’y en a limite pas assez à mon goût. Anne-Fleur Andrle Je te rejoins complètement là-dessus. Je crois que moi j'ai commencé à l'inverse plutôt par des podcasts avec des témoignages assez longs, à des interviews et de plus en plus, je me tourne vers des podcasts pas hyper produits du coup, des documentaires, des mini-séries et je suis archi fan donc merci pour ces recommandations parce que je connais tout! Alexandra Ça je suis fan et alors pour le coup, je connais qu’en version anglaise et bien sûr, il doit y avoir une version française, les mini séries fictions. J'en ai écouté aussi que j'ai adoré. Homecoming, par exemple. Maintenant, c’est une série sur Netflix mais à la base c'était un podcast. Anne-Fleur Andrle Est-ce qu'il y a un conseil que tu aurais aimé qu'on te donne quand tu t'es lancée et qui pourrait, du coup, bénéficier à des aspirants podcasteurs ou même des podcasteurs tout court? Alexandra Moi c'était vraiment sur la technique. Donc, finalement on ne me les a pas donnés directement mais via la chaîne Youtube de Pauline Laigneau, je les ai eu. Puis je sais que maintenant, il y a de plus en plus de formations là-dessus donc moi ça m'a aidée. Après, peut-être le truc que j'aurais aimé qu'on me dise, que j'ai envie de dire aux gens qui sont un peu comme dans ma situation, tu sais on entend beaucoup de gens qui disent : « moi j'ai eu l'idée et puis ça s'est fait, mais vraiment, en 10 minutes ! C'était fait le lendemain ! J'ai acheté mon micro et j'enregistrais, ça cartonnait ». Tant mieux pour ces gens-là ! Il y a des fonceurs et c'est top mais pour les gens qui ne sont pas comme ça ou qui ont des hésitations, j'ai envie de dire que c'est pas grave. Enfin, pour certaines personnes, c'est pas grave de prendre son temps et à la limite ça peut être valorisé et ça n'empêchera pas de s'y mettre à fond derrière. Donc accepter qu’il puisse nous falloir plusieurs semaines ou plusieurs mois pour passer le cap d'acheter son matériel ou d'avoir vraiment son idée ou même de passer à l'enregistrement du premier épisode qui peut faire un peu peur. D'accepter que ça puisse prendre du temps, même dans sa tête mais qu’après, par contre, une fois que s'est lancé, ça roule! Anne-Fleur Andrle Très joli conseil ! On te souhaite quoi du coup, là, pour la suite? Alexandra Que ça continue ! Des écoutes ! Anne-Fleur Andrle Les fameux 100000 téléchargements par mois ! Alexandra Parce qu'en fait le nerf de la guerre c'est d'espérer être sponsorisé : plus t’as d’écoutes, plus tu peux espérer être sponsorisé et donc avec cet argent avoir quelqu'un qui monte et pouvoir, toi, faire plus de choses quoi ! Parce que bon moi là clairement j'ai un emploi d'avocate à plein temps, une petite fille, un podcast une fois par semaine, je peux difficilement faire plus ! Et pourtant j'aimerais faire plus ! Et tu vois, j'ai d'autres idées mais là, à moins d’arrêter de dormir ça me paraît compliqué ! Donc c'est plus pour ça, parce que je me dis que ça m'aiderait à développer parce que même, enfin je sais pas toi mais moi je fais aussi tout l’Instagram et ça prend du temps. Même démarcher les gens, tout prend du temps pour que ça évolue bien. Anne-Fleur Andrle Est-ce que tu aurais un petit mot de la fin? Alexandra Belle écoute de tous les podcasts le mien et ceux des autres parce que je considère vraiment qu'il y a de la place pour tout le monde, en tout cas, pour tout type de podcasts à la condition, en effet, de choisir un truc qui soit un peu original mais voilà lancez-vous pour celles qui veulent se lancer et puis continuez d’écouter pour les auditrices fidèles. Texte adapté à partir de l'épisode 12 de Génération Podcast. Edité pour la compréhension. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à me rendre service et à aider le podcast un peu à gagner en visibilité. Pour cela, direction Apple podcast si vous avez un iPhone ou un Mac : laissez 5 étoiles au podcast et un petit mot doux. Ça fait, d'abord, hyper plaisir et ça aide vraiment au développement du podcast. Si vous n'avez pas accès à un iPhone ou un Mac, sachez qu’en parler autour de vous sur les réseaux sociaux ça m'aide aussi énormément. Écoute l'épisode avec Alexandra juste ici.

Sélection hors série : journée de lutte contre le cancer

« Le mot cancer fait peur ! Il m’a fait peur… Je pense que c'est la plus grande peur de beaucoup de personnes donc pourquoi pas aller à l'écoute de cette peur pour montrer ce que c'est… » Emilie Daudin, blogueuse, podcasteuse, récemment diagnostiquée d'un cancer triple négatif du sein. Je me permets de prendre le micro (et la plume) avant notre traditionnel rendez-vous du dimanche, aujourd'hui 4 février, à l'occasion de la journée internationale de lutte contre le cancer. Chaque année, le 4 février, l'OMS, qui est l'Organisation Mondiale de la Santé, s'associe au centre international de recherche sur le cancer, aussi connu sous l'acronyme CIRC, afin de promouvoir les moyens de faire reculer la morbidité que l'on doit à cette maladie. Car oui, chaque année 9,6 millions de personnes décèdent du cancer. C'est plus que le VIH sida, la malaria et la tuberculose réunis. Selon l'OMS toujours, environ un tiers de ces décès peuvent être évités et si détectés suffisamment tôt alors un autre tiers d'entre eux seraient même guérissables. C'est pas complètement dingue. Alors vous le savez peut-être si vous m'écoutez ailleurs qu'ici mais les sujets dont on n'ose pas parler sont des sujets qui me passionnent et qui collent à mon micro. Je ne suis ni médecin, ni chercheur, enfin je ne le suis plus, mais je pense que parler peut contribuer à la prévention. Alors, aujourd'hui j'ai eu envie de vous proposer une sélection d’épisodes et de podcasts qui traitent du cancer parce que je reste convaincue que le savoir : c'est le pouvoir. Pour l'occasion, je vous propose des podcasts et vous (re)présente à une podcasteuse, Émilie Daudin, qui a récemment lancé le podcast Triple négatif. La sélection inclue les podcasts suivants : Combattre le cancer par l'Institut Pasteur (16 min) Les combattantes par Marielle Fournier, pour RTL Originals (épisode 1, 21 min) Interception de France Inter (Les enfants de Gustave Roussy, la vie malgré le cancer, 50 min) Patients Ensemble de Céline (Franck Marandet, le cancer du sein chez l'homme, 18 min) Expat Families par Cindy Cauley (épisode 29, Jenny - Combat contre un cancer du sein pendant sa grossesse en Australie, 80 min) Triple Négatif par Emilie Daudin (épisode 1, 10 min) Triple Négatif Triple négatif est sorti tout récemment et est produit par Émilie Daudin. Vous la connaissez peut-être sur les réseaux sous le pseudo de Émilie Brunette. Émilie a lancé le podcast « Triple négatif » il y a à peine quelques jours mais elle n'en est pas à son coup d'essai en termes de podcasts… J'ai co-crée deux podcasts. Le premier s'appelle « Pow[her] » avec Émilie Le Guiniec qui est une de mes meilleures amies et également « Pow[her] Mama ». Le premier podcast « Pow[her] » parle de l’empowerment des femmes et « Pow[her] Mama » parle de la maternité déculpabilisante. J'ai aussi créé récemment le podcast « Triple négatif » qui va parler, du coup, du cancer triple négatif. Émilie a découvert son cancer du sein à l'âge de 32 ans, il y a quelques mois tout juste. Un cancer agressif un triple négatif. En fait le cancer du sein triple négatif concerne environ 15 à 20 % des cancers du sein. Il faut savoir qu'il y a 4 cancers du sein différents, pas qu'un seul et qu’ils ne se guérissent pas tous très bien malheureusement. Le problème du cancer du sein triple négatif c'est qu’en fait il y a 50 % des cancers du sein triple négatif qui se soignent bien, d'autres qui sont résistants à la chimiothérapie donc ça va être plus compliqué de les soigner. Il y a un très gros risque de récidive. Il ne répond pas aux œstrogènes, ni à la progestérone, ni la surpression de récepteurs à la protéine R 2 donc c'est pour ça qu'ils sont négatifs à chaque fois d'où le terme triple négatif. Un cancer vraiment difficile à soigner et on espère, enfin moi j'espère en tout cas, en guérir. Il touche beaucoup de femmes qui ont moins de 40 ans dont moi. Je vous le disais, ce podcast a quelques jours à peine. J'ai demandé à Émilie si elle pouvait nous raconter ce projet et comment est-ce qu'elle avait décidé que ce serait un podcast et non une vidéo ou encore un livre par exemple. Quand j'ai découvert mon cancer, j’ai fait un épisode de podcast dans « Pow[her] » pour en parler puisque je savais qu'on allait toucher beaucoup de personnes. Il a été énormément écouté et ce qui a permis aussi, du coup, d'avoir ces personnes qui vont aller se dépister, qui vont prendre soin d'elles, c'était, vraiment, un peu, un cri d'alarme cet épisode de podcast. Tout de suite, en fait, je me suis dit bien sûr j'aimerais créer un livre sur mon épisode de cancer pour pouvoir aider beaucoup de personnes, les personnes aussi qui sont sourdes et qui ne peuvent pas écouter les podcasts. Mais c'était plus facile pour moi de créer un épisode de podcast parce que c'est ce que je sais faire de mieux, que c'est beaucoup plus facile pour moi de parler et que ça permettrait du coup d'échanger et d'avoir ce soutien moral et d’écoute quand on vient d'être diagnostiquée d'un cancer, qui était hyper important. Moi quand on m'a diagnostiqué ce cancer, j'ai bien sûr écouté le podcast « Impatiente » qui est incroyable. C'est un podcast féministe un peu sur le cancer du sein. Il n’y avait pas de podcast sur le cancer à proprement parler à part des épisodes, effectivement, comme le mien ou j’ai parlé du cancer, il y avait d'autres qui parlent aussi de leur cancer mais c'était important d'avoir un podcast dédié au cancer. Il s'agit d'un podcast sous forme de journal, qui accompagne Émilie dans son parcours au jour le jour. On y parle chiffres, on y donne vraiment du concret et Émilie y a l'ambition de partager quelques astuces du quotidien et espère vraiment démystifier les mots un peu barbares et parfois tabous autour du cancer afin d'en libérer la parole. Je vais parler des proches, je vais parler de la sexualité, je vais parler de la chirurgie, je vais parler de la ménopause parce que je suis concernée en ce moment puisque je suis ménopausée. Je vais parler vraiment de tous les sujets : la peur, l'angoisse… Ce sera à la fois un journal audio et à la fois informatif. Et puis bien sûr, c'est important pour moi d’interviewer des personnes qui ont à la fois le cancer du sein triple négatif et qui sont en rémission parce que c'est important d'avoir des témoignages de rémission. C'est ce qu'on recherche en priorité quand on est malade. Et aussi avoir des témoignages de personnes qui sont actuellement en traitement pour qui ça se passe moins bien, qui sont soit métastasées, soit en fin de vie, soit en plein traitement comme moi actuellement. Et puisque cette sélection est une sélection hors-série à l'occasion de la journée internationale de lutte contre le cancer, j'ai demandé à Émilie qu'est-ce que cette journée internationale, cette journée si particulière lui évoque. La journée internationale de lutte contre le cancer pour nous, pour moi, en tout cas, très important parce qu'on va faire une grande action avec « les triplettes » (c'est donc mon groupe de personnes qui ont le triple négatif). On est un petit collectif, on veut vraiment faire découvrir notre cancer. On avait prévu une grosse campagne d'affichage qu'on va repousser un peu plus tard. C'est un peu compliqué avec le Covid actuellement mais on va faire une vidéo. On va parler et montrer les visages des personnes qui ont ce cancer puisqu'il n'y a pas que moi. C'est pour le faire connaître, pour, aussi, avoir des traitements parce qu’on aimerait bien avoir accès à des traitements novateurs qui fonctionnent à l'étranger et qui ne sont pas encore reconnus en France. Et on aimerait vraiment éviter que les femmes dépensent des fortunes pour se faire soigner à l'étranger. Donc pour moi la journée internationale de lutte contre le cancer c'est faire honneur à tous les cancers, les montrer, éviter de les invisibiliser et faire en sorte de récolter de l'argent. Au moment où j'enregistre ces quelques mots, il y a seulement un épisode qui est sorti ainsi qu’une bande annonce et le premier épisode dure une dizaine de minutes environ. J'aimerais bien, effectivement, le sortir à intervalles réguliers, tous les 10 jours ou toutes les 2 semaines, toutes les semaines… C'est compliqué donc vu que je suis sur en chimiothérapie actuellement je ne me mets pas de pression parce que les épisodes je les écris à l'avance contrairement aux autres podcasts où c'est juste des interviews. Alors voilà, je trouve que ça résume vraiment bien l'idée de cette sélection spéciale que l'on soit concerné de près, de loin ou pas encore par le cancer, je pense que c'est super important de se renseigner, de savoir ce que c'est de vivre avec le cancer, ce que c'est d'aider quelqu'un qui est touché par le cancer et en écoutant ces histoires, en écoutant ses voix d'hommes et de femmes, ça permet aussi de ne pas invisibiliser ces humains qui sont très nombreux et qui ont besoin d'être entendus. Combattre le cancer, Institut Pasteur C'est un épisode qui permet de définir de quoi on parle justement aujourd'hui : du cancer. C'était un épisode qui est produit par l'Institut Pasteur. Il revient sur la définition du cancer, sur les enjeux de la recherche sur le sujet, sur le dépistage et les pistes de traitement. Cela dure 15 minutes et vous y apprendrez des choses comme est-ce qu'on doit parler du ou des cancers par exemple. Les combattantes, RTL Originals C’est un podcast qui s'appelle « Les combattantes » qui a été réalisé par RTL Originals et qui est présenté par Marielle Fournier qui est, elle aussi journaliste sur M6 il me semble. Dans ces 5 épisodes, Marielle interviewe Lili Sohn, qui est une célèbre autrice de BD, Aurélie Lamy, Viviane et Géraldine Dormoy qui est reporter à L'Express, il me semble également. Toutes reviennent sur le cancer du sein, sur leur cancer du sein. Dans ces 5 épisodes, 4 femmes témoignent donc en parallèle sur 5 thèmes à raison d'un thème par épisode. Ainsi, on traite de l'annonce, de voir son corps changer, du rapport aux autres, aux proches, de gérer et de vivre l'après maladie et enfin de comment rebondir après la maladie. Les interviews sont bienveillantes, très authentiques, absolument aucun tabou et même parfois marrantes. Je vous conseille de commencer par l'épisode numéro 1 qui dure 21 minutes. Interception Un autre podcast dont je vous recommande l'écoute, c'est un podcast de France Inter. Les mots « cancer » et « enfants » c’est une association de mots qu’on n’espère ne jamais entendre, c'est une association terrifiante. Dans son émission « Interception » les producteurs de ce podcast nous proposent une immersion totale à l'étage pédiatrique de l'institut Gustave Roussy, le tout premier centre de lutte contre le cancer en Europe. On passe donc cette petite heure avec plusieurs patients à découvrir leur quotidien et à découvrir comment est-ce qu’eux même vivent ces traitements et cette maladie. C'est vraiment très fort et je vous le recommandé très sincèrement Patients Ensemble J'aimerais vous recommander un autre épisode qui parle à nouveau du cancer du sein mais cette fois-ci chez l'homme. Je vous propose le témoignage de Franck Marandet qui en a souffert et qui en souffre. Alors Franck, l'invité de cet épisode de « Patients ensemble » a créé un blog qui s'appelle Fin du monde et poissons rouges, il vous explique d'ailleurs pourquoi dans son entretien avec Alice. Ce blog est d'ailleurs une mine d'informations sur son parcours. Si vous cherchez des informations sur le cancer du sein chez l'homme, c'est vraiment une bonne base de départ je pense. Et il raconte dans ce podcast comment le diagnostic de cette maladie, à tort comprise et imaginée un peu comme une maladie de femme, l'a forgé. Cet épisode, c'est l'épisode 26, il dure 18 minutes. Je vous conseille, d'ailleurs ce podcast « Patients ensemble » pour retrouver tous types de témoignages de patients, d'experts, d'associations, de médecins. C'est une vraie mine d'or Expat Families Dans ce podcast qui parle de parentalité et d'expatriation, Cindy Cauley donne la parole à Jenny, jeune maman française, expat en Australie, qui a découvert son cancer du sein pendant sa seconde grossesse. Alors qu'elle sent une boule qui ne lui semble pas complètement normale dans un de ses seins, Jenny décide de consulter un médecin qui la renvoie chez elle en lui disant : « t'es bien gentille mais c'est une boule de calcium ». Sauf que Jenny, elle savait qu'il y avait un truc qui clochait. Elle a insisté pour avoir des examens complémentaires et c'est comme ça que son triple négatif a été diagnostiqué. Vous verrez dans cet épisode, c'est assez impressionnant parce qu'on parle de sa grossesse et on parle aussi du pouvoir de la communauté pour mener à terme cette grossesse en sauvant non pas une, mais bien deux vies. C'est un épisode qui est certes très émouvant et si, bien sûr, je suis complètement admirative de toutes ces femmes et de tous ces patients atteints de cette maladie assez terrible, je dois dire que Jenny m'a particulièrement scotchée par la manière dont elle a vraiment décidé de mener cette grossesse à son terme malgré les circonstances qui étaient particulièrement difficiles et sans même chercher à rentrer dans un système de santé qu’elle connaissait par exemple. L'épisode dure 1h20. (Im)patiente Le quatrième podcast dont je vais vous parler tombe dans la catégorie du journal personnel. Je vous avais déjà parlé du podcast Impatiente dans l'épisode numéro 7 de Génération podcast début janvier 2021. Si vous ne l'avez pas encore écouté, je vous le recommande à nouveau. Voilà le pitch que l'on trouve sur le site de Nouvelles Ecoutes : Maëlle a 30 ans quand elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein métastatique, réputé incurable. En traitement continu depuis 3 ans, elle fait petit à petit l’expérience inattendue des injonctions à la féminité comme principale urgence face à cette maladie qui tue 12 000 femmes par an en France. En partant de son expérience, et en allant à la rencontre d’autres patient.e.s, d’oncologues, de chirurgiens, de psychologues mais aussi d’associations, de travailleur.se.s socia.le.ux, d’entrepreneur.e.s, de laboratoires pharmaceutiques et de personnalités politiques, cette série questionne la narration stéréotypée des cancers du sein, interroge les attentes de genre des patientes posées sur elles par la société, et invite tou.te.s les citoyen.ne.s à sortir de l’apathie pour lutter ensemble contre la maladie du siècle. Je vous en parlais juste ici (transcription á venir) Inspire Dans un autre registre, je vous recommande aussi d'écouter cet épisode de Inspire : Judith et Juliette, rien ne se passera comme prévu, mais tu vas y arriver (52 min). Cet épisode raconte comment le cancer de la Maman de l'une des cofondatrices de la marque Meme les a menées à créer la première marque de cosmétiques et de soins pour la peau adaptées aux malades du cancer. Et vous, est-ce que vous connaissez d'autres podcasts sur le sujet du cancer ? Si oui, ça m'intéresse, écrivez-moi. Aussi, c'est la toute première sélection « hors-série » que je vous propose alors n'hésitez pas à me faire vos retours directement sous la vignette de l'épisode, sur Instagram, pour me dire si ça vous a plu, si vous trouvez ça complètement inutile ou si ça vous a peut-être aidé. Je reste persuadée que se documenter sur le cancer, c'est pas un luxe qui est réservé aux malades, ni aux familles de malades alors si vous ne les écoutez pas tous choisissez en un et renseignez-vous un petit peu. Ce sera une écoute citoyenne. Et comme pour chaque sélection que je vous propose dans « Génération podcasts », retrouvez la liste des épisodes dont je vous parle dans la playlist Spotify du même nom, que vous retrouverez juste sous cet article. Épisode transcrit et adapté par Emilie Chabenat. Merci à elle !

Sélection : histoires de courrier, de meurtres et de temps qui passe

Aujourd'hui, on va parler courrier et lettres en tous genres (Missives, en exclu sur Spotify), mais aussi histoires de couples et de temps qui passe (La séparation, Les Pieds sur Terre sur France Culture), et enfin petits meurtres... en famille (Home(icides) pour Bababam). Allez, hop, mets ton casque (et tes lunettes) et mets-toi à l'aise, c'est parti pour la sélection de la quinzaine, je n'ai que du très très bon à te faire découvrir ! Pour écouter cette sélection dans Génération Podcast, c'est par ici. Missives Alerte trouvaille ! Je te préviens tout de suite, tu risques de devenir accro. D'habitude, j'écoute tous les épisodes de podcasts sur Apple Podcast. Mais depuis que j'ai créé Génération Podcast, j'ajoute toutes les semaines tous les épisodes que je vous recommande dans la fameuse playlist du podcast sur Spotify. Et je dois bien avouer qu'à force d'y passer de plus en plus de temps, j'aime cette plateforme de plus en plus. Notamment ses recommandations. Alors je ne sais pas exactement comment je suis arrivée sur le podcast dont je vais te parler mais j'en suis ravie. Et si je te parle de Spotify, c'est parce que ce podcast est exclusivement dispo dessus. Missives est un podcast créé par Clémence Hacquart. Ça parle, comme son nom l'indique, de lettres. Dans Missive, des anonymes racontent comment la réception d'un message a changé leur rapport au monde, aux autres et à eux-mêmes. Bon, spoiler : il semblerait que ce podcast hautement addictif se soit terminé l'été dernier. Mais il n'empêche que tu as tout de même 10 épisodes pour te faire plaisir, 10 messages incroyables qui ont changé la vie d'anonymes narrateurs. On y parle d'amour et de haine envers une mère, d'histoires d'amour interdites, de correspondances sulfureuses, de joies immenses, de drames aussi. Impossible de rester de marbre à l'écoute de ces épisodes intenses. Le ton est juste et posé. A mi-chemin entre Transfert et les lettres de ton correspondant au collège, je ne peux que t'encourager à écouter ces épisodes. J'ai eu un peu de mal à n'en choisir qu'un à écouter. Je les ai tous écoutés cette semaine. Alors je vais te parler de deux d'entre eux : une dernière lettre qui est l'histoire d'ambition et d'amitié d'une enfant de 9 ans avec l'ambassadeur de France au Danemark, au fil des années. Grâce à ces échanges, Pauline la narratrice découvre le monde et se construit. Jusqu'à la dernière lettre ... (25 min) sinon il y a aussi le tout premier épisode de Missives, Ce qui concerne maman (23 min). La narratrice est une maman, une mère qui n'a pas aimé sa fille, Ariane, de son vivant. Jusqu'à son décès à l'âge de 18 ans, Ariane a tenu un journal intime dans lequel elle a scrupuleusement corrigé les preuves de désamour de sa mère, Gisèle. Plus de 20 ans plus tard, Gisèle raconte ce journal qu'elle a découvert à la mort de sa fille et pourquoi elle a décidé de publier celui-ci. Déchirant et incroyable. Bref, fonce vite découvrir Missives ! Home(icides) Le second podcast dont je vais te parler est à nouveau une mini-série. Alors perso les séries, audio comme télé, j'aime bien les découvrir après tout le monde. Ouais je sais qu'au niveau créateur de tendances on repassera. Mais en fait quand j'arrive après et bien je peux binger car j'ai tous les épisodes de prêts qui n'attendent que moi ! La dernière série dont je te parlais c'était le cas. J'avais fait ça aussi pour Lost, et avait bingé je-ne-sais-plus-combien de saisons et c'était génial (maintenant vous savez tous que je suis vieille). Aujourd'hui je fais une exception et je suis en plein suspens c'est insupportablement bon. As-tu entendu parler de Home(icides) ? c'est un jeu de mot avec le mot home, maison en anglais donc icides est entre parenthèses. Get it ? Bref, c'est un podcast Bababam dans lequel la journaliste Caroline Nogueras raconte les histoires des meurtres en famille, un peu à la Dupont de Ligonnes. Pour lancer cette série, elle nous dévoile tous les mystères des meurtres de Jean-Claude Romand, faux médecin, escroc en série et mythomane fini qui tue femme, enfants et parents. Une histoire qui a défrayé la chronique il y a une vingtaine d'années. Les épisodes sont courts, une dizaine de minutes, très précis et denses. Immense bravo. Une seule frustration : on en veut plus et vite. À écouter dans l'ordre. Tu peux commencer juste ici ! La Séparation Pendant les vacances de Noël, c'est la première fois depuis très longtemps que j'ai effectué une vraie déconnexion du boulot. Le boulot hors podcast, le boulot qui paye mes factures. C'était, bien entendu, très agréable, très reposant et ça m'a vraiment permis de me plonger et de binger un peu des épisodes de podcast, tout en passant du temps en famille. Bref, je ne suis pas là pour raconter ma vie, en tout cas, c'est comme ça que je suis tombée sur le podcast dont je vais vous parler maintenant. Il s'agit d'une série docufiction qui est passée dans Les pieds sur terre. Il s'agissait d'une rediffusion de la première diffusion telle quelle date du mois de septembre 2020. Ça s'appelle La séparation et c'est compose de 7 épisodes d'une trentaine de minutes, le format classique de « Les pieds sur terre ». Il s'agit de portraits intimes réalisés par une biographe sonore. J'ai eu le plaisir de m'entretenir avec Sophie Simonot qui est la créatrice de cette série de docufiction et de cet épisode dans « Les pieds sur terre ». Je lui ai demandé de quoi il s'agissait et puis surtout d'où lui était venue cette idée ? Quelle avait été l'impulsion ? Comment est-ce qu'on décide d'aller interviewer des gens pendant 25 ans ? Sophie Simonot Au départ, en fait, ce n’est pas du tout ni une émission de radio, ni un podcast, ni un projet. L'idée, c'est un cadeau parce que ce sont des amis proches et que dans notre groupe d'amis ils ont une place à part. Ils sont très amoureux à un moment où on a 25 ans, on est encore en train de batifoler, on va dans les bars, on rencontre des gens, etc. Eux, ils ont déjà acheté leur maison, construit leur maison de leurs mains. C'est un très beau couple, c'est ce qu'on appelle un couple mythique. En fait, moi, je fais déjà de la radio à ce moment-là : « Là-bas si j’y suis » sur France Inter. Je leur dis : « mon cadeau de mariage, ce sera un reportage sur le mariage » et je leur fais, je leur donne, ils sont ravis et c'est super bien, on est tous contents. Anne-Fleur Andrle Donc ça c'est le point de départ de l'histoire. Du coup, comment est-ce que tout ça est devenu une émission de radio ? Un podcast ? Sophie Simonot Je me mets à travailler aussi pour le tout début des « Pieds sur terre », je crois que l’émission a plus de de 15 ans, avec Sonia Kronlund. Je lui dis : « il se trouve que j'ai fait ça et que je trouve ça super. Est que t'aurais pas envie qu'on essaie d'en faire quelque chose? ». Je demande à Manue et Karim et ils donnent leur accord, c'était en 2003, la première diffusion du mariage. On décide d'en faire 3 épisodes, ça s'appelle « 3 jours dans la vie de Manue et Karim » c’est la plus belle et la plus universelle des histoires d'amour. Anne-Fleur Andrle Donc d'un cadeau de mariage à une série de 3 épisodes pour « Les pieds sur terre » il y a 15 ans, comment est-ce qu'on en est arrivé à une série de 7 épisodes? Sophie nous le raconte. Sophie: Ce sont des amis donc je continue de les voir pas très régulièrement mais on reste quand même amis et puis un jour, 14 ans après, j'apprends qu’ils vont se séparer. En tout cas, il y a de l'eau dans le gaz, ça ne se passe pas bien et d'ailleurs ils veulent commencer une médiation familiale. Là, je me dis : « mais c'est pas possible ». Moi j'ai beaucoup de mal avec les choses qui s'arrêtent et je veux comprendre pourquoi, qu'est-ce qui se passe. Intimement, je me dis que si j'arrive à comprendre comment un couple comme ça se sépare, peut-être que je vais réussir à fabriquer l'antidote de l'amour pour toujours… Je pars avec un peu ce fantasme et décide de comprendre comment une telle chose est possible. Je les appelle et leur dis : « en fait je suis venue 3 jours avant le mariage, est-ce que vous seriez d'accord que je revienne 3 jours avant la séparation? ». Et là, c'est un truc incroyable : ils disent oui ! Je pars en me disant, mais pas vraiment encore très consciemment, je ne veux pas qu’on puisse juger, je ne veux pas qu'on puisse prendre parti. Je veux comprendre la logique de chacun et je veux comprendre ce qu'ils ont dans le crâne. Je veux comprendre pourquoi on peut, un jour, arrêter d'aimer, comme ça. Quand Manue parle, je la comprends, quand Karim, parle je le comprends. Je les aime très fort et ce n’est pas forcément à ce moment-là le lieu d'en faire quelque chose. C’est un petit peu malhonnête de ma part de dire ça parce que j'ai dit, je crois, que depuis toujours bizarrement que j'ai commencé à enregistrer des sons, j'ai toujours eu la certitude que je ferai quelque chose de tout ça. Même le répondeur téléphonique sur Arte, quand je gardais les messages, je savais intuitivement … Mais, je ne me suis pas dit « tiens je vais aller faire la suite sur France culture ». On est parti, j'ai enregistré, je suis restée 3 jours. Je les ai laissés et je suis rentrée. J'ai mis les bandes dans mon ordinateur et je n’ai pas réécouté pendant une petite dizaine d'années… Je ne savais pas trop quoi en faire. J’ai eu besoin de laisser mûrir le truc. Voilà, c'est resté longtemps. Il y a 2 ans, j'ai commencé à me dire : « non mais quand même, faudrait que je réécoute ». Après, je me suis dit : « de toute façon j'ai envie d'en faire quelque chose et évidemment ce sera pour Les pieds sur terre ». D'abord, j'ai demandé à Manue et Karim. Je leur ai dit : « Voilà, je vais réécouter et j'aimerais en faire quelque chose pour proposer à Sonia Kronlund pour « Les pieds sur terre » mais je ne fais rien si vous n’êtes pas d'accord », même s‘ils avaient donné leur accord il y a 10 ans, on a droit de changer d'avis. Ils m'ont dit : « ouais pas de problème ». Ils ne se rappelaient absolument pas ce qu'ils avaient dit, ils me faisaient confiance. J'ai vu Sonia Kronlund, je lui dis : « j'aimerais faire la suite. Manue et Karim sont d’accord. Est-ce que ça te branche? » Elle m'a dit oui évidemment. C'est Sonia qui m'a dit : « ce serait quand même bien si on faisait une série qui a un épilogue, on a envie de savoir ce qu'ils sont devenus maintenant! ». C'est pour ça que j'ai rappelé Manue et Karim. Je leur ai dit que j'aimerais bien revenir 10 ans après et ils ont encore dit oui ! Je suis repartie, je suis rentrée le premier jour du confinement. Ça a été une aventure rocambolesque pour faire ce dernier tournage qui a failli ne pas avoir lieu à cause du confinement. Anne-Fleur Andrle C'est très réussi comme je vous le disais ! Au final, ça donne 7 épisodes qui racontent de manière chronologique l'histoire de ce couple, de son mariage à sa séparation. À priori, Sophie a encore pas mal de bandes à explorer donc gardez un œil de ce côté-là. Et elle est en train de réfléchir à mettre en lumière en 3 dimensions, finalement, ces histoires qu'elle raconte à l'audio. Elle s'intéresse tout particulièrement à la création d'une exposition qui unirait plus d'un sens. Affaire à suivre, je vous tiendrai informés. Et puis, si ces plongées dans le temps vous intéressent tout particulièrement, je vous invite à aller écouter l’autre podcast que Sophie a réalisé pour Arte radio. Il s'agit de 3 épisodes dans lesquels elle retrace l'histoire de son répondeur pendant 20 ans. Ça ne s'invente pas, c'est un petit bijou que je vous recommande également et je vous ajoute ça dans les notes de l'épisode. Je trouve ça absolument fascinant de se dire que c'est comme ça que notre présent et notre passé seront peut-être racontés à nos enfants dans le futur ! Allez, sur ce, je vous propose qu'on se laisse avec la bande-annonce. Bande annonce du Podcast « La séparation » Sophie : « J'ai commencé à enregistrer Manue et Karim quand ils se sont mariés il y a presque 25 ans. Dans notre cercle d'amis, c'était un couple mythique : ils partageaient la même passion pour le bricolage, les métaphores culinaires et une bonne dose d'anticonformisme. Surtout, ils arrivaient à nous faire croire à l'amour pour la vie. C'était en 1997, Manue avait une belle robe rose et ils se sont dit oui pour la vie. Quatorze ans plus tard, j'ai reçu des nouvelles de Manue et Karim. Ça n'allait pas très fort. Quand j'ai compris qu'ils parlaient même de séparation, je suis tombée des nues. Manue : « Je ne comprends pas pourquoi on n'arrive pas à être heureux dans cette vie-là. Elle est super ». Karim : « Les vacances je hais, Manue elle aime bien. Moi l'activité j'adore, Manue n’aime pas. Quand elle fait des fruits de mer, elle aime mais pas moi. Bon… A la rigueur ce n’est pas ça qui va faire une séparation de couple » Sophie : Alors je suis retournée les voir quelques jours avant le début de leur médiation de couple, je voulais savoir si c'était rattrapable… » Et voilà ! La sélection de cette quinzaine est au complet. J'espère que celle-ci vous plait et que ce format écrit vous aura donné envie d'écouter encore plus de podcasts. Tu peux retrouver tous les épisodes que je te recommande dans la playlist Spotify juste ici. Épisode retranscrit par Emilie Chabenat. Pour retrouver toutes mes recommandations et soutenir ce projet, suivez-moi sur Instagram, abonnez-vous à la newsletter ou partagez cet article sur les réseaux en me taguant, ça m'aide beaucoup à gagner en visibilité. Et toi, t'écoute quoi ?

Alors c'est ... la fin.

Il y a 6 semaines, j'ai décidé d'arrêter Alors C'est Pour Bientôt le podcast - du moins temporairement. Je vous explique pourquoi et ce que j'ai appris au cours des 13 mois et 62 épisodes incroyables de ce podcast. Et bienvenue dans ... le dernier, du moins pour l'instant, épisode de Alors C'est Pour Bientôt. Le Podcast qui lève le voile et libère la parole autour des questions de PMA, de fertilité, d'accès à la parentalité. Enfin ... qui a essayé de le faire au cours des 13 derniers mois. Moi c'est Anne-Fleur, je suis podcasteuse en série. J'ai créé Alors C'est Pour Bientôt en janvier 2020, comme quoi 2020 n'a pas été synonyme que de trucs archis pourris de mon côté. Je l'ai créé car j'avais identifié un besoin de parler, d'échanger, de recueillir des témoignages de gens qui galèrent pour devenir parents. Peu importe leur orientation sexuelle, leurs croyances religieuses, leurs origines, leurs soucis médicaux, bref pour tout le monde. Car oui, l'infertilité médicale ou non touche a minima une personne sur 6 en France. Une personne sur 6, imagine. Regarde les gens autour de toi au boulot ou dans le métro, pense à tes voisins d'immeuble et crois moi : tu n'es pas seule, tu connais, fréquentes et côtoies chaque jour des infertiles. Alors ce projet de podcast s'est imposé à moi comme une évidence, une urgence absolue. Il fallait le faire de manière bienveillante et se lancer vite. D'une petite idée qui me trottait en tête, ça a vite tourné à l'obsession. Comme à peu près tout ce que je fais d'ailleurs ! Ayant déjà un job à temps plein, un jeune enfant qui vient d'avoir 2 ans, un mari avec qui j'aime passer du temps et un autre podcast à l'époque, French Expat Le Podcast, je m'engage sur la pente de Alors C'est Pour Bientôt avec précaution. Je m'étais dit "ok, il faut le faire, je vais le faire mais une semaine sur deux sinon je ne tiendrais pas le rythme". Puis j'ai trouvé ma première invitée, Flavie de Baby hope. J'avais peur de me lancer mais j'étais très heureuse de lui avoir permis de raconter son histoire. Et quelques jours plus tard, je recevais des dizaines de messages de femmes me confiant leur histoire de maternité ou de désir de maternité. Toutes différentes, toutes touchantes, toutes m'accordant une confiance incroyable en me racontant des histoires ô combien intimes, et surtout me remerciant de lancer ce média. Alors comme je suis une grande empathique, c'est galvanisée que j'annonçais que je publierais un épisode toutes les semaines et non une semaine sur deux. Un peu sur un coup de tête. Je ne savais pas complètement dans quoi je m'engageais. Pour vous donner une idée d'ailleurs : entre la préparation de l'entretien, l'enregistrement, le montage, la communication, le graphisme et l'écriture des textes, un épisode me demande entre 8 et 12 heures de travail. Et c'est sans compter les réseaux sociaux et plus précisément Instagram, qui est un réseau extraordinaire mais vraiment chronophage. Finalement, un an plus tard, voilà que je réalise avoir sorti 62 épisodes. 62 ! 62 épisodes dans lesquels j'ai mis mes tripes, dans lequel j'ai vibré avec vous, j'ai pleuré parfois, j'ai ri aussi car c'est important pour moi de faire savoir que si c'est dur de ne pas savoir quand et si l'on va devenir parent, il est important d'en rire aussi, ce n'est pas interdit, et au contraire ça fait même du bien. Et ce sont donc 62 personnes, voire plus, hommes et femmes, couples aussi parfois, qui m'ont confiée l'histoire de leur chemin vers la parentalité, de leur petite étoile, de leur famille. Et wow ... rien que ça, c'est un merveilleux cadeau que vous m'avez fait et je vous en suis infiniment reconnaissante. 62 épisodes ... ce sont aussi les professionnels qui m'ont fait confiance. Notamment, je pense aux médecins du CHU de Brest, à Caroline Stephan, l'ostéopathe parisienne, Céline la sexologue bordelaise, Constance la sophrologue lilloise ou encore à Anne-Flore la naturopathe d'Annecy. Mais aussi des assos comme le collectif Bamp avec qui on a fait un épisode sur la loi bioéthique. notre loi bioéthique. J'ai tellement appris avec vous tous ! Dans les épisodes et en privé. Je ne peux pas vous cacher mon ressenti pendant cette année. A mesure que je découvrais les souffrances profondes de certain(e)s d'entre vous, je ne me sentais parfois pas légitime de parler de PMA car finalement d'un point de vue médical (et j'insiste sur ce point) ça n'a pas été si difficile. J'en parle pas mal dans Hors Je, le podcast d'Anne Juliette, si ça vous intéresse. Je n'ai jamais fait de FIV. N'est ce pas un comble ? J'ai fait des inséminations mais rien que ça, et pour en arriver là ça a été un long, très long, cheminement psychologique. Et c'est certainement pour ça que j'ai toujours traîné des pieds à vous raconter tout ceci. A mesure qu'on avançait et que je découvrais ce qui se cachait derrière les acronymes barbares FIV, ICSI, IMSI, MFIU, IVG, IMG, PMA, SOPK, je me disais que j'avais eu du bol. Ah oui j'étais en SPOK moi, le fameux syndrome des ovaires polykystiques, le syndrome qui touche une femme sur 10 et qu'on ne sait pas soigner. Moi, la FIV me terrifiait, alors quand ce n'était plus que la seule option possible, j'ai eu besoin d'une pause pour y réfléchir. Mais entre-temps, j'ai eu un accident de ski qui m'a immobilisée pendant 3 mois donc pause imposée et un peu prolongée. Je continuais ma réflexion et je me disais que mon corps ne supporterait pas la FIV, j'étais prête à adopter. Pas mon mari. Qui m'a dit au printemps 2018 : "Parlons en à la fin de l'été, je ne saurais l'expliquer mais je sens que cet été, tu seras enceinte." Bingo. 48h plus tard je faisais un test, LE test. Le test qui m'annonçait l'arrivée de mon Felix. Et là de joie immense est arrivée la panique totale. J'ai pourtant grandi avec des enfants, seconde d'une fratrie de cinq, j'ai 16 ans d'écart avec ma plus petite sœur, j'ai 4 nièces et un neveu : non c'était pas ça qui m'effrayait. C'était comment arriver à terme. Comment réussir à prendre soin de ce petit être qui avait enfin décidé de se nicher dans mon ventre jusqu'à la rencontre ultime. Je n'ai pas de formule magique et Felix est finalement arrivé à 35 semaines, un 24 décembre, comme un gros pied de nez à la PMA. Mon cadeau de Noel, tous les ans, c'est lui. Grâce a vous, grâce à mes échanges avec vous et grâce à vos histoires, j'ai aussi enfin été diagnostiquée de l'endométriose. Maladie infâme, certes, mais quel sentiment étrange d'être heureuse d'enfin mettre un mot sur ce mal, tout en étant dévastée car aucun traitement n'est à 100% efficace contre la douleur. Vous m'avez appris plein de choses au cours de l'année passée. Voici quelques unes des grandes leçons que vous m'avez enseignées. Quand on a un doute, qu'on est surpris par la prise en charge et qu'on se demande si c'est normal, alors il faut partir, on n'est pas au bon endroit. C'est valable pour les psy qui n'y connaissent rien au deuil périnatal, les médecins qui insèrent des sondes "à sec", des spécialistes qui vous disent que c'est normal d'avoir mal pendant ses règles. Ce n'est pas normal. Partez. Que même si nos parcours ne sont pas archi médicalisés, nos corps prennent un peu cher et qu'il faut les remercier. Ça peut être de lui parler. Riez si vous voulez, mais moi je fais ça, comme on parle aux plantes, je lui dis merci tous les matins, même si je le trouve parfois moche je lui suis reconnaissante de tenir le coup, de m'avoir permis de porter la vie et de rencontrer mon Felix et de me pardonner les nuits trop courtes a cause de mes podcasts Que tout le monde ne veut pas notre bien : si il y a pléthore de médecines douces et parallèles, il y a aussi pas mal de charlatans. Et que si personne de confiance ne peut vous recommander une personne, alors il faut faire demi tour. Qu'il faut parler, en plusieurs cercles concentriques : le premier cercle c'est moi, c'est toi qui m'écoute, en tant que personne. Il faut évacuer. Ça peut être a l'écrit, ça peut être avec un psy, mais il faut que ça sorte, et ce, sans jugement aucun, mais il faut mettre des mots sur ce qu'on vit. Puis le second cercle c'est le couple pour celles et ceux qui se plongent dans cette aventure à deux. En parler à deux c'est chouette aussi. Quand c'est un projet commun c'est important de vérifier régulièrement qu'on avance à une vitesse qui est confortable pour chacun des conjoints, Enfin le troisième cercle, c'est l'extérieur. On peut en parler autour de soi en tant que couple ou seul(e), et sachez qu'on n'est pas obligé d'en parler a sa famille, au même titre que le degré de détails à partager dépend de vous et de personne d'autre, c'est vous qui décidez. Qu'on a besoin d'être écouté, on ne cherche pas de conseils mais surtout à être écouté. Qu'il faut se récompenser aussi, peu importe la manière que vous choisirez : il est souvent important de se faire plaisir, même en pleine guerre fertile. Qu'il faut ne pas en parler (parfois) : beaucoup d'entre vous me confiaient que ça leur faisait du bien de fixer des règles, genre un soir par semaine où on n'aborde pas le projet bébé au sein du couple par exemple. Qu'il n'y a pas de règle et qu'il n'y a pas une meilleure ou moins bonne manière de vivre tout ça. Que ça touche tout le monde, je vous en parlais au début de cet article : 1 personne sur 6 ! Tout le monde quoi. Qu'on n'est pas toujours prêt à en discuter en fonction de la phase de nos cycles et/ou essais, ça change au fil des jours et c'est normal. Que personne n'est coupable d'infertilité et que les belles mamans ou conjoints qui vous disent des trucs pareils méritent d'être brûlés au bucher (ou quittés, c'est moins violent et tout aussi efficace) Que la médecine moderne de la fertilité est centrée à 300% sur la femme même quand les pathologies sont chez l'homme et que ça concourt à renforcer tous les a priori sur la soit-disant virilité que la société véhicule, ainsi que les clichés comme quoi l'infertilité c'est un truc de nanas. Voila, je crois que c'est tout ce que je voulais vous dire. A ceci près que je voudrais remercier du fond du coeur les personnes suivantes : Aurelie Sellier, qui a créé et a mené le blog d'une main de maitre, avec un dynamisme incroyable et une très jolie plume. Elle a aussi géré la newsletter d'infos sur la fertilité et l'accès à la parentalité au cours des derniers mois. Alors 1000 mercis Aurelie ! Elle a d'ailleurs raconté son histoire dans cet épisode. Nellie Kharlamoff qui a contribué de manière significative au développement du compte Instagram du podcast, avec patience et délicatesse ! C'est aussi elle qui a eu l'idée de créer le glossaire que vous retrouverez sur le compte Instagram du podcast. Son mari a d'ailleurs témoigné dans cet épisode. Fanny Plaisance qui a beaucoup travaillé au graphisme de certains de nos visuels avec un oeil affuté et un très joli coup de crayon et enfin, Caroline Perin, mon acolyte podcast pour ses relectures et bons conseils avisés. Ton écoute quasi quotidienne de mes états d'âmes et ton enthousiasme à toute épreuve m'ont tellement aidée ! Merci infiniment les filles ! Je ne vous abandonne pas. Je me réserve le droit de sortir un épisode par ci par la sur des sujets pertinents alors restez abonnes au compte Instagram et sur vos plateformes de podcasts pour être tenus informés de la suite. En attendant, vous pouvez me retrouver derrière le micro dans French Expat Le Podcast et dans Génération Podcast. Je vous recommande aussi chaudement d'aller écouter les podcasts suivants si le cœur vous en dit : Arrête d'y penser, cousin de Alors C'est Pour Bientôt Les enfants vont bien qui parle d'accès a la parentalité pour les familles homoparentales, monoparentales et adoptantes Avoir un enfant à 40 ans To be Louve Serendipity Powerful Belly et pleins d'autres ... Le site internet du podcast reste actif, vous y retrouverez tous les épisodes, classés par thème, les hors séries, le blog, bref tout ! www.alorscestpourbientotpodcast.com Enfin si vous souhaitez qu'on continue à échanger, n'hésitez pas à me rejoindre sur mon compte Instagram perso @afinboston. Encore merci pour tout, je vous souhaite du fond du coeur d'arriver à réaliser vos projets bébés et tout le reste. Je pense fort a vous ! Vous m'avez beaucoup apporté ! Ce n'est qu'un au revoir !

De l'autre côté du micro avec Marine Baousson, Vulgaire & Parodicast

Tous les 15 jours, j'invite un ou une podcasteur.euse de talent, connu ou moins connu, pour découvrir ce qui l'a inspiré à se lancer, son quotidien de créateur (ou créatrice) de podcasts, ce qu'il ou elle écoute, et ainsi le ou la faire passer de l'autre côté du micro. Dans cet épisode, Marine se confie à propos de l'histoire de ses podcasts et nous parle des épisodes qui l'inspirent : le premier qu'elle a écouté : À bientôt de te revoir, de Sophie-Marie Larrouy (Binge Audio) le podcast qu'elle a bingé : Rends l'argent de Titiou Lecoq (Slate.fr) le podcast dont elle ne loupe aucun épisode : Venus s'épilait-elle la chatte ? ses épisodes préférés de Vulgaire : Lourdes (ep1), Le Clitoris (ep23) Écoute l'épisode avec Marine Baousson juste ici. Aujourd'hui, comme tous les quinze jours, j'ai le plaisir de te faire découvrir une de tes podcasts préférées de l'autre côté du micro. Bon, je n'ai jamais su tenir les secrets. Mon entourage le sait. Je suis une véritable catastrophe depuis que je suis toute petite. Alors si tu me suis sur Instagram, tu sais sans doute déjà que mon invitée du jour est bretonne comme moi et que le premier confinement de 2020 l'a menée à créer le concept de son podcast, Vulgaire. Dans ce petit bijou, Marine Baousson démystifie des concepts aussi variés que les marées, la scientologie ou encore la langue des signes, de manière drôle, décalée et vraiment pas prise de tête. Humoriste podcasteuse de grand talent, j'ai déjà eu l'occasion de parler d'elle à mes abonnés lorsque ce podcast n'était qu'une newsletter il y a encore quelques mois, et c'est comme ça qu'on s'est rencontrées. Aujourd'hui, on parle dans cet épisode de la genèse de ses podcasts ô combien essentiels à mes oreilles, du fait de se lancer dans le podcast sans absolument rien y connaître et de rafler quand même tous les prix. Le tout à moins de six mois d'intervalle. Coucou la performance ! Et, entre autres choses, des inspirations podcast de Marine. Anne-Fleur Andrle Merci beaucoup d'être là et d'avoir accepté mon invitation. Est ce que tu pourrais te prêter pour commencer au jeu des présentations, me dire un peu qui tu es ? Est ce que le podcast, c'est toute ta vie ? Et puis, peut-être commencer par tout ce que tu nous parles là, tout de suite. Marine Baousson En gros, je suis dans la cuisine de mes parents. Elle est plus grande que chez moi. La cuisine est immense. Toi, t'es en Amérique, donc tu dois avoir l'habitude. Mais franchement, c'est plus grand que chez moi. Leur arrière cuisine est plus vaste que ma cuisine, ma salle de bain et mes toilettes réunies. J'ai 34 ans et je suis humoriste. Et donc non, le podcast n'est pas toute ma vie. Le podcast, c'est une nouvelle partie de ma vie depuis quelques mois maintenant, mais pas depuis très longtemps. Mais heureusement que j'ai le podcast parce que comme je suis une artiste non-essentielle, sinon, je pense que je tournerais en rond et je deviendrais folle. Je pense que j'arrêterai ce métier s'il n'y avait pas le podcast. C'est fou parce que le podcast, là, j'ai l'impression de me jeter dedans. Mais c'est vraiment ma bouée. S'il n'y avait pas ça, je crois que je tournerai vraiment tellement en rond. Ça serait déprimant, quoi. Anne-Fleur Andrle Tu ne dois pas trop tourner en rond maintenant, non? Parce que tes podcasts cartonnent. On va y revenir. Est ce que tu pourrais me dire les noms, justement, de tes podcasts? Marine Baousson J'ai vulgaire que j'ai lancé le 1er juillet. J'ai ParodiCast, que j'ai lancé le 17 décembre et qui s'arrête demain (ndlr au moment de l'enregistrement début janvier 2021). Et puis j'avais fait un podcast à Ground Control avec Alex Blomme et plein de copains, ça s'appelait Page blanche. Anne-Fleur Andrle Est ce que tu pourrais nous expliquer un peu le concept de tes podcasts? On peut commencer, par exemple par Parodicast. Marine Baousson C'est un podcast dans lequel on a décidé de parodier les podcasts qui existent ou les concepts de podcasts qui existent. Anne-Fleur Andrle Et en fait, dans ce podcast là, tu n'étais pas du tout toute seule, puisque on a l'impression que c'est une grosse bande de potes qui s'éclatent au micro. C'est bien ça? Marine Baousson Oui, en fait, c'est des parodies podcasts et en fait, Vulgaire et Parodicast sont nés à peu près en même temps, c'est à dire pendant le premier confinement. En fait, je me suis lancée dans Vulgaire et j'y suis allé à fond et Parodicast, en fait, ce qui est drôle, j'avais ma copine Laura Domange au téléphone et on se disait "Bon, on tourne en rond, on ne sait pas trop s'organiser, on ne sait pas trop comment bosser, on ne sait pas trop quoi faire". Et moi, je lui dis Ecoute, j'ai cette idée là, si tu veux on essaye. Donc, en fait, ce qu'on s'est dit, c'est tous les jours on s'appelait une heure pour travailler là dessus. Et vraiment une heure, c'est à dire que si on s'appelait à 15h30 à 16h30, c'était terminé. Et si on parlait une demi heure avant de nos vies, de ce qui s'était passé dans notre confinement, eh bien tant pis. Parce qu'en fait, on raccrochait, on s'appelait vraiment à l'heure et on raccrochait vraiment à l'heure. Et en quatre ou cinq appels, on a écrit "une couille à soi" qui nous a fait bien rigoler. Et après, j'ai eu d'autres copines au téléphone qui me disaient "mais c'est vrai que c'est dur, j'arrive pas trop à m'occuper, à m'organiser, à trouver de la créativité". C'était Bérengère Krief et Nadia Rose. Et je leur ai dit à tous les deux "Si vous voulez avec Laura, on m'a commencé ça. Est ce que vous voulez vous joindre à nous pour un épisode ou plusieurs ?" Et en fait, ça les intéressait aussi. On a fait le même processus pour "l'énergie de l'énergie". Et ce qui était super drôle, on était beaucoup plus, donc ça mettait beaucoup plus de temps. Et ce qui est quand même drôle, c'est que Bérengère, elle, consomme beaucoup, beaucoup, beaucoup de ses podcasts. Donc elle était très, très au fait, elle avait tout le vocabulaire, et rajoutait des trucs. C'était super drôle. On a écouté vachement de ces trucs là. On a mis en commun, on a beaucoup échangé. On a beaucoup ri aussi. Ça nous a donné vraiment un but dans la journée. J'ai laissé un peu tomber ça en me disant je le ferais plus tard. Et finalement, quand Vulgaire a marché, je me suis dit que j'avais envie de continuer dans le podcast. J'ai l'impression que le podcast, c'est le nouveau YouTube. Et là, j'ai plein d'idées et j'ai plein d'envies. Du coup, je me lance là dedans à fond. Je vais faire comme vulgaire. Je vais le faire moi même toute seule. Et donc, du coup, ça m'a permis, pendant le deuxième confinement de travailler avec plein de gens. Mais comme ça coûte cher à produire. Je n'ai pas payé les comédiens qui ont eu la gentillesse d'écrire et d'enregistrer avec moi. Mais j'ai payé ma graphiste qui a fait un travail incroyable et bien sûr, les monteurs. Et donc tout ça, ça coûte de l'argent. Et ça, c'est l'argent qui revient pas. C'est sur mes fonds propres. C'était un podcast où je ne savais pas si ça allait fonctionner. Je ne savais pas si les revenus publicitaires seraient à la hauteur de mes dépenses. Enfin bref, je voulais faire plus ! Et puis ... Il y en a eu des parodies que je n'ai pas sorties parce qu'elles ne fonctionnaient pas. C'est le problème des parodies, c'est à dire qu'on se lance dans un truc et si ça ne fonctionne pas, ça ne fonctionne pas et c'est ce qui s'est passé sur une parodie en particulier qu'on n'a pas sorti. Et par exemple, une "couille à soi" qu'on a réécrite et réenregistrée parce qu'en fait, on s'est rendu compte que la première était pas bien. On a rebossé, on a refait, on a repris. Et du coup, c'est plus juste. Anne-Fleur Andrle Et tu avais un casting incroyable aussi ! Marine Baousson Mais oui, je voudrais faire une saison 2 du coup. Peut-être pour cet été ou l'été d'après, ou pour les vacances de Noël suivantes. Mais je me dis qu'il y a un truc. Il y a un truc à faire. C'est rigolo, quoi. Anne-Fleur Andrle Mais c'est clair. Écoute, je nous le souhaite pour le prochain Noël parce que t'as trouvé un truc vraiment super marrant et fin, donc vraiment bien joué. Rien à voir sinon mais je me demande : est ce que tu as eu peur de vexer les gens, de mettre des podcasts à dos ? Marine Baousson J'avais hyper peur de blesser des gens. La plupart des gens, je les ai prévenus à l'avance qu'il y aurait une parodie. Par exemple, Julie de Vénus s'épilait-elle la chatte, je la connais, elle m'a dit "j'ai super peur". Alors je lui ai tout envoyé au fur et à mesure pour qu'elle le voit, parce que je la connais et que je ne voulais pas la blesser. Et puis, parce que c'est pas le sujet. Après, je ne pense pas que ma parodie soit offensante. Mais par exemple, quand j'ai fait la Matrescence, j'ai envoyé un message à la personne qui la fait, elle m'a dit "C'est gentil de me prévenir". Elle ne m'a pas fait de retours dessus, mais je l'ai prévenue. Deux heures de perdues, je les ai prévenus aussi. Ils m'ont pas fait de retour non plus, mais parce que je ne sais pas s'ils l'ont vue. Et puis, il y en a d'autres où je les ai pas prévenus, parce que déjà, j'ai les pétoches d'offenser les gens. Et puis, par exemple, Voxx, je ne les ai pas prévenus parce que c'est une grosse boîte et que je me suis dit je voyais un gros truc et donc je me suis dit je ne vais pas les prévenir. Et en fait, ils m'ont écrit en disant "mais tu ne nous crédites pas ? ". Non, parce qu'en fait, je n'ai pas imaginé une seule seconde qu'ils le verraient. En fait, mieux vaut prévenir les gens. Au final, je pense que c'était une erreur. Pareil, on a fait une couille à soi, qui n'est pas une parodie de couilles sur la table particulièrement. C'était une parodie des podcasts féministes. On cherchait un nom en rapport avec Couille. On trouvait ça drôle, car il y a une sacrée paire d'ovaires. Donc on a cherché un titre et après on a écrit quelque chose. Mais il y a une fille qui m'a mentionné en disant "mais tu ne crédites toujours pas les podcasts ?". Bah non, parce que ce n'est pas une parodie. Je l'avais mentionné, donc j'ai peur de blesser les gens. C'est sûr, mais on essaye de faire des choses bienveillantes. On se moque pas. J'espère qu'on ne se moque pas vraiment du fond, mais plutôt de la forme. C'est notre but, en tout cas. Quand on a fait le podcast, par exemple sur les jeux vidéo, on s'est basé sur des trucs qu'on a vu, c'est à dire les gens qui parlent avec des mots techniques qu'on comprend pas et qui comparent à d'autres trucs. Y a pas de jugement de valeur dans ce qu'on raconte. En fait, c'est pas moins intéressant que n'importe quoi. On s'attache à la forme et donc, en se basant sur cette forme, le fond vient naturellement et voilà. Mais le but, c'est de ne pas blesser. Et si ça vous blesse, c'est que la parodie ratée. Ce n'est pas impossible qu'elle soit ratée. Mais le but, c'est pas vraiment ça. On n'a pas fait ça en se disant on s'en fout des gens qui nous écoutent, on s'en fout des gens dont on parle quand on parodie. Au contraire, on parodie ces gens parce qu'on les aime et parce qu'on aime les podcasts. Anne-Fleur Andrle Wahou, la belle déclaration d'amour aux podcasts, c'est joli. Marine Baousson T'as vu ça? C'était quand même dans un grand monologue hyper égocentrique. Anne-Fleur Andrle Mais non. Non, mais par contre, après, je pense que ça peut être aussi assez flatteur pour un podcast d'être parodié. Ça veut dire que tu les entends tout simplement, que tu les connais, comme tu dis. T'es bienveillante dans ton approche. Je crois donc que oui. Je pense que ça peut être un peu un peu flatteur. Bon, ça, c'était pour Parodicast que tu as sorti pendant les vacances de Noël 2020. Est-ce que tu pourrais nous parler un peu de Vulgaire, qui est le premier podcast que tu as sorti en juillet dernier. Est ce que tu pourrais nous expliquer un peu les objectifs et le concept de ce podcast. Marine Baousson C'est de la vulgarisation de trucs par quelqu'un qui n'y connait rien. Donc, c'est moi, j'y connais rien. Et en fait, mon idée, c'est de me dire je vais prendre tous ces sujets dont j'entends parler depuis toujours et que j'ai l'impression que je connais. Mais en fait, je connais pas du tout. Je les étudie et je les transmets de manière amusante pour les gens qui sont comme moi et qui n'osent pas l'avouer. C'est très vaste, du coup, parce que j'ai fait un sujet sur Amélie Mauresmo et un sujet sur la radioactivité. Ce qui est intéressant, c'est de se rendre compte que ça me demande le même travail, c'est-à-dire que pour la radioactivité, j'ai déjà oublié ce que j'avais compris. Et sur Amélie Mauresmo de voir toute la vie, d'aller chercher les interviews où il y a des choses intéressantes qu'on entend pas partout et qu'on sait pas déjà. En fait, ça demande aussi vachement de temps. Donc, en fait, tout ça prend du temps. Et puis après? Une fois que j'ai compris, une fois que j'ai l'impression d'avoir bien saisi tout, de le retransmettre de manière marrante. Par exemple, hier, j'ai enregistré un épisode sur les marées qui sort la semaine prochaine. Et franchement, c'est une galère à expliquer. Quand tu dis oui, le point le plus proche de la Lune par rapport à la Terre est en opposition avec la force centrifuge. En fait, c'est hyper technique. Et comme en plus, moi, je me rends compte que souvent, je comprends parce qu'il y a un dessin. Essayez de le faire comprendre alors qu'il n'y a pas de alors que c'est que de l'audio, c'est très compliqué. J'ai super peur de me planter, notamment sur les marées. J'ai peur que les gens ne captent pas et lâchent. Donc on verra. Mais c'est un peu long. Et du coup, l'idée, c'est quand même aussi de le faire de manière amusante et que les gens rient alors plus ou moins. Ça dépend des épisodes, mais en tout cas, que ce soit léger. En fait, je veux faire un podcast qui ne soit pas savant, c'est-à-dire que même s'il y a des mots que j'estime compliqués, je me dis franchement, tout le monde connaît. En fait, je fais la maline, mais je ne savais pas ce qu'il y avait à Marignan. Je fais la maline, mais je ne savais pas qui c'était Mata Hari. Donc, en fait, autant que j'explique les mots qui me semble compliqué parce que au final, c'est le principe de cet épisode. Le principe de ce podcast, c'est à dire que ce soit accessible à tout le monde. Alors, le seul truc qui peut être pêché, c'est un peu les références. Parce que oui, je suis vachement dans mes références. Friends, c'est la pop culture de ma génération, en fait. Par exemple, l'autre jour, on regardait un truc à la télé. Il y avait ma tante et ma mère et mon père, et les trois en même temps m'ont dit "ça veut dire quoi ken"? Et pour moi, c'est une évidence. Je connais ce mot. Ça fait longtemps que je l'utilise, mais en fait, je me rends compte aussi que j'ai tendance à utiliser des mots parfois qui ne sont pas mauvais. J'essaie d'expliquer la radioactivité avec le mot ken, mais les gens ne connaissent pas le mot ken non plus. Donc voilà, j'essaie de faire attention maintenant. En fait, il y a des gens qui me suivent, donc c'est que ça leur parle. Voilà, Anne-Fleur Andrle Du coup, je suis curieuse puisque tu le dis, tu parles de sujet, tu expliques des concepts hyper diverses. Ça te prend combien de temps de recherche, en fait, pour être à même justement de réexpliquer ce que tu as compris, ce que tu as appris à un public de novices comme nous ? Marine Baousson Ça dépend vraiment. Je dirais entre un jour et deux jours. En fait, j'essaie de comprendre plein de choses. J'essaie de revoir, de voir d'autres explications. Mais ça peut aller beaucoup plus vite. Ça dépend. Mais en moyenne, entre 1 et 2 jours de recherche, un jour et demi. Et puis après, il y a l'écriture, qui prend du temps aussi. Et ça, c'est long, ça dépend. Mais maintenant, je me déculpabilise sur les vannes. Avant, je me disais qu'il fallait absolument que beaucoup de vannes. Et maintenant, je me dis juste bon, je pense qu'il y a moins de vannes, mais je pense que dans la tête des gens, c'est un podcast qui est marrant. Donc, je n'ai plus besoin de faire autant de vannes que ça. Des fois, moi, je me dis "oh la la, mais ce podcast est raté ou cet épisode, il est pas assez drôle" et il y a des gens qui me disent "Mais qu'est ce que j'ai ri" alors moi je me dis il y a trois vannes, c'est gênant. En fait, je pense que les gens se disent c'est feel good. En tout cas, c'est sympa et j'ai une voix sympa, un peu fun. Mais dans ma tête, je me dis c'est perçu comme léger, donc les gens ont tendance à rire quand ils comprennent le principe du podcast. Enfin je dis ça, je fais des suppositions. Anne-Fleur Andrle Non, mais je pense que t'as raison. En tout cas, il y a un épisode, moi qui m'a vachement marquée ou même touchée. Je crois que c'est l'épisode avec ton papa sur le Tour de France. On sent que lui comme toi, en fait, vous êtes super fiers et super heureux de faire ça ensemble. T'es assez marrante dans ton approche. Ton Papa est hyper connaisseur du Tour de France. Même toi, je crois que tu t'attendais pas qu'il connaisse autant de trucs. Et puis c'est un épisode qui est un peu plus long. Marine Baousson Il fait 45 minutes. Les épisodes classiques durent entre 10 et 20 minutes à peu près. Mais pour le coup, quand il y a des trucs avec des gens, c'est plus long, ça dépend. Après mon père, il était très bavard car il était trop content de parler de ça et de parler de ça avec moi. Moi, j'ai découvert plein de choses sur mon père et c'était intéressant. Je savais qu'il était passionné. Mais je ne le savais pas aussi connaisseur et j'ai trouvé qu'il parlait hyper bien. A Noël, on lui a offert des bouquins sur le cyclisme. Moi, je pensais qu'il en avait marre, mais en fait, il peut pas en avoir marre. Il est trop passionné pour ça. C'est trop rigolo. Donc moi, j'ai appris vraiment des trucs avec mon père et c'était chouette. Et d'ailleurs là, sur les marées, on va l'entendre deux secondes. Il trouve des idées. Il me donne des vannes. Il est trop marrant. Anne-Fleur Andrle Comment est-ce que tu choisis justement tes sujets? Est ce qu'on les suggère? Est ce que tu les trouves toutes seules? Marine Baousson En fait, je ne saurais trop dire. J'ai fait des listes. Parfois, on m'envoie des messages sur Instagram. Par exemple, on m'a envoyé un message, on m'a dit "et le gluten". Ah ouais, c'est intéressant. Donc je note. Dans quinze jours, il y aura un paquet sur les Quatre Accords toltèques. Et ça, c'est ma meilleure amie qui m'a dit "Tu pourras pas faire les quatre accords toltèques" et je trouve que c'est intéressant. Mais en fait, souvent, y a plein de gens aussi qui m'écrivent et qui me disent tu pourrais nous expliquer pourquoi ce truc ou pourquoi ça? Et le pourquoi c'est pas quelque chose qui fonctionne dans mon podcast. Il faut un sujet vaste, mais c'est pas un pourquoi il y a ça? Et après, je te dis ça va être vaste. Là, je suis en train de réfléchir. Je vais faire un épisode sur Jean Moulin, un épisode sur La belle du Seigneur aussi, qu'un truc qu'on m'a conseillé. Franchement, je ne saurais pas te le dire. Je pense que maintenant j'ai un peu plus l'habitude, parce que j'en ai écrit 40. Donc je pense que maintenant, je vois aussi ce que je peux faire des sujets ou pas. S'il y a des trucs à dire suffisamment intéressants ou pas, quoi. A la base, je voulais faire un épisode les épisodes de Vulgaire tous les tous les lundis et je voulais faire un épisode sur un jour sur deux pour parodier Cast. Et je voulais faire des petits Vulgaire et j'en avais écris un sur d'idole, par exemple, où je m'imposait que ça fasse juste une page et en fait donc, par exemple, Diddle. C'est un sujet que je voulais faire, mais il n'y a pas grand chose à dire. C'est assez rapide, quoi? Et donc, effectivement, ça marchait bien dans le petit vulgaire. Anne-Fleur Andrle Alors parlons technologie un petit peu pendant la première. Pendant la première vingtaine d'épisodes, tu le dis en fait que t'es enregistré ces épisodes pendant le confinement sur ton iPhone. Oui, c'est ça. Et maintenant, je te vois en vidéo, t'as un joli micro, t'en es ou du coup de thon de ton équipement. M'enfin, utilises quoi et comment ça se passe en terme d'équipement, alors? Marine Baousson Tu sais que ça, c'est un truc qu'on m'a prêté pour Parodicast. C'est même pas mon Zoom. C'est un pote à moi qui m'a prêté, Alex Blomme qui est super. En fait, pendant le confinement, je me refusais à commander des trucs parce que je trouvais que ce n'était pas cool de forcer des gens à sortir et à faire des choses pour moi pour me rendre service. J'ai fait ça sur mon iPhone et au final, le son est correct. Alors c'est sûr qu'il y a des meilleurs sons que ça. Mais bon, ça passe en fait, et c'est pour ça que c'est ça que je trouve génial dans le podcast, c'est qu'on peut vraiment faire ça tout seul et gérer ça comme on peut. La chance que j'ai eue, c'est de travailler avec Guillaume Bera, qui a fait les montages des 21 premiers épisodes de Vulgaire. C'est son métier de faire du son. Donc, en fait, il a aussi su me donner des informations, m'expliquer, faire en sorte que ça sonne bien, quoi. Par exemple, la semaine dernière, j'ai sorti un épisode bêtisier où j'ai parlé. En fait, je n'étais pas chez moi quand j'ai du enregistrer ça et j'ai fait sur mon iPhone et ça s'est très bien passé. Je pense que ça s'entend un peu si tu tends l'oreille, mais ça passe. Au début, je me disais vous savez quoi ? Les gens ne payent pas, en fait. Et en fait, c'est bête. Mais ça fait descendre la pression de ouf. Parce que quand j'ai fait une école de Café-Théâtre, quand je suis arrivée à Paris il y a longtemps, vraiment genre 2007 ou 2008. Bref, il y a longtemps, un des premiers trucs qu'on nous a dit en cours, c'est combien vaut votre spectacle? L'avantage, c'est que je ne fais pas payer aux gens. Ça m'enlève aussi une sorte de pression. Et il y avait quelqu'un qui avait dit "oui, c'est de la merde", je sais pas quoi. Je dis que tu n'es pas obligé d'écouter. Et en plus, tu payes pas. Vraiment, je vois pas pourquoi tu te plains, en fait. Je suis contente que les gens écoutent. Mais vraiment, tu l'écoutes pas si ça te plait pas. Y a rien qui te force. Même l'idée que les gens peuvent quitter le podcast si ça leur plait pas ça, moi, je ne le saura jamais. En fait, c'est très troublant de faire quelque chose parce que j'ai l'impression que je fais le même métier en fait, en faisant des podcasts et en faisant de l'humour sur scène. La seule différence, c'est que je n'ai pas de retours directs des gens. C'est une chance dans la mesure où si quelqu'un n'écoute plus podcast en gros, c'est "se casse et se barre". En fait, quand moi, je suis sur scène. Si les gens se cassent, je le vois. Et ça, ça me perturbe terriblement. Par contre, les rires, les entendre en direct, c'est hyper puissant et hyper fort. C'est empouvoirant. Il y a plein de choses super positives et ça, c'est agréable. Le podcast, les gens les écoutent pas, ils écoutent pas. Et moi, je ne le saurai jamais. Et finalement, c'est un truc hyper agréable pour l'ego, c'est à dire que tu fais quelque chose et personne va venir te contredire. Anne-Fleur Andrle N'empêche que c'est un vrai sujet. Les critiques, je comprends comment tu les reçois et comment est ce que tu les gère après ? Est-ce que tu leur réponds? Ou est ce que tu es plus en mode "la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe" ? Marine Baousson (rires) Par rapport à Parodicast, je n'ai pas beaucoup de retours négatifs parce que le monde du podcast est un monde vraiment bienveillant. Je pense que si j'avais fait des vidéos de tout ça, ça aurait été très différent. Mais en l'occurrence, c'est ce que je te disais. Les gens ne sont pas obligés d'écouter, mais par contre, quand ils écoutent, c'est un vrai choix. Il n'y a pas de. Par défaut, je crois, donc c'est un vrai choix. Je trouve que c'est vraiment une communauté très bienveillante. Les gens qui écoutent des podcasts en général. En fait, je n'en ai pas tant que ça. Des critiques négatives. Et puis celles que j'ai, ça ne veut pas dire que les gens n'aiment pas que tout le monde aime, que ça veut juste dire que les gens n'écoutent pas si ça leur plait pas quoi? Et puis, si c'est constructif, ça ne me dérange pas. Il y a quelques critiques négatives, mais je dis à quelqu'un qui dit "on dirait moi qui essaye d'expliquer un truc à mes potes quand j'étais en quatrième" et moi, j'étais là. C'est exactement le principe du groupe de podcast, donc, t'as très bien compris. Tu trouves ça négatif, mais moi, je trouve ça positif. Aussi que je suis un peu insupportable et autocentrée. Bon, bah oui, je fais un podcast, je parle de moi toutes les 3 secondes. Bon bah voilà. Ça va parce que c'est jamais très méchant. Et puis, si ça l'est, c'est très peu et c'est pas du tout comme sur Instagram ou sur Facebook, par exemple. J'ai eu une vidéo qui est sortie de moi sur Topito et que j'avais fait il y a presqu'un an maintenant et où la violence de tous les commentaires est folle. D'ailleurs ils l'ont ressortie il n'y a pas longtemps, ils l'ont ressorti. Et quand tu regardes les commentaires, c'est de nouveau grossophobe. Lesbophobe, c'est tout-ce-que-tu-veux-ophobe. Ou "elle pense qu'elle est humoriste". Je pense pas que je suis humoriste, je suis humoriste, c'est mon métier. En fait, j'arrive aussi à faire la part des choses, mais je pense qu'il faut pas répondre, sauf si on est vraiment blindé. Par exemple, il y avait une fille qui avait commenté cette vidéo, notamment en disant "Elle me dégoûte". Et donc, en fait, j'avais trouvé ça violent de la part d'une femme. Puisque c'était beaucoup des hommes qui se foutait de ma gueule et qui étaient désagréables, qui notaient que j'étais grosse ou lesbienne ou je sais pas quoi. Et donc j'avais répondu "ah carrément" juste ça. En fait, elle m'avait enchainée sur deux messages très longs pour m'expliquer à quel point j'étais une merde et à quel point j'étais conne, à quel point j'étais grosse. Et en plus, je me la pétais parce que je lui répondais. Je crois qu'il faut plus répondre. Mais l'avantage du podcast, c'est aussi une des raisons pour lesquelles j'aime tant ça, c'est que les gens sont gentils. Anne-Fleur Andrle Je pense que tu ne reçois pas et tu ne touches pas les mêmes personnes quand tu fais de la vidéo versus du podcast. Et je pense que t'as raison que la communauté podcaste est très bienveillante aussi. Marine Baousson Les gens sont bienveillants avec toi, toi aussi ? Anne-Fleur Andrle Ouais, honnêtement, je pense que je suis très gâtée sur mes trois podcasts. Ils ont toujours été accueillis avec beaucoup de chaleur et de bienveillance. Et puis, on en parlait d'ailleurs dans le tout premier épisode, de l'autre côté du micro avec Pauline Grisoni. Je crois que j'ai tendance si j'ai 10 retours et qu'il y en a un qui est négatif à retenir que celui qui est négatif. Alors que les neuf autres sont positifs et encourageants. Et donc, là, maintenant, je travaille un peu à remettre un peu d'équilibre dans tout ça. Et cet avis négatif ne compte pas lui même plus qu'un des neuf autres et je pense que c'est important. Marine Baousson Et puis surtout, moi, je me dis mais ça dépend comment c'est dit, si c'est un retour constructif, ça passe. Mais en fait, j'ai du mal à comprendre la démarche qui consiste à dire à quelqu'un "Je pense que tu fais de la merde". Anne-Fleur Andrle T'es pas content, soit. C'est dommage, mais zappe et finalement, ça prendra vachement moins de temps que de venir me l'écrire. Marine Baousson Ouais, c'est comme par exemple là pour Parodicast, je te disais qu'il y a quelqu'un qui m'avait dit "Tu n'as pas identifié les couilles sur la table ?", le temps mental que ça m'a pris. En gros, c'est quelqu'un qui m'a écrit ça le 31 décembre à 22h30. Moi, j'ai lu ça à 22h 33. Et c'est à dire que d'un coup, tout s'est arrêté. Ma soirée. On était en plein jeu. J'ai arrêté, j'ai réfléchi à ma réponse. Ça m'a pris une demi heure et je me suis dit "Mais pourquoi ?" En plus, la personne n'était même pas méchante. C'est juste que je trouvais que, peut être, son ton était un peu accusateur. En tout cas, je me suis sentie accusée alors que j'avais l'impression d'avoir fait bien les choses, les gens avec qui j'étais motivé, m'ont dit "c'est pas la vie, en fait. Donc tu laisses et tu vois". Moi, je me disais mais pourquoi cette personne m'écrit à 22H32. Je me suis posée trop de questions pour un truc qui est un micro événement et dont je me souviendrai pas dans quatre jours. Et ce qui est drôle, c'est que j'ai fait une réponse. J'ai réfléchi une réponse pour avoir l'air sympa pour machin. Et la personne n'a pas répondu à mon message. En plus, les gens s'en foutent. Il faut s'en foutre autant que moi, je crois. Anne-Fleur Andrle Je pense que tu as complètement raison et bravo pour ce recul. Du coup, tu as répondu un peu je pense à la question j'allais te posée. C'est à dire que les humoristes, on les retrouve quand même plutôt sur YouTube. Très peu en podcast. Et ce que tu fais c'est assez nouveau. Ça a été quoi, le déclic pour toi pour te lancer sur ce type de média, sur le format podcast ? Et t'écoutais quoi comme podcast avant ou t'écoutes quoi? Est ce que tu te souviens du premier que t'as écouté? Marine Baousson Je pense que c'était à bientôt te revoir. C'est sûr. Bah oui, évidemment. Sophie-Marie, c'est quand même un peu la reine. Je trouve. C'est par là que je suis arrivée au podcast, bien sûr. Et je me rappelle j'étais sur le c*l parce que je me disais mais elle remplit des salles de gens qui viennent écouter. Enfin, je trouvais que c'était fou. Donc, je pense que les premiers podcast que j'ai écoutés, c'est bien sûr à bientôt te revoir. Je pense que j'étais en vacances en Grèce, exactement. Je peux te dire sur une plage en particulier dont j'ai oublié le nom, mais je me rappelle de ça. Et donc, sinon, pas tellement, en fait. Pas tellement. Je suis arrivée au podcast, moi, sans vraiment en écouter. Et maintenant, je le fais beaucoup plus. Maintenant, je m'y penche. En fait, c'est devenu plus un automatisme. Maintenant, parce que je vois la richesse, je vois tout ce qu'il y a de génial là dedans. Donc voilà, et j'ai oublié un peu puisque comme ta question était un peu longue... Anne-Fleur Andrle Je suis vraiment désolée, mais ma question était quand même sacrément super méga longue. Ma question portait sur le format. Je te parlais des humoristes qu'on retrouve beaucoup sur YouTube. En tout cas au format vidéo, sur Insta, etc. Sur le podcast, c'est assez nouveau. Du coup, je me demandais comment ça a été le déclic pour toi de lancer Vulgaire initialement au format audio, au format podcast. Marine Baousson En fait, Vulgaire est né d'une idée que j'ai eue dans cette cuisine. Exactement dans laquelle je suis actuellement quand j'étais avec Sophie-Marie parce qu'elle me disait "Je réfléchis à des nouveaux concepts pour Binge" et moi, je lui avais dit que ce serait génial de faire un truc. En fait, on a pensé quelque chose, mais c'est une idée que j'ai eue et c'est une idée que j'ai eue en me disant elle pourrait le faire. Ce serait chanmé. Et mon idée, c'était de faire un truc où un scientifique expliquait en 2 minutes quelque chose, me l'expliquait à moi. Moi, je l'entendais et je le réexpliquais à Sophie-Marie et Sophie-Marie le réexpliquait dans le podcast. C'était un podcast en trois parties. Etant donné qu'elle en faisait rien et que moi, je trouvais que l'idée était super. En fait, au bout d'un moment, je me suis dit Ah ben, je vais faire un podcast et tout le monde plein d'humoristes m'ont dit "non, fais des vidéos, c'est les vidéos qui marchent" et donc j'ai tenté de passer ça en vidéo et ça ne marchait pas trop. Mais je n'arrivais pas trop à me l'avouer. Pour tout te dire. Et surtout qu'en plus, j'avais fait venir quelqu'un. Tu vois, j'avais fait venir une spécialiste, une fille super. C'était sur les abeilles. Elle était passionnante, elle était drôle. La meuf était super, mais y avait un truc qui fonctionnait pas dans le format. Et en fait, coup du destin. Coup du sort, le réalisateur a eu un problème, son ordinateur a cramé et toutes ses sauvegardes, tous ses disques durs ont cramé en même temps. Il n'avait plus rien. Mais après, c'était catastrophique pour lui car c'est son boulot. Donc, en fait, on avait plus la matière pour le faire. Donc, quand je me suis dit bon, c'est un signe de destin du destin, il ne faut pas le faire. Et puis là, pendant le confinement Binge m'a contactée pour faire fort, pour réfléchir encore à des idées. En fait, je me suis dit je vais le faire. Et donc, en fait, pendant confinement, je me suis dit il y avait Mathilde, d'Acast, qui est super et qui m'avait dit "Bah écoute, nous, on peut soutenir. Si tu en as envie, on va t'aider. Moi, je t'aiderais" et donc c'est ce qu'elle a fait. Je l'ai appelée pendant le confinement. On a eu un coup de téléphone d'une heure. Je me rendais bien compte que je connaissais rien au podcast, mais elle a été super sympa. Elle m'a encouragée et c'est là que je me suis lancée. Je pense qu'aujourd'hui, un vrai truc qui se fait et il y a de plus en plus d'humoristes qui arrivent. Souvent pour des entretiens, mais je pense qu'il va y avoir de plus en plus d'humoristes qui vont arriver faire des choses. Et moi d'ailleurs, j'en parle à tout le monde. Je dis à tout le monde "mais faites des podcasts, c'est génial" parce que tout est possible. Tout peut s'en inventer encore. Anne-Fleur Andrle Je nous le souhaite parce qu'en tant qu'auditeur, c'est quand même sacrément chouette. Alors tu nous as parlé que le premier podcast que tu as écouté qui t'a inspirée. J'aimerais bien qu'on parle un peu plus de tes écoutes de podcasts. Est ce qu'il y a un épisode toute année, tous podcasts, tous styles confondus, qui t'a plus marquée qu'un autre? Et dont tu pourrais nous parler un petit peu? Marine Baousson Écoute, en fait ce serait plutôt une série de podcasts et pas un épisode en particulier. J'ai adoré Rends l'argent de Titiou Lecoq. Je trouve que c'est un podcast hyper intéressant, hyper léger. Anne-Fleur Andrle Ça me fait super plaisir parce que c'est un podcast que je ne connais pas et j'adore avoir des recommandations de podcasts, raconte un peu. Marine Baousson C'est Slate, je crois. J'ai adoré. J'ai adoré son angle. J'ai adoré le nombre d'épisodes. Je crois que c'est pile poil le bon. Rends l'argent, en fait, c'est Titiou le Coq qui se dit qu'avec son mec ils ne parlent jamais d'argent, et elle se rend compte que, peut être, elle fait jamais les comptes. Ça ne va pas du tout. Et en fait, elle, elle questionne la question de l'argent de manière générale dans le couple, et pas que d'ailleurs, mais surtout dans le couple. Et sur comment est réparti l'argent? Comment est utilisé l'argent dans le couple? Elle se pose pleins de questions et c'est hyper intéressant parce que du coup, elle voit des banquiers, des notaires, des femmes qui racontent leur divorce. Comment ça s'est passé? Et ça te fait réfléchir à comment tu partages l'argent avec la personne avec qui tu vis. Et souvent, c'est encore une fois une question féministe, c'est les femmes qui sont désavantagées. Et en fait, c'est très intéressant et c'est très bien fait parce que justement, c'est très léger et c'est très abordable. Elle questionne des gens qui ont des spécialités et avec sa sympathie et sa gentillesse et son humour. Vraiment beaucoup d'humour. C'est hyper bien monté, c'est hyper bien fait et c'est hyper intéressant. Moi, j'ai adoré. J'ai adoré sa série. Anne-Fleur Andrle Je note ça et je mets ça dans les notes de l'épisode ainsi que dans la playlist Spotify, avec tous les épisodes qui sont recommandés par mes invités et dans les sélections du podcast. Du coup, c'est quoi actuellement le podcast dont tu ne loupes absolument aucun épisode. Marine Baousson C'est Venus s'épilait-elle la chatte. Ah oui, il n'y a pas de doute. Après, il n'y en a pas beaucoup des épisodes. Mais je les ai écoutés et réécoutés. Je trouve ça tellement hyper intéressant. Vraiment, je les ai adoré, je les ai adoré et j'adore. Anne-Fleur Andrle En tant que auditrice, est ce que tu es plutôt podcast court (moins d'une demie heure) ou plutôt très long ? Marine Baousson Bah, j'en sais rien, en fait. Plutôt long. Anne-Fleur Andrle Est-ce que ça dépend de ce que tu écoutes ? Marine Baousson Ouais ça dépend de ce que j'écoute. Mais en fait, je me rends compte que quand c'est trop long, ça me gonfle parce qu'il faut réfléchir à quand tu vas écouter tout ça. C'est un peu chiant, mais quand même plutôt podcast long. Quand je cuisine un truc. Anne-Fleur Andrle Est ce qu'il y a un conseil que t'aurais aimé qu'on te donne avant de se lancer dans le podcast? Qui aurait pu t'aider et que tu pourrais du coup partager avec quelqu'un qui se lance actuellement? Marine Baousson Justement, que c'était bienveillant comme communauté. En fait, je pense que je me suis beaucoup pris la tête pour que ça plaise. Et pour pas choquer. Or, je pense qu'on peut faire les choses. C'est ça qui est magnifique avec le podcast. Souvent, c'est des gens qui les font eux mêmes qui écoutent. Au final, les gens sont gentils et donc peut être prend moins de pincettes et dire plus de choses parce que les gens aussi, si ça leur plait pas, ils se cassent ! Et toi ? Anne-Fleur Andrle Décidemment, t'aimes bien me poser des colles aujourd'hui. Non, mais t'as raison de me retourner la question. Je crois que le podcast, c'est un hobby et pour certains, un métier, qui est très d'isolant. On se sent facilement un peu seul. On peut faire beaucoup de choses tout seul, mais je pense que bah voilà, on est humains. L'animal humain est fondamentalement social et donc je pense que je me encouragerait à rejoindre une communauté plus rapidement. Bon, sans transition. Une question rituelle que je pose à tous mes invités est ce que tu sais ce que tu serais aujourd'hui, à quoi ressemblerait peut être ta vie si tu n'avais jamais lancé ton ou tes podcasts ? Marine Baousson Je serais désespérée. Je serais au chômage. Bon, je le suis. Mais en tout cas, vulgaire particulièrement m'offre beaucoup de perspectives. Il y a plein de choses chouettes qui vont arriver, et notamment par ce podcast et même beaucoup de choses qui m'arrivent en ce moment. J'ai la chance parce que Vulgaire fonctionne plutôt bien. Alors après, j'ai peu de moyens en comparaison mais de ce que j'ai compris, ça marche plutôt bien et j'ai eu la chance d'avoir des prix. Donc je suis très heureuse, très touchée et très surprise. Et tout ça, c'est trop cool. Et le fait d'avoir un truc qui fonctionne, ça me remplit le coeur. Tu ne peux pas imaginer à quel point, c'est à dire que je me dis "ah ok, tout ce temps là, c'était peut être à un endroit, ce que je fais, trouve une place" et donc ça, ça me touche beaucoup. Et puis ça, ça m'ouvre des portes professionnelles. Je gagne pas encore ma vie avec ça, mais en tout cas, c'est très valorisant. Et pourtant, c'est drôle parce que plus ça va, plus les épisodes se font dans la douleur. J'en ai fait 40. Donc, au bout d'un moment, je vois bien qu'il y a quand même une habitude qui se crée. Et j'ai l'impression parfois de tourner en rond, de faire un peu les mêmes vannes de temps en temps. Et puis, en fait, j'aimerais que ça aille plus vite. Parce que je me dis "oui, j'ai plus l'habitude, ça peut aller plus vite". Tu peux avoir plus d'automatismes, certes, dans certaines parties de l'écriture, mais ma compréhension et la recherche, ça, c'est un truc qui est une grosse partie de ce que je fais. Et puis, quand je trouve, je pense que c'est facile. Je pense que parfois, je me dis tiens, je prends ce thème parce que ça va être un peu simple. Ça va aller vite et en fait, ce n'est jamais simple. Il y en a aucun où je me suis dit Ah ok, facile. Donc voilà, je vais faire les quatre accords Toltèques dans ma tête. Je me dis ça va être facile. Je le sais au fond que ça va être galère. Mais bon, c'est comme ça, mais en tout cas, oui, sans les podcasts. Ouais, en ce moment, ma vie serait bien nulle et je pense que j'aurais bien moins d'estime de moi. Et puis là, oui, il y a un spectacle qui va arriver pour de Vulgaire. C'est génial. Et puis, et puis d'autres choses encore. J'en parle pas encore, mais c'est chouette. Anne-Fleur Andrle En tout cas, j'aurai beaucoup de plaisir à suivre tout ça. S'il y avait un seul épisode qu'on devait écouter de Vulgaire, si on ne connait pas encore son podcast ou même si on le connaît, mais qu'on les a pas tous écoutés, ce serait lequel que tu me recommanderais absolument ? Marine Baousson Lourdes. Le premier. C'est un de ceux qui reviennent le plus souvent. C'est celui là que j'ai gagné à Paris Podcast Festival. Donc, je pense que Lourdes, il est bien. Moi, j'aime bien aussi le clitoris. Je trouve que j'étais fière quand je l'ai sorti. Je l'ai trouvé drôle. Je l'aime bien. Voilà, ça fait deux. Anne-Fleur Andrle Je vais compléter cette liste. Il y en a un qui m'a beaucoup fait réfléchir. Alors ils me font tous beaucoup rire. Cela n'est peut être pas le plus rigolo, mais il m'a beaucoup fait réfléchir et il a changé ma manière de faire. En tant que podcasteuse, c'est celui sur la langue des signes. Voilà où vous explique fondamentalement les problèmes d'accessibilité aux malentendants. Et voilà, dans le podcast, c'est un vrai sujet. Est ce qu'on considère que les malentendants n'ont pas le droit d'avoir accès aux podcasts ? Marine Baousson Mais en fait, l'accessibilité, je pense que c'est nécessaire et en fait, c'est drôle parce que ce podcast n'est pas très marrant. Le podcast sur la langue des signes française n'est pas très drôle, mais moi, j'ai bien aimé le faire parce que j'ai vraiment eu un choc en réalisant à quel point les personnes sourdes ou malentendantes étaient exclues de plein de choses. Mais en même temps, c'est aussi une communauté qui est très militante. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes qui militent et j'avais, j'ai fait vérifier mes textes. J'ai vraiment fait hyper gaffe et quand même, on m'a fait des retours, donc je les ai édités. C'est compliqué de rendre accessible ces contenus, mais c'est absolument nécessaire. Et en fait, de ce que j'ai compris, en tout cas dans les comptes de personnes militantes que je suis, ils disent que les gens disent souvent qu'ils n'ont pas les moyens ou qu'ils n'ont pas le temps. Et franchement, moi, c'est vrai. C'est à dire que vraiment, j'ai fait traduire en langue des signes l'épisode sur la langue des signes. Mais cette traduction, cette interprétation, en l'occurrence, elle est plus chère que la production du podcast. Donc en fait, c'est cher. Et moi qui suis en auto production, je n'ai pas l'argent pour ça. Pourtant, il faudrait que j'arrive à le trouver pour le faire. Donc déjà, je pense que les textes déjà très bien, mais ce n'est pas la même chose. Donc, il faut qu'il faut trouver un juste milieu. Félicitations, c'est cool, si tu le fais, c'est chouette, quoi. Mais ça m'a donné envie de moi de faire des spectacles d'humoristes. Ben ouais. Traduits en langue des signes et interprétés en langue des signes en direct. Ça me donne vraiment envie. Après, faut monter le truc. Mais voilà, je réfléchis à ça, mais tant mieux, c'est trop cool. En tout cas, je suis trop contente de savoir que ça fait avancer. Tu as eu des retours? Anne-Fleur Andrle J'ai commencé depuis une semaine à les transcrire. Je fais que sur Génération Podcast qui est un nouveau podcast. Donc je traduis, transcrit les interviews. C'est tout récent, donc on verra aussi si ça sert. Mais j'espère. Marine Baousson En fait, c'est ce qui est important si c'est que les gens n'aient pas à demander : que ce soit disponible, mais que les gens n'aient pas à demander. D'après ce que j'ai compris. Franchement, là, je te parle de mon point de vue de Marine. Anne-Fleur Andrle Qu'est ce que je peux te souhaiter pour la suite, Marine? Marine Baousson Que les gens continuent d'écouter Vulgaire et que je continue de trouver de l'intérêt dans les sujets et que de plus en plus de gens l'écoutent. Et que j'ai plein d'autres idées. Anne-Fleur Andrle Ça marche. Écoute, on te souhaite tout ça. En tout cas, t'as quand même pas l'air vraiment de t'ennuyer dans ton cerveau. Il y a l'air d'y avoir 70 idées à la seconde. Un petit mot de la fin? Marine Baousson Merci. C'est ça mon petit mot de la fin ! Merci. Merci à toi. Encore une fois, t'as beaucoup partagé mon podcast et ça a vraiment eu un impact. Donc, merci beaucoup. C'est vraiment gentil et je suis très reconnaissante. Merci. Anne-Fleur Andrle Ça me fait très, très, très, très, très plaisir. J'adore quand mes recommandations servent à quelque chose et que ça permet vraiment à des gens de découvrir de nouveaux podcasts, des trucs vraiment pour se faire plaisir. Donc, tu me fait très plaisir en me disant ça. Merci à toi ! Longue vie à Vulgaire et on espère la saison 2 de Parodicast. Je te dis à très bientôt. Bonne continuation, Marine ! Marine Baousson A très bientôt. Merci beaucoup. Texte retranscrit et adapté à partir de l'épisode 10 de Génération Podcast. Edité pour la compréhension. Écoute l'épisode avec Marine Baousson juste ici.

Sélection : histoires de gifle, de journal intime et de parisiens

Aujourd'hui, je suis à la fois impatiente, mais aussi un peu stressée à l'idée de te livrer la sélection de la quinzaine. Pourquoi ? J'ai fait quelques changements au format habituel. Je suis hyper contente du rendu final, honnêtement, mais j'ai vraiment hâte de savoir ce que tu penses. D'ailleurs, si tu as un compte Instagram, n'hésite pas à venir me dire si tu aimes ou non en écrivant à @GénérationPodcast. En tout cas, en 2021, je veux absolument rendre mon contenu accessible à tous. Pas facile quand on est auto produit et donc auto financé, car cette ambition a malheureusement un coût qui n'est pas négligeable. Mais je pense avoir trouvé une manière de rendre mon contenu accessible aux malentendants : je vais vous le partager sous la forme d'articles comme celui-ci sur ce blog chaque dimanche. Aujourd'hui, on va parler du dernier épisode de Passages, le nouveau podcast d'histoires de Louie Media et plus particulièrement d'une gifle, mais aussi du journal intime d'une adolescente avec le podcast Mes 14 ans de Paradiso et enfin d'un podcast indépendant, Les Chroniques du Gouffre, qui raconte la vie dans les années 90 d'afro-caribéens en région parisienne. Franchement, je pense que tu vas te régaler ! Pour écouter cette sélection dans Génération Podcast, c'est par ici. Les Chroniques du Gouffre Sur le compte Instagram du podcast, je demande régulièrement à mes abonnés de partager leurs épisodes préférés. Les abonnés sont soit de grands amateurs de podcasts, soit des podcasteurs eux-mêmes, et c'est assez génial d'échanger ensemble là dessus. Je découvre ainsi encore plus de podcasts. Et bon, depuis le temps, je pense que tu auras compris l'idée : j'adore ça. C'est comme ça que j'ai découvert Les chroniques du gouffre. Kevy Shako m'a proposé son podcast une première fois, puis je n'ai pas vraiment eu le temps de lui faire un retour parce que je ne l'avais simplement pas encore écouté. Il m'a relancée à plusieurs reprises, et vraiment, merci Kevy ! J'ai lancé un épisode un vendredi soir glacial de décembre. Et surprise, j'ai pas vu le temps passer. J'en ai enchaîné 12 dans la soirée ! C'est court (moins de 10 minutes par épisode), c'est posé, c'est intelligent, touchant et drôle. Tout ça à la fois. Du coup, j'ai demandé à Kevy de m'expliquer ce que c'est les Chroniques du Gouffre? "C'est précisément la transmission du savoir. C'est léger. C'est une série sous forme de podcast qui relate l'histoire véridique, initiatique et extraordinaire de jeunes afro caribéens qui grandissent à Sarcelles. C'est un moyen, via la culture hiphop, de remettre au goût du jour, la tradition de l'oralité des anciens conteurs et des griots." m'a répondu Kevy Shako. Bref, Les Chroniques du Gouffre c'est donc une série podcast. La saison 1 vient juste de se terminer. Les épisodes se déroulent de manière chronologique, la plupart dans les années 90, mais vous pouvez ne pas les écouter dans l'ordre, ça ne pose pas de souci pour la compréhension générale de l'histoire. Il s'agit de plein de petites anecdotes qui se passent en région parisienne pour trois frères. Kevy est le narrateur et c'est lui qui écrit les textes. Avec ses deux frères, ils ont créé LCDG Prod et chacun d'entre eux a une spécialité sur la création du podcast. J'ai demandé à Kevy s'il y avait un épisode qui l'avait particulièrement touché et qu'il nous recommandait. Il a recommandé Angle d'Attaque, qui sont les deux derniers épisodes de la saison. Il s'agit d'un épisode double où deux frères vivent la même scène de la vie. Mais du coup, avec deux angles différents. Un truc sympa à noter, c'est que les titres de chaque épisode sont soit des titres issus de la culture hip hop, soit des films et donc angle d'attaque en est un. Je vous recommande vraiment d'aller écouter ce podcast qui est très bien produit et qui propose une narration magnifique. Mes 14 ans Le second podcast de cette sélection est une mini série. Les mini séries, c'est vraiment un format que j'aime de plus en plus en podcast. Il y a vraiment des petits bijoux de fiction, ainsi que biographiques. Bref, j'ai découvert Mes 14 ans (Paradiso) pendant les vacances de Noël. J'ai tout écouté en moins de deux jours. Ce podcast biographique retrace une année de la vie de Lucie Mikaelian. Elle retombe sur son journal intime de l'époque et dans ce podcast, elle consacre un épisode à chaque mois de cette année si particulière. C'est absolument divin, c'est drôle, c'est innocent et c'est plein d'humour. 14 ans, c'est l'âge de l'impertinence. On est encore un peu enfant, mais plus complètement. L'actrice qui lit à la place de Lucie à 14 ans, est aussi excellente. Et 14 ans, c'est aussi pour beaucoup l'année de plein de premières fois, c'est l'année au cours de laquelle Lucie perd sa virginité. Et c'est très important pour son histoire et pour sa construction personnelle. Les épisodes sont assez courts, entre 15 et 20 minutes. Il est important de les écouter dans l'ordre pour bien comprendre l'histoire de Lucie. Tu peux découvrir la bande annonce juste ici. Fonce ! Passages, La Gifle La semaine dernière, j'ai écouté le dernier épisode de Passages, un des nouveaux podcasts de Louie Media. Vous savez Louie Media, le studio qui a été cofondé par Charlotte Pudlowski, qui a créé et qui produisait jusqu'à il y a peu Transfert. Passages, c'est un podcast qui raconte aussi des histoires et qui questionne le point de vue. Notre point de vue, à nous, les auditeurs.
C'est bouleversant et c'est vraiment juste. Et donc, mercredi dernier, j'ai découvert l'histoire d'une autre podcasteuse Brune Bottero. Vous connaissez d'ailleurs peut être sa voix si, comme moi, vous écoutez Entre saison 2, dans lequel elle interview ses beaux enfants chaque semaine. Ici, Brune nous propose un épisode qui s'appelle La Gifle. Elle y donne la parole à sa grande soeur et questionne comment nos souvenirs d'enfance forgent notre compréhension de notre famille, mais aussi comment un choc ou une révélation peut nous mener à voir et à avoir une nouvelle lecture potentiellement différente de celle qu'on avait jusqu'alors. J'ai eu la chance de m'entretenir un peu avec Brune à ce sujet et je lui ai demandé, sans vous spoiler, de vous raconter un peu l'histoire de cet épisode. Voici une courte retranscription de notre rencontre. Brune Bottero J'avais envie de parler de ma relation avec ma sœur, qui est une relation un peu spéciale dans le sens où je pense que je suis obligée de dire quand même que on n'est pas nées sœurs. On l'est devenues. Et j'avais envie de m'intéresser à ça, de lui faire raconter son histoire et ce que j'aime beaucoup dans le principe de Passages, c'est que l'on choisit une histoire qui va raconter avec deux points de vue . Et là, c'était pour moi un champ des possibles qui était vraiment intéressant à explorer parce qu'on allait pouvoir ensemble un peu faire un travail, ma sœur et moi, sur son arrivée dans notre famille, comment on s'est apprivoisées et comment on voit les choses aujourd'hui. Elle comme moi. Et en fait, sans spoiler, on ne les voit pas tout à fait de la même manière. Anne-Fleur Andrle Alors je vous suis, toi et Charlotte Pudlowski, sur Instagram et j'ai cru comprendre en regardant vos stories depuis la sortie de cet épisode, que cet épisode est arrivé au détour d'une conversation au restaurant. Tu pourrais nous raconter? Brune Bottero A la base, je voulais faire parler ma sœur. Je voulais l'interviewer pour faire un Transfert. Seulement, ça s'est passé quand Louie Media a arrêté de produire un Transfert. Je leur avais déjà un peu pitché l'histoire de ma sœur. Je voulais que ça soit vraiment juste ma sœur qui parle, qui me raconte un peu son histoire à elle, qui est déjà très riche et dense et spéciale. Vu que Louie Media a arrêté de produire Transfert et que pour moi Louie Media, c'est vraiment un partenaire de grande qualité avec qui j'aime énormément travailler, j'ai préféré faire une croix sur Transfert et rester avec Louie Media pour trouver une manière de faire exister cette histoire autrement. Et j'étais donc au restaurant avec Charlotte Pudlowski, qui est la cofondatrice de Louie Media, et elle m'a dit "mais raconte ! Si on ne peut pas faire un Transfert, raconte moi un peu l'histoire, vas-y. Dis moi pourquoi tant envie de la faire." Et donc je lui ai raconté l'anecdote de la gifle, qui est le démarrage de cet épisode de Passages pour qu'elle comprenne un petit peu pourquoi j'avais envie de parler de ça et elle m'a dit "non, mais en fait, c'est ça qu'il faut que tu racontes" alors que pour moi, c'était juste une étape. Ma sœur, ma grande sœur, qui a dix ans plus que moi, m'a dit alors que j'avais 30 ans que elle m'a giflée alors que j'étais toute petite quand j'avais dix huit mois. Et elle m'a donné une gifle. Une vraie gifle, en fait. Et le fait qu'elle me le raconte, ça m'a vraiment bouleversée. Beaucoup plus que ce que j'aurais pensé déjà parce que je ne connaissais pas cette histoire et parce que je ne comprenais pas. En fait, je trouvais ça horrible. Je trouvais ça horrible pour moi, pour la moi de 18 mois. Et puis, je ne comprenais pas. Ce n'était pas normal. Mais la gifle, pour moi, c'était juste une prise de conscience. Et Charlotte m'a encouragée à en faire le centre de l'histoire. Donc, je suis partie de là. Louie était en train de créer Passages et je me suis dit c'est parfait, j'aime bien les contraintes dans le travail. J'aime bien travailler sous contrainte de forme ou de style. Et là, cette contrainte, elle est à la fois très spécifique pour Passages, mais en même temps, c'est une grande liberté dans ce qui est possible. En fait, ça me plaisait beaucoup de me dire il faut que je raconte cette histoire. Il faut qu'il y ait la gifle comme point de départ. Mais il faut aussi que l'on voit deux points de vue, qu'on comprenne la nuance. Et la nuance, c'est passionnant à travailler dans le podcast. Anne-Fleur Andrle Ça n'a pas été trop dur de convaincre ta soeur de venir raconter son histoire ? Brune Bottero Pas du tout. Il se trouve que ma sœur est une grande auditrice de podcasts, elle aussi. On s'écrit beaucoup pour parler des podcasts qu'on écoute. C'est elle comme moi à écouter des podcasts avec Transfert, comme beaucoup de gens, je pense, et en fait très vite en en parlant je lui ai dit "tu serais super Transfert" et tout de suite elle m'a dit oui. Anne-Fleur Andrle Est-ce que tu as eu le trac avant de sortir cet épisode ? Brune Bottero J'ai eu un peu le trac, mais un bon trac, parce que j'étais assez sereine. On a super bien bossé avec Louie Media. C'est Maureen Wilson qui s'occupe de Passages et qui m'a fait tout un suivi éditorial vraiment aux petits oignons, avec beaucoup d'allers retours, beaucoup de bienveillance. C'était vraiment un bonheur. J'ai vraiment beaucoup aimé travailler sur ce Passages. J'étais très contente qu'il sorte et que les gens puissent l'écouter. Même si j'avais un soupçon de trac. Le premier retour, le plus important, c'était celui de ma soeur parce qu'elle n'a pas écouté avant. Et donc, elle m'a envoyé un message. Elle était très émue, et moi aussi. C'était ça qui est important pour moi. C'est que ça lui plaise, qu'elle se reconnaisse dedans, qu'elle se sente pas trahie. Elle savait ce qu'elle avait dit, mais elle n'avait pas du tout ce que j'allais dire. Donc, une fois que j'avais sa validation à elle, tout ce qui pouvait tomber, peu m'importe. Et j'ai, comme pour Entre beaucoup de gens qui se sentent très proches de l'histoire. En fait, j'ai l'impression que ça parle à pas mal de gens, que les modèles de familles recomposées ou un peu atypiques, c'est très courant et les gens aiment entendre un peu des histoires comme ça qui leur parle. Il y a beaucoup de gens qui m'ont écrit pour me dire que ça faisait écho à une histoire qu'ils avaient avec une soeur, un frère, un parent, une belle mère, des choses comme ça. Donc ça, ça me fait toujours beaucoup de bien de lire que ça résonne pour chacun différemment. En tout cas, pour l'instant, j'ai eu des retours très positifs. Anne-Fleur Andrle Justement, quels sont les prochains Passages ou épisodes que tu aimerais vraiment produire ou réaliser? Brune Bottero Je peux dire que je rêve un peu de raconter un accouchement dans Passages. J'aimerais vraiment réussir à trouver une histoire très forte d'un récit d'accouchement. Déjà, parce que les accouchements, ça me passionne. Ça me procure énormément d'émotions, les récits d'accouchement, mais donc un accouchement vécu par les deux parents avec deux points de vue. Je trouve que c'est typiquement le genre d'événements qui ferait un super épisode de Passage. Si quelqu'un écoute et a une super histoire d'accouchement, qu'il n'hésite pas à m'écrire, c'est clair. Anne-Fleur Andrle C'est une super idée, j'espère que tu arrivera à réaliser cette idée sous la forme d'un épisode. En tout cas, l'appel est passé ! Et voilà ! La sélection de cette quinzaine est au complet. J'espère que celle-ci vous plait et que ce format écrit vous aura donné envie d'écouter encore plus de podcasts. Tu peux retrouver tous les épisodes que je te recommande dans la playlist Spotify juste ici. Pour retrouver toutes mes recommandations et soutenir ce projet, suivez-moi sur Instagram, abonnez-vous à la newsletter ou partagez cet article sur les réseaux en me taguant, ça m'aide beaucoup à gagner en visibilité. Et toi, t'écoute quoi ?

De l'autre côté du micro avec Élise Bultez, du podcast Prenons Un Café

Tous les 15 jours, j'invite un ou une podcasteur.euse de talent, connu ou moins connu, pour découvrir ce qui l'a inspiré à se lancer, son quotidien de créateur (ou créatrice) de podcasts, ce qu'il ou elle écoute, et ainsi le ou la faire passer de l'autre côté du micro. Dans cet épisode, Élise se confie sur l'histoire de ses podcasts et nous parle des épisodes qui l'inspirent : Episode 100 - Clementine, my Bliss Story, Bliss Stories - l'épisode qui l'a profondemment marquée Episode 7 - Louise, des depressions pour devenir Maman, Prenons Un café - son épisode chouchou Génération XX - le premier podcast qu'elle a écouté Écoute l'épisode avec Elise Bultez juste ici. Elise est passionnée de parentalité et est très créative. Pendant longtemps, elle a écrit sur son blog et a eu à cœur de parler de tout ce qu'on ne lui a pas dit avant de devenir maman. Comme elle l’explique “Le tourbillon de la parentalité ne s'arrête absolument pas à l'accouchement. Ce n'est en fait que le début de l'histoire.” Puis, considérant qu'elle n'a pas le monopole des expériences en termes de parentalité, elle a commencé à vouloir donner la parole à d'autres parents derrière un micro. Et c’est tout naturellement que Prenons un café a vu le jour. Depuis elle a lancé Radio Famille, ou elle réalise des portraits familiaux avec la voix. Elise a mille et une idées à la seconde. Elle est passionnante et moi, j'ai vraiment adoré la redécouvrir de l'autre côté du micro. C’est parti ! Écoute l'épisode avec Elise Bultez juste ici. Anne-Fleur Andrle (AFA) : Ça fait un petit peu bizarre de t'entendre aujourd'hui, de l'autre côté du micro, j'ai l'habitude d'entendre ta voix tous les mardis dans les épisodes de Prenons un café. Merci d'être là ! Elise Bultez (EB) : C'est plutôt sympa, mais c'est hyper rare. Je crois que c'est arrivé une seule fois mon passage de l'autre côté du micro, même avant même d'avoir un podcast. AFA : Je me sens d'autant plus spéciale. Je suis heureuse et très honorée que tu viennes aujourd'hui raconter ton histoire. Alors tu viens de Lille et tu es podcasteuse. Est ce que tu pourrais nous en dire un peu plus, justement, sur qui se cache derrière ce micro ? EB : J'ai 31 ans, je suis pacsée et j'ai une petite fille de 3 ans et demi. J'ai créé Prenons un café qui est un podcast qui parle de parentalité sans tabous ni complexes en mai 2019, ça fait un an et demi maintenant qu'il existe. Prenons un café, c'était un blog que j'ai ouvert parce que j'ai été très surprise de découvrir tout un tas de choses dont on ne m'avait pas parlé quand je suis devenue maman. A commencer par tout ce qui avait attrait au post-partum. J'ai eu envie d'écrire tout ça sur un blog qui n'était pas beaucoup lu, parce que je l'avais partagée avec des gens que je connaissais. Le format blog ne parlait que de moi, je parlais de mes expériences à moi et au bout d'un moment, j'ai été un peu limitée et j'ai eu envie d'avoir d'autres expériences puisque moi, je n'ai pas le monopole de la parentalité, je ne vis pas toutes les expériences et heureusement d'ailleurs. Du coup, j'ai découvert le format podcast et je me suis dit “Mais oui, c'est idéal justement pour faire parler d'autres personnes”. Et c'est comme ça que, prenons un café, le podcast est né. AFA : Si parmi les auditeurs aujourd'hui, il y en a qui ne connaissent pas encore Prenons un café, quel serait l'épisode, selon toi, par lequel il faut absolument commencer? EB : L'épisode 7 avec Louise, dans lequel on a parlé de dépression post-partum. Pourquoi c'est mon préféré ? Parce qu'en fait, c'est celui qui m'a révélé, entre guillemets, l'importance de Prenons un café, les conséquences que ça pouvait avoir. Parce qu'en fait, suite à cet épisode, j'ai eu beaucoup de retours. Louise aussi d'ailleurs. Les retours disaient merci parce que parce que des femmes avaient compris qu'elles étaient peut être en train de faire une dépression post-partum, elles comprenaient ce qu'elles avaient vécu ou ce qu'une amie avait vécu. Et en fait, cet épisode a été très, très important pour la suite. C'est encore aujourd'hui un de mes épisodes préférés que je conseille très fortement. En plus, il est hyper profond. On était allé vraiment loin avec Louise et j'en garde un excellent souvenir. AFA : Est ce que tu peux m'expliquer comment est-ce que tu as découvert le monde du podcast ? Est-ce que tu te souviens du premier que tu as écouté ? EB : Ce que j'ai écouté, c'est Génération XX. Ce podcast est top et ça tombait au moment où j'étais en pleine création d'entreprise. C'était un format vraiment hyper pratique parce qu'il y avait des invités qui racontaient leur expérience et ça, c'était génial et c'était une richesse incroyable pour moi. Je ne connaissais rien à l'univers du business, c'était très précieux et j'ai découvert l'univers du podcast avec Génération XX. AFA : Peux-tu me raconter le déclic qui t’a fait te lancer avec Prenons Un Café et tes objectifs avec ce podcast qui est déjà dans sa saison 2 ? EB : L'objectif avec Prenons un café, c'est de dire les choses qu'on n'a pas l'habitude de dire quand on tombe enceinte, quand on s'apprête à devenir un peu maman ou même parent. Je n'aime pas dire maman d’ailleurs, parce que ce n'est pas pour les femmes, c'est pas pour les mamans, c'est pour les parents. En général, ça parle de parentalité, pas de maternité. Ça, j'y tiens assez. Donc, c'était l'idée de dire ce qu'on ne dit pas parce qu'à part nous dire ah, tu verras, l'accouchement, ça fait mal. Et après, on oublie tout, on ne nous dit rien. Sauf qu'en fait, ce n'est pas vrai. L'accouchement, en soi, c’est dur. Oui, ça peut être traumatisant, mais en vrai, ça dure au maximum une semaine, je dirais. Tu vois sur la durée de temps, sur une vie, c'est rien. Et l'accouchement, même si c'est le début de quelque chose, c'est pas tout. Et à mon sens, ce n'est pas la partie la plus importante. J'avais vraiment envie qu'on mette en avant tout ce qui pouvait se passer avant, mais qui pouvait ne pas bien se passer. Une grossesse qui se passe mal, une dépression prénatale, une perte d'enfant, tout ça, tout ce qui peut se passer mal entre guillemets avant, mais aussi tout ce qui peut se passer après, que ce soit en mal ou en bien. Mais généralement, je parle quand même de galères parce que quand tout va bien, tout va bien. On sait qu'il y a des moments de bonheur dans la parentalité. C'est d'ailleurs pour ça qu'on se lance. On le sait bien que tout le bonheur qu'il y a autour de ça efface le reste. Mais ça n'empêche pas que les moments de galère sont là. Et ça fait du bien d'en parler, d'en entendre parler, d'entendre d'autres personnes qui vivent les mêmes choses que nous fait sortir de la solitude. AFA : C'est ça. J'adore d'ailleurs ta petite phrase de fin d'introduction. Je crois que c'est “Vous pensiez être les seuls à galérer? Ben non…” EB : Mettez vos écouteurs et prenons un café (rires). C'est un retour d'expérience quand même. Parce que moi, quand je suis devenue maman, j'étais toute seule. En fait, à Lille, je ne connaissais personne à l'époque, ou alors très peu de gens. Donc, je me suis vite retrouvée seule. Ma famille était très loin de moi AFA: parce qu'en fait, tu n'es pas Lilloise ? (rires) EB : Je viens du Nord de la France, mais en fait, ma famille est à plus de 100 kilomètres de Lille, ce qui en soi, n'est pas grand chose. En temps de confinement, c'est énorme parce que du coup, on ne se voit pas. Je ne faisais pas cette centaine de kilomètres avec mon bébé et c'était loin de ma vie professionnelle, loin de ma vie tout court, en fait. Donc, ça crée une certaine distance. AFA : Hors pandémie, tu fais quand même pas mal d'interviews en personne, j'ai l'impression. Pourquoi ce choix ? On te voit sur Instagram, tu prends le train à l'autre bout de la France pour aller rencontrer tes invités. Et puis, comment est ce que tu gères actuellement? EB : Alors c'est vrai que j'ai fait majoritairement des interviews en face à face parce que c'est un sujet qui, à mon sens, le nécessite parce qu'on va dans l'intime. Et c'est important pour moi d'être en face des gens pour qu'ils oublient micro. En fait, j'ai vu la différence sur le distance avec le confinement et ça met vraiment beaucoup de barrières. Et les épisodes n'ont pas la même saveur parce qu'on ne voit pas ça. Je pense qu'il y a un manque d'empathie aussi à distance. Et on se coupe plus facilement parce que je ne vois pas les réactions de la personne en face, tu vois. Et alors qu'en face à face, il y a plus d'émotions. Il y a des choses qui sont vraies, qui sont vécues, que ce soit des larmes, des rires, des connexions. Je me suis fait des amis extraordinaires d’ailleurs. Et ça, ça ne serait pas arrivé si ça avait été à distance. Donc oui, je fais des kilomètres, je prends le train, je me déplace. Généralement, je fais des condensés d'interviews avec des journées de trois à quatre interviews. C'est dur comme tu dis parce que tu rentres dans des sujets intimes aussi. Tu reçois, c'est pas aussi simple que tendre un micro. Je sais que ça me vide quand je fais une interview, selon les sujets. AFA : J’imagine que ce n’est pas évident d'être à fond, toujours sur la dernière interview de la journée. EB : Alors, figure toi que ça, je ne le ferai plus parce que je l'ai fait. C'était quand? Il n'y a pas très longtemps. C'était début octobre ou fin septembre que je suis allé à Paris et j'avais enchaîné trois interviews. Et en plus, j'étais malade. Donc ce n'était vraiment pas le bon timing. J'avais un rhume. Ce n'était pas non plus à la mort, mais assez pour me fatiguer avec le trajet. Et la dernière? Je sentais que c'était dur, j'avais du mal et du coup, je le ferai plus parce que c'est des sujets intenses. Et en plus, cette journée-là, j'avais vraiment fait des sujets compliqués parce que j'avais enregistré avec Yolanda sur le deuil périnatal en premier. Heureusement que c'était le premier. Du coup, ça avait été déjà beaucoup à digérer. A la fin, c'était un sujet un peu plus léger sur le voyage avec les enfants. Avec Anaïs, donc, ça allait. Heureusement, c'était dans cet ordre là, je pense, mais c'est un peu plus dur. Donc trois comme ça, je ne le ferai plus. Je pense que je ferai un matin, un après midi. AFA : Bon et sinon, tu as lancé un second podcast récemment ? EB : Oui, c'est tout nouveau. En même temps, c'est un podcast qui n'a pas une fin, qui n'a pas pour but de durer dans le temps. C'est un format sur 24 jours. C'est un calendrier de l'avant audio, donc j'ai créé la maison du père nolille. C'est un format qui n'existe pas encore. C'est le premier, en tout cas. Je ne sais pas ailleurs. Peut être qu'aux Etats-Unis, ça existe. Je ne sais pas. En tout cas, en France, c'est le premier. Et l'idée avec la maison du Pere nolille, c'est de mettre en avant 24 commerçants et créateurs de la ville de Lille pour inciter les consommateurs à consommer local. Pour les fêtes de Noël, en fait, chaque jour, il y a un lutin du père Nolille qui raconte son histoire, qui donne un petit code promo à la fin de l'épisode à utiliser sur son shop pendant 48 heures. Et à la fin, il y a un grand concours où les lutins du père nolille donnent une réplique de leur film préféré. Et l'idée, c'est pour les auditeurs de noter les 24 titres de films dans un petit carnet. Le 24 décembre, il y a un petit formulaire qui s'appelle La lettre au père nolille, dans lequel on pourra mettre les 24 titres. Et il y aura un tirage au sort le 25 décembre pour savoir qui remporte le panier garni de Noël. AFA : Mais c'est brillant comme idée. Franchement, bravo. Comment est venue cette idée ? Ça vient du confinement de pouvoir. Pour aider les commerçants ? EB : Alors, je ne l’ai pas dit, mais je suis entrepreneur aussi. Et je veux ouvrir un café qui sera family friendly à Lille et pour l'instant, c’est bloqué totalement avec le covid. Et j'ai beaucoup de copines qui sont commerçantes ou créatrices sur la région lilloise et j'avais envie de leur donner un coup de pouce. Parce que je sais combien elles galèrent et comment c'est compliqué en ce moment. Et à côté de ça, je vois aussi beaucoup sur les réseaux des gens qui ont envie d'acheter local et des gens qui demandent des conseils, mais qui ne savent pas où aller. Donc, j'ai un peu regroupé ces deux idées là et j'ai eu un flash un jour dans ma douche. Généralement, c'est dans ma douche, c'est toujours dans la douche et je me suis dit voilà, ça fait un moment que j'avais envie de faire un truc à Noël, mais je n'arrivais pas à le construire. AFA : Oui, je me souviens ! Pour la petite histoire, on fait partie de la même communauté de podcasteurs et tu nous disais “J'ai envie de faire un truc, j'ai envie de faire un truc pour Noël" mais tu ne trouvais pas comment le faire. Puis d'un coup, un jour, t'as débarqué. “J'ai trouvé, je sais comment je vais faire ça !” EB : Et puis tout est parti, oui ! J’avais l'idée. Mais je ne trouvais pas le fil rouge en fait qui pouvait lier tout ça. Et le concours avec les répliques de films, c'est ça qui me manquait. C'est exactement ce qui me manquait. Du coup, je l'ai fait. J'ai envoyé des messages aux commerçants qui étaient susceptibles de pouvoir participer à l'aventure. C'est une aventure assez folle parce que je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait un retour médiatique comme ça. Parce qu'en fait, j'ai eu plein d'interviews. J'ai fait des articles de journaux, j'ai fait une interview en radio. C'était assez fou. AFA : C'est hyper innovant. Et puis, si clairement, c'est carrément d'actualité. Franchement, bravo. EB : Et puis, miser sur les formats courts, je pense que c'est un peu la clé aussi en ce moment. Parce que tu vois avec Prenons un café, ça dure une heure minimum. Donc, il faut avoir le temps. Et en ce moment, on n'a pas forcément le temps de se poser pour écouter un podcast, même si, paradoxalement, on penserait en tout cas. Mais en parentalité? Non, parce que tu as des enfants. Et donc, du coup, c'est plus difficile alors qu'avec la Maison du Pere Nolille, ça dure six minutes maximum et c'est tout ce qu'il faut. AFA : J'adore, j'ai écouté les premiers épisodes et j'ai beaucoup aimé aussi. Parlons maintenant et sans transition de tes habitudes podcasts. Actuellement, est-ce qu’il y a un podcast que tu ne loupes pas ? EB : C'est vulgaire de Marine Baousson. J'adore, j'adore. AFA : Oh oui, j'adore. Vulgaire. Et Marine Baousson aussi d'ailleurs, j'en avais parlé dans Génération Podcast à l'époque où ce podcast était une newsletter. EB : Oui ! J'adore, parce qu'en fait, c'est un format court, parce que j'écoute beaucoup de podcast en déplacement. Et comme je me déplace plus beaucoup, c'est parfait. En fait, c'est ce que j'écoute sur les trajets pour emmener ma fille ou aller la chercher à l'école. C'est tellement frais, c'est de l'humour et j'adore. L'indispensable pour moi, en ce moment, c'est vulgaire. AFA : Est ce que tu peux me parler d'un épisode au cours de la dernière année qui t'a particulièrement marqué ? De Vulgaire, ou peut-être d'un autre podcast ? Un podcast qui a particulièrement résonné en toi, auquel tu t'es peut-être identifiée, ou mise en colère, qui t’a fait réagir. Ce serait lequel? EB : C'est l'épisode 100 de Bliss, où Clémentine Galey raconte son histoire à elle, qui a beaucoup résonné en moi. Parce qu'en fait, on a énormément de similitudes et on a des histoires qui se ressemblent à notre façon. Ça ne se ressemble jamais exactement. Mais il y a des parallèles qui sont assez faciles à faire. On traite plus ou moins des mêmes sujets sur nos podcaster parce qu'elle a été aussi une inspiration, mais aussi, surtout sur le parcours, le parcours perso. J'ai trouvé ça tellement fort d'avoir son histoire à elle. Son vécu par rapport à la parentalité, à la maternité, j'ai trouvé ça fort à la fois dans le discours, mais aussi fort pour elle, parce que j'ai trouvé ça très courageux d'aller d'aller dire tout ce qu'elle a vécu, en fait, parce que c'est des sujets pas faciles qu'on n'aborde pas forcément tous les quatre matins. AFA : Je trouve ça vraiment très courageux, complètement. Alors pour ceux qui connaissent pas Bliss Stories, c'est le podcast maternité. Historiquement, en tout cas, c'était le premier aussi qui s'est lancé. EB : Oui, je pense que c'est celui qui a le plus de succès. AFA : Donc, c'est un podcast de témoignages qui a été créé par Clémentine Gallet et l'épisode 100 c’est la ou sa créatrice, Clementine Galey, s'est confiée et a raconté son histoire. Et c'est vrai qu'elle raconte, comme tu le dis, son histoire personnelle et touche à des sujets qu'on n'attendait peut-être pas. On y parle maternite et avortement aussi. C'est un sujet qui est très difficile à discuter. J’ai été particulièrement touchée par cet épisode et je pense qu'en fait, d'une certaine manière, je pense qu'on s'est toutes identifiées à un moment de cet épisode. Écoute l'épisode avec Elise Bultez juste ici. EB : C'est un sujet que j'ai évoqué et parce que je l'ai vécu tout simplement quand j'avais 20 ans. Mais je ne l’ai jamais évoqué un podcast. Je l'avais jamais fait a part dans un article sur mon blog. Vous ne le retrouverez pas d’ailleurs parce que le site est en maintenance actuellement, mais dès qu'il sera plus en maintenance, il sera de nouveau disponible. C'était quelque chose qui me tenait à cœur. Par contre, c'est vrai que j'ai de plus en plus de mal. Forcément, je ne le ferais peut-être pas. Ce n'est pas un sujet que j'aborde, j'aborderai dans un épisode. Tu sais, quand tu traites de deuil périnatal, de PMA dans ton podcast et que toi, tu vas aller dire que tu as fait une IVG, c'était un peu difficile aussi, touchy. Faut vraiment avoir les couilles de le faire. Faut vraiment avoir le courage de le faire. AFA : Pour finir, Elise, est ce qu'il y a un conseil que tu aurais peut-être aimé te donner à toi ? Il y a deux ans, quand il a découvert les podcasts, tu as décidé de te lancer. Qu'est ce que tu aurais aimé savoir? EB : Me conseiller d'oser aller demander, en fait, demander à des gens qui le faisaient déjà parce que ça, je ne l'ai pas fait. Tu vois, je n'ai pas osé demander à des personnes qui faisaient des podcasts. Je me suis mise dans mon coin à essayer de me débrouiller toute seule et ça m'a pris beaucoup plus de temps que si j'avais posé des questions, en fait. Parce que tu vois, moi, j'ai décidé de faire un podcast, le lendemain, je commandais mon micro et 15 jours après, je faisais ma première interview. Je ne me suis pas formée à quoique ce soit. J'ai tout appris sur le tard et parfois, je pense que j'ai perdu du temps. J'ai perdu de la qualité au début parce que je ne suis pas allée chercher les informations là où elles étaient finalement et que j'ai voulu me débrouiller toute seule. T'es un peu buté en cherchant sur Google et en essayant de maîtriser des logiciels que je ne maîtrisais pas. Je pense que si j'avais posé des questions, si j'avais été demandé à des gens qui les utilisaient, ça aurait été beaucoup plus rapide. Donc, peut-être se rapprocher des personnes qui font déjà des podcasts parce que généralement, elles répondent aux questions. Et puis, au pire, pas de réponse, c'est tout. AFA : Un excellent conseil. Et puis franchement, il faut dire aussi que les podcasteurs, généralement, sont assez contents de parler de ce qu'ils font. C'est une communauté hyper bienveillante. Qu'est ce qu'on peut te souhaiter pour la suite? EB : Du coup, j'ai plein de projets autour du podcast, justement qui sont en préparation. Donc souhaitons que ça fonctionne. Le dernier lutin du père Nolille, le 24 décembre, c'est moi. Parce qu'en fait, je vais lancer une entreprise de création de podcasts. Je veux faire du podcast de marque. Ça, c'est évident. Mais il y a aussi un côté où je vais faire du podcast de famille. Tu sais comment faire des reportages de photos, des reportages audio. L'idée, c'est vraiment pas des podcasts qui auront vocation à être diffusés sur des plateformes type Apple Podcast. C'est vraiment un souvenir de famille, comme un album photo, comme un photographe pourrait le faire ou un vidéaste pourrait le faire, mais en version audio et jusqu'à un format que je vais tester, même en direct dans ma famille, parce que je vais aller voir bientôt mon grand-père. Et avec mon père et mes oncles et tantes, on va organiser un moment où on va demander à mon grand père de raconter sa vie pour avoir un souvenir en podcast. Voilà, donc j'ai jusqu'au 24 décembre pour le faire (NDLR : épisode enregistré début décembre 2020). Mais du coup, c'est ça mon nouveau projet, parce que j'en ai envie et parce que je pense que c'est un très beau souvenir d'avoir d'avoir quelque chose à écouter. Tu vois, par exemple, je parle de mon grand père, mais j'ai un autre grand père qui est décédé et je sais qui me racontait beaucoup de choses. Et en fait, avec le temps, j'ai oublié et je me dis, tu vois si j'avais eu des enregistrements de ça quand il me racontait son enfance ou sa vie, ç'aurait été trop chouette. Donc là, l'idée, c'est ça et c'est, je pense, un des seuls médias où tu peux remonter aussi loin dans le temps. Parce que dans la vidéo, tu n'as pas forcément les images d'antan. Les photos sont là, elles sont là, les photos parlent de tout ça. Mais l'audio, ça te permet de revenir dans la mémoire et d'avoir vraiment un tracé. Et j'ai très, très envie de faire ça. AFA : Et l'audio, je crois que c'est hyper immersif aussi. Tu passes des émotions. Le fait de ne pas être, de ne pas être pollué par l'image. Tu t'y crois quoi? Je trouve, si tu rentres dedans beaucoup plus, beaucoup plus rapidement et même plus intensément. EB : Mais je pense que ça dépend beaucoup de la façon dont tu les écoutes. J'écoute au casque et au casque. Enfin, y a rien entre la voix de la personne qui parle. Et toi, en fait. Et ça, ça change tout. Ça change tout. Mais en termes de business, en termes simples pour les annonceurs et pour tout, en fait pour toutes les expériences audio, c'est l'expérience consommateur d'audio à aller mille fois plus qualitative qu'un consommateur vidéo, par exemple. AFA : Je soutiens à fond ce projet. J'ai hâte d'en savoir plus. Je vais lancer un petit truc, mais pour l'instant, je ne sais pas encore ce que j'en ferai. Mais j'en avais déjà parlé sur les réseaux avec Felix, mon fils. J'enregistre son enfance. Je vais essayer de faire des épisodes par an. On verra. On verra ce que ça donne, mais c'est une super idée. J'ai hâte de voir ce que ça donne. EB : Moi aussi, j'enregistre ça dans 15 jours, donc je te dirai que je voudrais le tester dans l'intime. Mais tu vois, il y a un marché qui est sur l'audio, qui est tellement important, y a tout à construire et c'est ça qui est beau, en fait, et c'est ça qui me plait beaucoup. Tu peux faire beaucoup plus de choses d'ailleurs qu'en videos et photos. Parce que enfin, j'ai l'impression que là, il n'y a pas de limite sur l'audio. Il y a aussi dans l'intime du podcast. Texte retranscrit et adapté à partir de l'épisode 8 de Génération Podcast. Edité pour la compréhension. Écoute l'épisode avec Elise Bultez juste ici.

De L'Autre Côté du Micro avec Pauline Grisoni du podcast La Leçon

Tous les 15 jours, j'invite un ou une podcasteur.euse de talent, connu ou moins connu, pour découvrir ce qui l'a inspiré à se lancer, son quotidien de créateur (ou créatrice) de podcasts, ce qu'il ou elle écoute, et ainsi le ou la faire passer de l'autre côté du micro. Dans cet épisode, Pauline se confie sur l'histoire de son podcast et nous parle des épisodes qui l'inspirent : Jusqu'où peut-on chercher l'amour, Transfert - l'épisode qui l'a profondément marquée La rupture qui m'a fait grandir avec Manu Payet, La Leçon - son épisode chouchou Transfert - le premier podcast qu'elle a écouté Écoute l'épisode avec Pauline Grisoni juste ici. Le tout premier épisode de cette série, c'est avec Pauline Grisoni que j'ai eu le plaisir de l'enregistrer. Vous pouvez l'écouter ici ou encore lire la transcription de notre échange ci-dessous. Vous connaissiez Pauline Grisoni ? Écoute l'épisode avec Pauline Grisoni juste ici. Journaliste de formation a été chef de rubrique chez Cosmopolitan.fr pendant cinq ans. Et puis, un jour, on lui confie un article sur les business women. Et là, on lui suggère un peu, en passant, de demander, un peu comme une question bonus, de parler de leur plus grand échec. Et là, ding ding ding, je vous la fais courte. Mais six mois plus tard, Pauline sort son premier épisode de La Leçon. C'était il y a déjà trois ans, elle le dit elle même elle partait du niveau moins douze et pas du rez de chaussée. Pourtant, aujourd'hui, elle en vit. Et ces épisodes sont téléchargés plus de 120 000 fois par mois. Un parcours incroyable et inspirant. Puis, vous allez l'entendre, elle est comme sacrément drôle. On a vraiment bien rigolé. Anne-Fleur Andrle (AFA) : Bienvenue dans Génération Podcast. Comment ça va? Pauline Grisoni (PG) : Écoute, ça va hyper bien. Je suis très contente d'être avec toi, enfin, à travers des écrans interposés. Parce qu'on est un peu loin l'une de l'autre. AFA Pareil ici. Ton podcast est d'ailleurs l'un des premiers podcasts que j'ai recommandés dans Génération Podcast, c'était dans le tout premier épisode. Du coup, c'est fantastique de pouvoir commencer cette série avec toi. Un grand merci d'avoir accepté mon invitation. Les accros aux podcasts en général pourront être d'accord avec moi quand on écoute tous les épisodes de quelqu'un. On a presque l'impression de le connaître. Alors du coup, j'aurai presque la prétention de dire que je te connais, mais certainement que je ne connais pas tout : est-ce que tu pourrais prendre quelques secondes pour te représenter et nous dire qui est Pauline Grisoni et donc plus particulièrement d'où est-ce que tu me parles aujourd'hui, quel âge tu as, ce que tu fais dans la vie, ainsi que ce que tu aimes faire dans la vie? PG Mes copains m'appellent Paulette. Donc, vous pouvez m'appeler Paulette aussi. J'ai 29 ans. Je suis encore dans ma vingtaine. J'étais journaliste chez Cosmopolitan. J'étais chef de rubrique pendant cinq ans et figure toi que j'ai tout lâché pour vivre de mon podcast, il y a maintenant deux ans, mon podcast qui s'appelle La Leçon. Le podcast sur l'art d'échouer. Et dans la vie, j'aime beaucoup, beaucoup de trucs, un peu trop comme tous les journalistes. Tu sais, j'ai envie de changer de métier tous les quatre matins. Mais j'aime beaucoup avant tout la nature, la montagne, me ressourcer dans les espaces, les beaux espaces comme ça, AFA Tu dois quand même être bien installée et heureuse à Paris. Petites randonnées sur Montmartre ? PG Mes ambitions sont à Paris, et mon cœur à la montagne. (rires) Écoute, j'ai fait ce que j'ai pu avec ce que j'avais. AFA Merci pour cette présentation. Est ce qu'on peut passer directement à ton podcast, justement? Il s'appelle La Leçon et ça traite de l'art d'échouer. Tu le sors tous les combien de temps? Depuis quand est ce que tu l'as lancé? Tu disais avoir tout plaqué il y a deux ans pour ne faire que ça. Et tu t'adresses à qui ? PG Je sors un nouvel épisode tous les vendredis soirs à 23h30. Comme ça, je sais que vous l'aurez le samedi matin au réveil, pour faire votre petit dej, votre ménage, votre jogging. On sait toutes vos habitudes. On le sort en fonction. Je parle à des personnalités du cinéma, de la musique, du sport, de l'entrepreneuriat, etc. J'ai même eu Roselyne Bachelot, donc tu vois, c'est vraiment large et en fait, je prends un prisme un peu différent. Je les fait parler d'un échec, qu'ils ont vécu et de la leçon de vie qu'ils en ont tiré. Et après, on tire le fil un peu pour montrer qu'en fait, toutes les personnes qu'on admire, elles ont merdé comme nous tous, que ce n'est pas grave. Et puis que c'est nécessaire, même. AFA Du coup, ça a été quoi, ton déclic? Et je me demande que s'est-il passé entre le jour du déclic et le jour où tu t'es vraiment lancée ? Le jour où tu as sorti ton premier épisode ? PG Houlala, des mésaventures. J'ai eu cette idée et je ne sais pas si ça vous arrive, mais moi, quand j'ai une idée, c'est toujours un peu une fulgurance. Et je crois que toi, Anne-Fleur, t'es un peu comme moi. AFA Carrément, ça devient une urgence absolue ! PG Oui, c'est ça, c'est une évidence. Et donc, du coup, ça, ça te donne tellement de courage. Cette sorte d'adrénaline que tu es persuadé que t'as l'idée du siècle. Que t'es un génie. Que c'est sûr que ça va fonctionner. Que vraiment, tu ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas. Tu vois l'idée, quoi ! J'en parle à ma mère qui me dit "c'est génial, vas-y". J'en parle à mon père qui me dit "Go" et je me dis bon, j'ai l'aval de papa, maman, tu vas vraiment là, ça pèse . Et j'ai eu mon premier invité six mois après : six mois à me dire "Ah, en fait, c'est pas si simple que ça d'avoir Marion Cotillard dans un podcast d'une inconnue." Et en plus, c'était il y a trois ans. Le podcast tu sais, c'était pas du tout mainstream et donc j'ai vraiment, vraiment, vraiment galéré. On m'avait dit oui, on m'a annulé au dernier moment, j'ai failli abandonner deux ou trois fois, mais j'avais acheté le matos, j'ai été bloquée. AFA Outre l'envie de faire ton podcast, t'as aussi un petit peu envie de rentabiliser son investissement. PG C'est ça. Et puis, tu te sens con parce que tu as commencé à dire à tes potes "Ouais, je vais faire un podcast" et tu ne le sors pas. Et finalement, au bout de six mois, je prenais un verre avec mon ancien rédacteur en chef, Julien Milanvoix. C'est quelqu'un de brillant, qui a une vision très intéressante. J'avais fait de la pige pour le magazine Lui. Je lui dis "Ecoute, j'ai cette idée, qu'est ce que tu en penses déjà?" J'essayais de le sonder. Et il me raconte une histoire de malade qu'il a vécu quand il avait 20 ans. Avec son groupe, son association hyper anarchiste, il avait essayé d'arrêter un G20 en Irlande ou en Écosse. Et en fait, tout a été une catastrophe. Absolument tout. Et son histoire était tellement drôle que je me suis dit Go! C'est avec lui, j'ai confiance, tu vois. Et ça m'a mis le pied à l'étrier, c'est comme ça que tout a commencé. AFA Ton objectif numéro un avec ton podcast, c'est de dédramatiser les échecs finalement ? PG C'est ça exactement. Et rire aussi. Pour moi dans un épisode, on est là pour passer un bon moment, pour se marrer. Ça reste du divertissement, tu vois, je me prends pas au sérieux. Pour moi, c'est avant tout du divertissement et avec quelque chose d'intelligent. Faut rire. AFA Oh que oui. On rigole bien quand même. Moi, j'ai déjà pleuré de rire en écoutant des épisodes de Pauline. Écoute l'épisode avec Pauline Grisoni juste ici. PG Attention, si vous l'écoutez dans les transports en commun, vous pouvez avoir quelques petites surprises, C'est clair (rires) ! Il a aussi un autre format que tu avais sorti cet été. Des formats hors série qui m'ont fait aussi beaucoup rire avec des copains. Vous répertoriez vos propres échecs ? En fait, je sors des hors séries un peu plus légers déjà parce que c'est très simple : sinon, ce sont mes invités qui parlent et moi, je suis très bavarde et moi aussi, j'ai envie de raconter des trucs. Et en fait, ces hors séries là, c'est l'idée de raconter mon pire fail de vacances, mes pires fails amoureux. Je vous invite à l'écouter en premier avec Alice David d'ailleurs. Mais aussi les pires fails à un mariage ou à l'adolescence. Le but c'est vraiment de rigoler. Et ça fait du bien. Tu vois, je parle d'Alice David, cette nana là, elle est actrice et elle cartonne. Elle est ravissante. En plus, elle est hyper sympa, hyper drôle. Et de se dire que la nana, elle est comme nous toutes. Ça fait vachement de bien et on passe un bon moment. AFA Je crois que tu rends tes invités encore plus abordables, plus accessibles. Qu'est ce qui apporte du coup ton podcast quotidien à toi ? PG Honnêtement, je me suis dit ça il n'y a pas longtemps. Ça me nourrit beaucoup, beaucoup, beaucoup. J'ai eu un épisode il y a pas longtemps génial avec Céline de Monicaut. Elle est créatrice de robes de mariée et elle a eu un cancer du sein. Et elle est à pisser de rire. Faut le dire, cette nana-là est hyper drôle et la façon dont elle raconte son histoire est non seulement hyper intéressante, hyper drôle et avec une vision de la vie qui est vraiment très touchante. Et quand elle est partie, je me suis dit que ça me rend humble de me dire "Oh là là, on accepte de me confier de beaux témoignages de vie et j'ai un moment privilégié avec quelqu'un". Je ne sais pas comment dire autrement, ça me nourrit vraiment. Au sens propre comme figuré car c'est mon métier aussi. AFA Pour quelqu'un qui n'aurait pas encore écouté La Leçon : si on devait coûter un épisode, ce serait lequel et pourquoi ? PG C'est pas cool, ça crée des jalousies entre les invités (rires). Mon épisode préféré, ever, c'est celui avec Manu Payet qui raconte son premier amour de jeunesse. Et la façon dont il raconte ça pourrait être un épisode tout pété en mode "oui, bon bah, ton premier amour. On a tous eu un premier qui s'est mal passé", mais tout ce qu'il raconte est à pisser de rire. Et on se retrouve tous à cet âge là. Avec nos ambitions démesurées, nos rêves, nos façons de se comporter avec le sexe opposé ou le même sexe, qu'importe notre orientation sexuelle. La façon dont il le raconte est non seulement très touchante. Il est hyper sincère dans ce qu'il dit et il est trop drôle. Moi, je l'ai réécouté trois fois alors que c'est moi qui l'ai enregistré. Je l'adore, je l'adore. AFA Je me souviens de cet épisode et il est comme tu dis : il est très vrai. C'est impossible de pas s'identifier, de pas trouver un truc qui te rappelle ton adolescence à toi. Il a un recul de fou aussi. Il remet tout en parallèle par rapport à sa vie de maintenant, c'est vachement intéressant et il était encore, je crois, un peu ému par cette histoire. Je pense que c'est ça, on sent beaucoup d'émotion. PG C'est vrai ! Donc c'est mon épisode chouchou. Là, j'arrive à 70 épisodes, donc ça commence à être chaud d'en choisir un. AFA Si on parle un peu pratique de ton podcast : tu enregistres, est ce que tu enregistres en personne, en remote ou les deux ? Et pourquoi ? PG Grande question. Moi, j'enregistre quand je peux. Par exemple, jeudi prochain, c'est pour la sortie d'un film. Donc, du coup, ce sont des journées où on enchaîne les journalistes dans une salle de presse, ça, c'est un peu moins drôle. AFA Alors moi, je pense toujours à Notting Hill. Tu sais quand ça se passe dans l'hôtel chic, et ils font le marathon d'interviews, c'est comme ça que ça se passe en vrai ou pas ? PG C'est exactement comme ça. C'est pas mon exercice favori, mais parfois, on n'a pas le choix. Mais sinon, j'enregistre chez moi parce que c'est vraiment un podcast intime. Il faut que je crée un lien avec la personne en face pour que l'épisode soit bon. Quand la personnalité vient chez moi, c'est un peu moins intimidant pour moi. Ça rééquilibre parce que la personne devient dans ton intérieur. Il y a toute une démarche. Et puis on se prend un petit café, on se pose. Ils se sentent beaucoup plus à l'aise que dans un café parce que finalement, on est chez quelqu'un. Et quand on prend un thé comme tout le monde. Et sinon, sur l'aspect pratique, j'ai une nappe avec la petite, le petit truc moelleux, tu sais en dessous que ma mère m'avait mis parce que sinon, c'est pas terrible pour la table. AFA Un bullegomme, non ? PG Ah oui, oui, c'est ça exactement. Et ça, ça éponge les sons trop métalliques et je suis à côté de ma bibliothèque. Et les livres épongent également le son. Vous pouvez vous mettre dans un canapé face à un mur. S'il y a un tapis, c'est encore mieux. Pour vraiment avoir un bon son. AFA Par rapport aux enregistrements qui sont chez toi : les photos, tes jaquettes d'épisodes, c'est toujours une photo sur ton balcon ? PG Ouais, c'est la tradition (rires). Écoute l'épisode avec Pauline Grisoni juste ici. AFA Il n'y a pas des jours où il pleut à torrent quand les gens viennent chez toi ? PG Ben si ... tu verras, il y en a quelques unes sur mon canapé, mais à regret, je tiens à le dire parce que le balcon, c'est un peu la classe. Et puis, ces temps-ci, la tristesse, c'étaient des selfies des invités parce que je me suis fait voler mon portable. Du coup, je me suis fait voler mes photos à l'intérieur. J'étais dégoûtée. Genre Maxime Gasteuil, il était trop BG. J'avais pris une trop belle photo. Madame Monsieur, pareil, ils étaient adorables sur la photo, trop amoureux. Bon, ils m'ont tous envoyé de très belles photos d'eux, donc c'est vachement sympa. Mais c'était un peu frustrant. AFA Tu fais des épisodes courts, tu as par exemple parlé de Roselyne Bachelot. Je me souviens que c'était un épisode assez court. Ou tu en fais aussi des longs, comme celui sorti cette semaine que tu as osé couper en plein milieu. Tu te réserves la liberté de suivre ton invité ou est-ce que tu montes beaucoup ? PG Pour Madame Bachelot, ce n'était pas vraiment mon choix ! (rires) Alors moi, l'idée, c'est 30 minutes et quelques. Je trouve que 30 minutes, c'est bien pour instaurer une histoire, prendre le temps de se lâcher et aussi de se rencontrer avec son invité. Et puis parfois, on déborde quand c'est vraiment intéressant. Mais dans ma tête, il y a toujours une petite horloge qui sait à quel moment on en est, parce que je trouve ça important mentalement de se fixer un objectif de 30 minutes, une heure, 15 minutes, etc. Parce que ça te garde dans une certaine tension ou à un fil. Pour être certaine que t'es pas en train de faire n'importe quoi et de partir dans tous les sens. Donc c'est 30 minutes et quelques, et Roselyne Bachelot, j'étais trop heureuse de l'avoir. Quand je suis arrivée chez elle , elle m'a dit, "j'avais promis de vous accorder 15 minutes donc avec plaisir, j'ai 15 minutes." et moi dans ma tête, je me disais "oh non, tu ne m'avais pas dit 15 minutes !" (rires). AFA Pour en revenir au fait de recevoir tes invités chez toi, je t'admire. Ça m'intimiderait énormément. Tu dis toi que ça te met en confiance. Moi pas du tout ! PG Déjà, ça t'oblige à faire le ménage régulièrement, ce qui est pas mal dans mon cas. Et en plus de ça, je me dis c'est génial, cet appart a tellement de good vibes, c'est trop cool, j'adore ! AFA Je comprends. Mais tes voisins doivent complètement halluciner, non ? PG Eh ben, je sais pas. Parce que, par exemple, quand j'avais eu Laurie Thileman à la maison, il y avait des ouvriers. Je me disais ils voient débarquer l'ancienne Miss France, elle est bombastique. Eh bien non, tout le monde s'en fout ! (rires) AFA Je suis intéressée de savoir aussi comment est ce que tu prépares tes interviews en amont ? Tu dis que tu vises à peu près une demi heure d'épisode. Du coup, est ce que tu fais beaucoup d'edits en post? Ce que tu fais beaucoup de montage ? Ou est ce que tu te concentres sur la conversation et tu ajustes à ce moment là. PG Alors déjà, pour moi, ce n'est pas une interview, c'est une discussion et c'est une grosse nuance. Grosse nuance. C'est important parce que ça peut décevoir quelques personnes qui me laissent de gentils commentaires sur iTunes, qui sont là "honteux, elle coupe la parole, elle intervient". Bah ouais, en fait, c'est une discussion comme autour d'un café et c'est différent comme exercice. Alors en amont, j'essaye d'absorber la personnalité de l'invité que je vais avoir en face de moi. Je regarde des émissions, plein d'interviews pour sentir comment est la personne et comprendre un peu sa vibe. Entendre aussi ce qu'elle a à dire sur son passé. Ça peut être intéressant pour le jour J, mais c'est avant tout sentir l'énergie de la personne. Parce qu'en plus, moi, je ne connais pas 99% du temps quel va être l'échec dont on va me parler. On en parle cinq minutes avant et on lance le micro. Et go ! Et c'est pas plus mal, en fait. Au départ, je voulais connaître l'échec de la personne et en fait, d'expérience, je suis très contente d'avoir cette surprise parce que moi, je veux garder ma fraîcheur. Je veux garder mes expressions. Tu vois, c'est comme ça que je suis et c'est comme ça que j'ai envie qu'on me ressente. Si je connais déjà le potin et que je dois refaire le "mais non !", ben ça sonne faux et tout le monde l'entend. Durant l'interview, j'écris aucune de mes questions. J'essaye juste poser les questions qui viennent du cœur. Et puis, côté montage, ça dépend des personnalités. Il y en a qui sont plus habituées que d'autres. Par exemple, Manu Payet. J'ai très, très peu coupé parce qu'il a fait de la radio, parce qu'il est acteur. Il y a une manière de s'exprimer qui est hyper claire. De temps en temps, je coupe beaucoup parce qu'il y a de longs silences. Et puis je vais te dire un truc un peu de la honte mais je coupe pas mal mes interventions. AFA T'imagines pas comment ça me rassure parce que moi aussi, je me coupe énormément. PG Parfois, j'ai un peu honte de ce que je dis. Je suis un peu ridicule. J'ai un rire foireux, il y a des trucs comme ça et déjà que je me fais tacler là dessus. Je suis un peu un peu trop self aware. AFA Des fois, tu te dis la nature humaine est quand même dingue parce que des fois, tu reçois pas 10 commentaires t'en as neuf qui sont hyper positifs, mais t'en as un qui n'est pas bon. Malheureusement, tu vas retenir celui qui n'est pas bon. C'est complètement fou quoi ! Les commentaires, ça peut être sur les réseaux sociaux comme sur Apple Podcasts. Comment tu gères justement ces trucs là? PG Là, là, au départ, je gérais mal. Je suis très, très proche de ma mère. Donc, à chaque nouveau commentaire, je l'appelais. J'étais hypertendue, j'ai eu des interviews où carrément ça m'a bridée. Je me disais "surtout n'interviens pas trop". Et donc, du coup, je suis un peu coincée. Je suis un peu effacée. Je ne suis pas très intéressante. Et puis, au bout d'un moment, j'ai commencé à me dire mais en fait. A quel moment, l'avis d'une personne prime sur le reste ? Par exemple, le mois dernier, j'ai eu 120 000 écoutes sur mon podcast. Pourquoi est-ce qu'un seul avis déterminerait mon style ? Pourquoi est ce que cet avis serait plus important qu'une autre écoute? Et puis, dans le fond, la personne qui sent le mieux, c'est moi. C'est juste que découvrir tout à coup qu'en fait, on ne peut pas plaire à tout le monde, c'est difficile. Toute ma vie, j'ai essayé de plaire à tout le monde, mais là, je me rends compte que même si on essaye, on y arrive pas. (rires) C'est une découverte. Écoute, faut bien la faire un jour. Les derniers commentaires, parfois, ça me pique et ça me vexe. Parce que j'essaie toujours de faire de mon mieux et que malgré tout, ben ça plait pas. Par exemple, hier, j'ai lu un commentaire, c'était tellement méchant franchement, je te jure j'ai trouvé ça risible en fait. Pathétique tellement c'était violent. AFA Mon mari me dit toujours de ne pas juger un resto par les avis sur Yelp. Bon lui est américain, donc il est plus positif à la base que moi. (rires) Il dit en fait que les gens qui sont pas contents sont ceux qui vont mettre des avis. Et les gens qui sont contents, il faut vraiment qu'il soit archi archi fans pour le faire. Mais tous les autres qui sont heureux n'ont peut être pas eu l'étincelle pour émettre un avis, mais ils sont contents. Donc faut pas juger que par ça. PG Il a tellement raison ! Pour le coup, j'ai de la chance parce que j'ai quand même beaucoup, beaucoup d'amour par messages sur Instagram et sur iTunes. Les gens sont tellement gentils. Oh là là, j'avoue que je baigne un peu plus dans la gratitude et dans une autre vie j'étais peut-être américaine. (rires) Tu sais que la première fois que je suis allée aux États-Unis, j'avais 15 ans et je me suis dit "C'est là où je me sens bien, c'est là où je veux vivre". AFA Ah tiens ! On t'attend. Ouais mais vous n'avez pas de congés, tu sais on en a déjà parlé (rires). PG C'est vrai que c'est pas toujours évident. Sans transition. AFA Une autre question est-ce que ça arrive d'avoir le trac avant de sortir un épisode? PG Jamais avant. Quoique. Ça a peut être dû m'arriver un petit peu avant de sortir un épisode parce que parfois, je me trouve pas bonne. Les gens te jugent. Mais en fait, comme tout le monde, il y a des jours où tu es un peu fatiguée. Donc il y a des épisodes où je dirais je ne suis pas très bonne sur celui là et c'est souvent les épisodes que les gens me disent "T'étais géniale" ! Mais par contre, j'ai le trac vraiment très, très, très, très souvent avant de rencontrer une personnalité. Là ça y est, je commence à avoir un peu plus confiance en moi. Par exemple hier, j'ai enregistré avec Jérémy Frérot, un chanteur, et avant ça, j'aurais été tremblante, et alors là, je suis arrivée YOLO*. J'ai parcouru un long chemin vers la confiance en moi. Mais il y a plein de fois où j'ai encore le trac. C'est surtout avant d'avoir l'invité. D'ailleurs, très souvent après une interview, même avec quelqu'un avec qui ça s'est bien passé, j'ai besoin de faire une sieste tellement ça m'épuise émotionnellement. AFA Mais c'est un peu comme des fois des séances de psy en fait. Tu reçois énormément et ça, ça draine. PG C'est exactement ça et j'ai beaucoup d'empathie. Donc du coup, j'absorbe énormément et ça me sert vraiment dans le podcast. C'est super pour mon podcast. Mais effectivement, le côté négatif, entre guillemets, c'est que c'est fatiguant. AFA J'imagine ! Je suis sûre que ton podcast t'a appris plein de choses. Qu'est ce qu'il a appris sur toi, ce qu'il t'a apporté ? PG C'est de la confiance en moi, mais ce n'est pas de la confiance en mode : "En fait, je suis géniale". C'est plutôt de la confiance en moi en mode, je me sens bien, je me sens ancrée, je me sens là où je suis, et là où je devrais être. Et puis, à force de rencontrer des gens brillants et de réaliser qu'en fait, ils sont normaux. Je me dis que je suis aussi drôle qu'eux, ou je suis aussi sympa qu'eux, tu finis par te dire que toi aussi ! Je suis au bon endroit et ça, c'est vraiment vraiment ce que mon podcast m'a apporté. Je suis beaucoup plus sereine par rapport à qui je suis depuis ce podcast. C'est ouf, en fait, parce que je partais du niveau moins 12. On était même pas au rez-de-chaussée. Et puis, tellement de rencontres. Tu vois, nous, on se serait jamais rencontrées sans les podcasts. Il en découle énormément de choses positives, qu'on en fasse son métier ou pas. Je crois que quoi qu'il arrive, le podcast est une super aventure. AFA Est ce que tu pourrais me parler de ton pire fail, ton pire échec ? Un truc où ça s'est pas passé comme prévu qui t'a marquée pour ton podcast? PG Ça fait un bout de temps déjà. Je suis sûre que j'en ai eu plein depuis, mais je trouve intéressant. Vers mon cinquième épisode, j'avais fait une interview de Fleur Pellerin par écrit pour Cosmo. J'avais gardé un bon contact avec son attaché de presse et j'ai décidé de lui demander pour le podcast. Et après plein d'échanges, il me dit OK et une date est fixée. Deux mois et demi après avoir pris le rendez vous. Imagine. C'est dire à quel point elle est prise. Et moi, je suis comme une ouf. Sauf qu'il y a un souci. C'est que j'ai un instinct très, très fort et que je sais quand ça va pas le faire. Tous les jeux concours que j'ai gagné, je le savais avant qu'on ne me l'annonce. C'est un truc bizarre ! Même si je peux me tromper aussi. Mais toutes les interviews qui ne se sont pas faites, je le savais. Et là, je n'arrivais pas à me dire "Yes, c'est génial". J'en parlais à personne, je dis à Maman "écoute, vraiment, je reste sur mes gardes parce que je ne le sens pas du tout". Et trois jours avant l'interview, je reçois un mail. C'est bien confirmé mercredi. 10H30 avec l'adresse, et tout. Je dis à ma mère "Tu vas comme quoi je me suis gourée, mon instinct n'est pas toujours le bon." Bon, je commence un peu à me détendre. Le soir même, j'ai tous mes potes pour mon anniversaire. Je dis à quelques copains en m'autorisant enfin à le dire parce que je commence à me dire que c'est du concret. Et là, la veille pour le lendemain, le mec annule en me disant qu'on le refera très prochainement. Et tu le sais que quand il n'y a pas de nouvelle date, ça n'arrivera pas. J'ai relancé. Je n'ai jamais eu de nouvelles. Cet épisode là, j'en avais fait un point clé du tournant de mon projet. Je me disais "c'est grâce à Fleur Pellerin que je vais commencer à avoir une notoriété dans le monde du podcast." ou "C'est grâce à elle que je vais réussir à avoir des invités. C'est sûr, ça va être un tournant clé dans mon podcast." J'avais mis tellement d'intentions dedans que tout à coup, tout s'effondrait. J'avais pris une journée off pour être sûre d'être reposée. Donc, toute cette journée là où j'aurais dû l'interviewer, j'avais rien. J'en ai pleuré. Le soir même, j'ai l'un de mes meilleurs amis, Julien, qui me dit "Bon, je t'invite à dîner". Pour te dire à quel point je n'étais pas bien et on fait un brainstorm. Il me dit "Ecoute, je pense à cette nana qui a fait de la politique aussi, qui était la porte parole de Macron durant sa campagne. Je pense que tu peux trouver facilement son mail." Je la contacte. J'ai une réponse une heure après. OK, go, on fait l'épisode. C'était Axelle Tissandier. Et ça m'a vraiment aidée à tourner la page et ça a fait connaître le podcast. Et puis ça m'a aidée à positiver en me disant c'est pas la fin du tout. Tu vois, j'ai eu d'autres invités où j'étais persuadée que ça allait être un tournant mais que ça ne l'a pas été. Et à l'inverse, d'autres auxquels je ne donnais pas beaucoup de crédit, ça a été un truc de malade. Et puis, l'année d'après, quasiment jour pour jour. Devine qui j'interviewais ? Roselyne Bachelot. Moi, je la trouve très drôle pour avoir eu la chance de dîner avec elle. Elle a 70 ans passés. C'est peu dire que j'aimerais être comme elle à son âge parce qu'elle est incroyablement vive. Tu parles de n'importe quoi, elle est au courant. Elle a même fait une blaque de c*l sur Brad Pitt. (rires) Je préfère finalement cette personnalité à la personnalité de Fleur. AFA Si on en vient à toi et les podcasts : le premier podcast que tu as écouté, c'était quoi? PG Transfert ! AFA Ben oui ! Tu as été invitée d'ailleurs dessus ? PG Ouais, j'ai participé à Transfert. Et puis, c'est celui qui m'a fait découvrir des podcasts. J'ai binge écouté toute la saison 1 en une semaine, j'étais en transe. Je me suis dit mais c'est ouf ! Tu laisses la parole tellement aux invités. C'est fascinant. J'écoute presque plus maintenant parce que je trouve toutes les histoires négatives alors que ce n'était pas le cas avant et que moi, ça me plombe, pour être honnête. Mais les deux premières saisons étaient incroyables. AFA C'est un des premiers podcasts auxquels j'étais complètement accro aussi. PG Ah ouais, et toi, c'est quoi ton premier d'ailleurs ? AFA Tout premier? Je crois que c'était Pauline Laigneau, Le Gratin. PG Ah bon ? C'était après moi, du coup ! Quand j'ai enregistré avec elle, elle allait lancer son podcast et moi, c'était mon épisode deux. AFA Moi, c'était à peu près quand je suis devenue maman. À la fin de ma grossesse, je suis tombé dans la marmite que je suis devenue complètement addict. Alors, en parlant de ce qu'on écoute, est ce qu'il y a un épisode qui t'a profondément marquée depuis que t'écoutes des podcasts ? S'il y avait un épisode que je devais recommander à quelqu'un qui n'en a jamais écouté, par exemple? PG Ouah ! Allez, on va rester sur Transfert parce que j'écoute beaucoup de podcasts. . Cet épisode, personne n'en parle. C'est justement celui qui est passé juste avant le mien et je m'étais dit "tout le monde va s'en battre de mon histoire, tellement il est ouf." C'est un mec délinquant qui devient prêtre et je crois qu'il termine rabin. C'est un truc de malade. Jusqu'où peut on chercher l'amour? C'est beau ! Et tu te rends compte à quel point la notion de destin est réelle. Parfois, en tout cas, il y a des gens chez qui c'est puissant. AFA Du coup, tu dis que tu écoutes beaucoup de podcasts. C'est quoi ton podcast du moment? Est ce a un podcast ou tu loupe jamais un nouvel épisode? PG Écoute, en ce moment, je vais être honnête, ça fait deux mois que j'écoute plus du tout de podcasts. J'ai besoin de faire un break. Je pense que c'est la période aussi. Ne m'écoutez pas et écoutez tous les épisodes de La Leçon. C'est bien le podcast ! Mais en ce moment, je suis dans la musique.Sur mon Spotify, c'est wild. Il y a du Alpha One, du Anne Sylvestre, du Tchaikovsky, du liner de Skynyrd. Du Selena Gomez. (rires) Est ce que je vous le recommande? Pas forcément. Dites-vous que dans mon cerveau, c'est comme ça. (rires) AFA On arrive à la fin de cet épisode. Est ce qu'il y a un conseil que tu aurais aimé qu'on te donne quand tu t'es lancée? Et du coup, tu pourrais partager avec nous? PG Oui, vraiment. Ce n'est pas grave que tout ne soit pas parfait et de toute façon, vos épisodes y seront vraiment loin d'être parfaits. Arrêtez d'attendre la perfection. L'invité idéal. Le lieu idéal. Le moment idéal pour vous lancer parce que vous avez jamais le faire. Moi, j'ai attendu six mois parce que je voulais un truc parfait. C'est ridicule. En fait, j'aurais pu commencer bien plus tôt, avoir plus de succès en me foutant moins la pression. AFA Un joli conseil que j'adore. Alors merci ! Qu'est ce que tu penses que tu serais si tu n'étais pas lancée dans ton podcast du coup, il y a 3 ans ? PG J'ai gagné 10 ans de maturité avec mon podcast. Parce qu'en plus auto-entrepreneur et podcast, ça apprend beaucoup. Je serais vraiment une adulte qui se cherche et qui est triste de pas se trouver, je pense. Je serais probablement au même endroit où j'étais en me disant que je ne suis pas capable d'aller plus haut, plus loin ou ailleurs. Je pense que je serais une adulte qui a peur de l'inconnu. Et le podcast m'a poussée à vraiment sortir de ma zone de confort et à me prouver qu'en fait, en dehors de ta zone, c'est pas mal aussi. Tu vois, il y a des choses à regarder, il y a des choses à faire. C'est franchement une sacrément belle déclaration d'amour pour ce que tu fais au quotidien. AFA Qu'est ce qu'on te souhaite du coup, pour la suite ? PG De la money, il me faut de la money du podcast. On me souhaite plein d'écoutes, des invités passionnants, de gagner ma vie de façon stable et d'être en bonne santé. Je crois que c'est ce que nous apprend l'année 2020. AFA C'est clair. Ecoute, c'est tout ce que je te souhaite. Un petit mot de la fin ? PG Un petit mot de la fin? Bah, écoute... Longue vie à ton nouveau projet auquel je crois beaucoup et je suis sûre que l'on va découvrir plein plein de nouveaux podcasts. Et qui sait, peut-être que grâce à toi, je vais peut être me remettre dans la découverte de podcasts ! AFA Challenge accepted ! (rires) J'espère en tout cas. Merci beaucoup Pauline. À bientôt ! PG Merci beaucoup, à très vite. Écoute l'épisode avec Pauline Grisoni juste ici. * YOLO : You Only Leave Once, expression américaine pour expliquer que l'on n'a qu'une vie Texte retranscrit à partir de l'épisode 5 de Génération Podcast. Edité pour la compréhension.

Mon top 10 des podcasts traitant de l'expatriation

Des podcasts sur l'expatriation, il y en a de plus en plus... et ce pour le plus grand plaisir de nos oreilles. Ainsi, que vous soyez plutôt branché tour du monde en famille, maternité à l'étranger ou tranches de vie en expatriation : il y en a pour tous les goûts ! Alors, aujourd'hui, j'ai décidé de partager la liste des podcasts sur l'expatriation que j'écoute. Cette liste sera complétée par un autre article sur les podcasts voyage (en cours d'écriture). Nous allons donc parler d'expatriation en famille, mais aussi pour tous, et enfin d'entrepreneuriat. C'est parti ! Expat en famille Expat Families Le pitch Expat Families est le premier podcast qui unit parentalité et expatriation. Chaque épisode part à la rencontre d'un papa ou d'une maman expatrié(e), et Cindy s'attache à décortiquer culture et parentalité autour du monde. Passionnant ! Quand Tous les mardis. Où Sur toutes les plateformes de podcast et ici. Mon épisode préféré L'épisode 14 avec Hugues, le plus féministe des Papas de New York. J'y ai aussi raconté une partie de mon histoire dans l'épisode 8. Birth On Earth Le pitch Birth on Earth vous invite à découvrir des histoires de mères à l’étranger. Elles ont vécu la grossesse, l’accouchement et le post-partum aux quatre coins du monde. Voici de quoi vous inspirer pour créer une version bien à vous de la maternité, inspirée des cultures et habitudes du monde. À mi-chemin entre Bliss Stories et French Expat Le Podcast, j'adore. Quand Tous les lundis. Où Sur toutes les plateformes de podcast et ici. Mon épisode préféré L'épisode 24 avec Capucine qui raconte son expérience de maternité en Inde. Prends Ton Baluchon Le pitch Le podcast par et pour les 8/15 ans qui parle de voyage et d’expatriation. Vous voulez parler voyage avec vos enfants ? Ce format court (15-20 minutes en général) est parfait pour toute la famille. Ce podcast est jeune et plein de potentiel. Fonce ! Quand Un mercredi sur deux. Où Sur toutes les plateformes de podcast ou par ici. Mon épisode préféré L'histoire de Abel et Clarence qui racontent leur quotidien en Jordanie. L'expatriation pour tous French Expat Le Podcast Le pitch French Expat Le Podcast donne la parole aux francophones qui ont décidé de s'installer temporairement ou définitivement hors de leur pays d'origine. Chaque épisode met en lumière des tranches de vie extraordinaires et propose de découvrir des histoires sans tabou, des galères, des opportunités, des joies, des rencontres, des grands évènements de la vie, des retours d'expatriation, bref, l'expatriation telle que ces aventuriers la vivent. Quand Tous les lundis. Où Sur toutes les plateformes de podcast ou par ici. Mon épisode préféré Dur de choisir, c'est un peu comme si tu me demandais de choisir mon enfant préféré (heureusement que je n'en ai qu'un pour le moment !). En saison 2, l'enregistrement de l'épisode 5 avec Clémentine Sarlat m'a beaucoup touchée, car il s'agit d'une personne qui m'inspire beaucoup dans le monde du podcast et d'une histoire qui fait rêver (mais écoute les tous !). Whirlwind Le Podcast Le pitch Whirlwind le Podcast parle du tourbillon d'émotions que peut être l'expatriation. Chaque jeudi, Charlotte et Alysson vous proposent le témoignage croisé d'un de leurs invités, expatrié, mais aussi d'un de ses proches, pour connaître aussi bien le ressenti de la personne qui a décidé de partir que celui de celle qui est restée. Le concept des interviews croisées, je trouve ça génial et j'ai vraiment hâte d'en découvrir plein avec ce nouveau podcast plein de potentiel ! Quand Tous les jeudis. Où Sur toutes les plateformes de podcast et ici. Mon épisode préféré L'épisode 8, où l'on découvre l'histoire de cette jeune femme qui est partie pour un an ... depuis 8 ans. La relation qu'elle a avec ses parents m'a beaucoup touchée. J'ai aussi été invitée à raconter mon histoire avec mon petit frère Pierre-Edouard dans l'épisode 10. Partir un Jour Le pitch Partir un jour, c’est un podcast voyage mensuel dans lequel on nous parle d’une destination, des préparatifs à l’expérience sur place. Ce podcast franco-belge vous propose des conseils très pratiques pour préparer votre voyage : administratif, règles de politesse, les faux-pas à éviter, le climat... tout y passe. Quand une fois par mois. Où Sur toutes les plateformes de podcast et ici. Mon épisode préféré #17. Bien préparer son voyage au Japon (le pays que je rêve de découvrir !) En éclaireur Le pitch Emmanuelle Coulon, expat à Hong Kong propose chaque semaine des échanges sans filtre : des récits d'expatriés inspirants, des épopées du quotidien de ces aventuriers modernes, des conseils pratiques, des informations d'insiders. Et surtout, une source d'inspiration pour vous lancer à votre tour. Un des premiers podcasts de voyage que j'ai écouté et que j'adore. Quand Deux fois par mois. Où Sur toutes les plateformes de podcast et ici. Mon épisode préféré l'épisode #19 dans lequel Stéphanie plaque tout pour vivre avec des chiens de traineau en Laponie. Il y aussi ces épisodes très courts de Français Du Monde (par France Info) qui sont très sympas. Les Entrepreneurs Oui are New York Le pitch C'est le Podcast où nous découvrons la “secret sauce” de nos Français qui réussissent aux USA. Quand tous les lundis. Où Sur toutes les plateformes de podcast et ici. Mon épisode préféré S2E2 Adrien Nussenbaum : un Frenchie à Boston qui vient de réaliser la plus grosse levée de fonds - 300 millions de dollars - qu'une boite française ait jamais faite. Le Retour d'Expatriation Ex Expat Le pitch Ex Expat, c'est le podcast des expats de retour en France. Partir c'est une grande aventure, on découvre, on apprend : on se prépare avec soin. Et si le retour semble plus évident, il n'en est pas moins difficile. C'est le constat que Marjorie Murphy va faire après son retour de dix ans d'expatriation au Canada. Dans ce podcast, elle donne les clefs d'un retour serein en France via témoignages, interviews d'experts et conseils administratifs. Une pépite ! Quand Un lundi sur deux, mais le podcast a pris sa pré-retraite après quatre saisons, et revient de temps en temps sur des sujets précis. Où Sur toutes les plateformes de podcast et ici. Mon épisode préféré J'en ai adoré plein mais récemment, j'ai beaucoup aimé le hors-série #loveisnottourism qui donne la parole aux amoureux séparés par le Covid et qui en appellent au gouvernement pour les prendre en considération. Moi Impat' Le pitch S’expatrier est souvent un choix mûrement réfléchi. Chacun y trouve ses raisons : vivre de nouvelles aventures professionnelles, humaines, linguistiques ou encore culturelles. Décider de rentrer est une chose, réussir à préparer son retour en est une autre. Car, on imagine toujours que les choses seront restées les mêmes durant son absence. Surprise, bonheur, mais aussi déception, désillusion sont des sentiments que connaissent bien celles et ceux que l’on appelle les “impatriés”. Produit par French Morning. Quand Je n'ai pas trouvé d'infos sur la fréquence. Où Sur toutes les plateformes de podcast et ici. Mon épisode préféré L'histoire de Vanessa Cahière dans l'épisode 24 qui raconte comment la seconde fois fut la bonne. Et toi, tu écoutes quoi ? Si tu aimes les podcasts et souhaites en découvrir de nouveaux, écoute mon podcast Génération Podcast : je t'y propose 3 épisodes à ne pas manquer tous les dimanches. Et rejoins la communauté sur Instagram @generationpodcast pour partager tes recos ! J'envoie aussi une newsletter qui récapitule tout ça une fois par semaine, inscris-toi juste ici.

©2021 by Anne-Fleur Andrle. Proudly created in Arlington, MA (USA)